L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour "ingérence", a indiqué lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne la semaine dernière.
"Hier (dimanche), l'ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l'Iran sous des appellations trompeuses", a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baqhaï, lors d'un point de presse hebdomadaire, ajoutant que les deux diplomates français avaient mené des activités "qui n'étaient en aucun cas justifiées".
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.
"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.
Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.
Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement s'inquiète de l'affaiblissement du stock de systèmes d'interception de missiles Patriot et d'autres équipements défensifs protégeant les pays de la région.
L'armée américaine dispose "de tout ce dont elle a besoin pour mener cette campagne avec toute l'efficacité requise", a rétorqué Mike Waltz, annonçant le déploiement au Moyen-Orient de "davantage de ressources".
Et Donald Trump d'insister auprès du Wall Street Journal: "Nous avons bien plus de munitions que quiconque dans le monde, et bien plus que ce dont nous avons besoin".
Donald Trump laisse "de la place" pour des pourparlers avec l'Iran, selon son ambassadeur à l'ONU, après une accalmie des frappes américaines qui fait chuter les prix du pétrole lundi.
"Ce que fait le président en ce moment, (...) c'est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent", a assuré dimanche Mike Waltz dans des médias américains, tout en soulignant que Donald Trump n'avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique: il "garde toutes les options sur la table".
Aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran depuis vendredi soir, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.
Les cours du pétrole s'affichent en forte baisse lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, les investisseurs se montrant soulagés par deux nuits consécutives sans frappes américaines en Iran, qui laissent la porte ouverte à de nouveaux pourparlers entre les belligérants.
Après environ une demi-heure d'échanges, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, cédait 5,89% à 91,08 dollars. Il est même brièvement passé sous la barre des 90 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), reculait de 5,73% à 84,19 dollars.