L'armée israélienne a appelé mardi à l'évacuation de près de 20 villages dans le sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah pro-iranien.
Porte-parole militaire arabophone, Avichay Adraee a énuméré, dans un premier communiqué diffusé sur Telegram, 14 villages, puis dans un second texte cinq autres localités, dont les résidents sont appelés à se rendre au nord du fleuve Zahrani.
L'armée israélienne a confirmé mardi avoir étendu ses opérations terrestres contre le Hezbollah pro-iranien au-delà de la "ligne jaune" qu'elle a établie dans le sud du Liban pour délimiter une zone qu'elle contrôle.
L'armée "opère de manière ciblée au-delà de la ligne de défense avancée afin d'éliminer les menaces directes qui pèsent sur les citoyens de l'Etat d'Israël et sur les soldats (...) conformément aux directives de l'échelon politique", a-t-elle dit dans un communiqué, après des informations de presse en ce sens.
L'Iran a annoncé mardi de premières mesures pour rétablir internet après une coupure quasi-totale depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël le 28 février.
"La première étape vers un accès libre et régulé au cyberespace a été franchie", a déclaré le vice-président Mohammad Reza Aref dans un message publié sur X, ajoutant qu'avec cette mesure, les demandes des Iraniens "seront satisfaites".
L'ONG étrangère de surveillance de la cybersécurité NetBlocks avait auparavant indiqué que les autorités iraniennes avaient rétabli "partiellement" l'accès à internet.
Une explosion près de la ligne de flottaison a endommagé un pétrolier au large d'Oman, a indiqué mardi l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, les tensions restant vives autour du stratégique détroit d'Ormuz. "L'équipage et le navire sont en sécurité, bien que le capitaine signale qu'une certaine quantité de fioul de soute s'est déversée dans la mer", a écrit l'agence sur X.
L'incident, survenu dans le golfe d'Oman à environ 60 milles nautiques à l'est de Mascate, a été présenté comme une "explosion externe", sans précisions sur son origine.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a accusé mardi les Etats-Unis d'avoir violé le fragile cessez-le-feu dans le sud du pays, une déclaration qui intervient après l'annonce de frappes américaines.
"L'armée terroriste américaine, poursuivant ses actions illégales et injustifiées depuis le cessez-le-feu (...), a commis au cours des dernières 48 heures une violation flagrante du cessez-le-feu dans la région d'Hormozgan", a déclaré le ministère dans un communiqué, sans préciser la nature des faits.
Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé plus tôt avoir frappé dans la nuit des sites de lancement de missiles dans le sud de l'Iran, tandis que les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit avoir abattu un drone américain et tiré sur des avions tentant de pénétrer dans l'espace aérien du pays.
La justice iranienne a suspendu mardi l'organe présidentiel qui avait ordonné la veille le rétablissement de l'accès à internet, suspendu par les autorités depuis les attaques lancées par les Etats-Unis et Israël contre le pays. Cette décision fait suite à "des dépôts de plaintes", a déclaré le site du pouvoir judiciaire Mizan, sans plus de détails.
Les bases américaines ne sont désormais plus protégées par les pays du Golfe, a estimé mardi le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, dans une déclaration écrite diffusée par la télévision d'Etat.
"Il est certain qu'il n'y aura pas de retour en arrière et que les nations et territoires de la région ne serviront plus de boucliers aux bases américaines", a déclaré Mojtaba Khamenei, qui n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars.
"Les Etats-Unis, qui ne disposent plus d'aucun lieu sûr dans la région pour mener une agression et établir des bases militaires, s'éloignent chaque jour davantage de leur ancien statut", a-t-il ajouté dans ce message publié à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha.
Ces déclarations surviennent alors que l'Iran et les Etats-Unis tentent de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre qui a débuté le 28 février et s'est étendue à toute la région, avant l'entrée en vigueur d'un fragile cessez-le-feu le 8 avril.
La Bourse de Paris évolue en baisse mardi, les espoirs de réouverture du détroit d'Ormuz et de fin de la guerre au Moyen-Orient ayant été douchés par l'annonce de frappes américaines en Iran.
Vers 10h30 heure locale, l'indice parisien CAC 40 perdait 0,91%, s'établissant à 8.182,79 points. La veille, l'indice vedette avait terminé en nette hausse (+1,76%) à 8.258,26 points.
Les investisseurs hésitent "entre le soulagement lié à la poursuite des discussions entre Washington et Téhéran et la remontée immédiate des tensions après les frappes américaines contre plusieurs positions iraniennes dans le détroit d'Ormuz", estime John Plassard, de Cité Gestion Private Bank.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé mardi qu'un accord avec l'Iran était toujours possible, malgré les dernières frappes américaines contre des sites de missiles dans le sud du pays.
"Il y a eu quelques discussions au Qatar aujourd'hui, donc nous verrons si nous pouvons faire des progrès. Je pense que les discussions tournent beaucoup autour de la formulation précise du texte initial, cela prendra donc quelques jours", a déclaré Marco Rubio à des journalistes à Jaipur, lors d'une visite officielle en Inde.
"Le président a exprimé sa volonté de parvenir (à un accord, ndlr). Soit il conclura un accord, soit il n'y aura aucun accord", a ajouté le secrétaire d'Etat.
Le chef de la diplomatie américaine a soutenu mardi que le détroit d'Ormuz rouvrirait "d'une manière ou d'une autre", après l'annonce de frappes américaines menées dans le sud de l'Iran qui ont jeté le doute quant à la possibilité d'un accord de paix.
"Les détroits doivent être ouverts. Ils vont être ouverts d'une manière ou d'une autre", a lancé Marco Rubio à des journalistes à Jaipur, en Inde, où il effectue un déplacement.
"Ce qui se passe là-bas est illégal, c'est illégal, c'est insoutenable pour le monde entier, c'est inacceptable", a ajouté le secrétaire d'Etat.
Le prix du West Texas Intermediate (WTI), référence américaine du pétrole brut, est en baisse de plus de 5% mardi à Tokyo malgré l'annonce par l'armée américaine de frappes dans le sud de l'Iran.
Vers 00H30 GMT, le WTI cédait 5,46% à 91,33 dollars le baril et ce quelques minutes après l'annonce américaine. Les Etats-Unis ont expliqué que ces frappes visaient des sites de lancement de missiles et des navires qui tentaient de placer des mines, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre opposant les deux pays.
L'armée américaine a annoncé lundi avoir mené des frappes dans le sud de l'Iran, visant des sites de lancement de missiles et des navires qui tentaient de placer des mines, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre opposant les deux pays.
"Les forces américaines ont mené aujourd'hui des frappes d'autodéfense dans le sud de l'Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines", a déclaré le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué.
L'armée américaine a précisé "faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours", alors que Washington et Téhéran ont fait état ces derniers jours de progrès dans leurs négociations en cours pour parvenir à un accord.
De hauts responsables iraniens se sont déplacés lundi à Doha pour des tractations en vue d'un accord de paix au Moyen-Orient, même si les deux parties ont tempéré les espoirs d'entente imminente.
Téhéran a fait état de progrès dans les discussions mais a écarté la perspective d'un accord imminent pour tourner la page des hostilités. Et Donald Trump a fait monter les enjeux en appelant le Qatar et l'Arabie saoudite à normaliser leurs relations avec Israël.
La visite au Qatar de la délégation iranienne, incluant le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale, est la première de ce type depuis les frappes de représailles menées par Téhéran contre ses voisins du Golfe lors de la guerre.