Les attaques menées lundi par l'Iran contre les Emirats arabes unis constituent "une violation manifeste de la souveraineté et du droit international", a dénoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, exprimant sa "totale solidarité" avec le peuple émirati.
Ce pays du Golfe a annoncé avoir été visé lundi par une attaque de drones iraniens et avoir intercepté des missiles de croisière, déplorant les premières frappes de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient. Pour Mme von der Leyen, ces attaques sont "inacceptables". L'Europe, a-t-elle ajouté sur X, continuera à oeuvrer avec ses partenaires de la région "à la désescalade et à une issue diplomatique pour mettre un terme aux actions brutales du régime iranien".
Le ministère de l'Education des Emirats arabes unis a imposé lundi aux écoles le retour à l'enseignement à distance jusqu'à la fin de la semaine, après une série d'attaques attribuées à l'Iran contre le pays.
"Le ministère de l'Education annonce sa décision de basculer en enseignement à distance à partir de mardi 5 mai 2026 jusqu'au vendredi 8 mai 2026", indique le communiqué publié par le ministère sur les réseaux sociaux.
Donald Trump a jugé lundi qu'il n'y avait pas eu de "dégâts" dans le détroit d'Ormuz, à l'exception de tirs contre un vaisseau sud-coréen, dans un message sur son réseau Truth Social.
"A part le vaisseau sud-coréen, il n'y a pas eu, pour le moment, de dégâts dans le détroit", a écrit le président américain à propos de ce passage stratégique, où les Etats-Unis affirment avoir assuré le passage lundi de deux navires, tandis que l'Iran assure pour sa part que le détroit reste fermé.
Donald Trump juge dans son message que "peut-être il serait temps pour la Corée du sud de venir rejoindre la mission" visant à rétablir la circulation dans le détroit, et annonce que les Etats-Unis ont détruit sept embarcations iraniennes, là où la Marine américaine a parlé de six bateaux iraniens.
Les Émirats arabes unis ont qualifié d'"escalade dangereuse" les attaques de missiles et drones relancées lundi selon eux par l'Iran contre leur territoire, pour la première fois depuis le cessez-le-feu irano-américain dans la guerre régionale.
"Ces attaques représentent une escalade dangereuse et une transgression inacceptable", a déclaré le ministère émirati des Affaires étrangères, dans un communiqué, ajoutant que le pays "se réservait pleinement le droit légitime de répondre à ces attaques".
Un responsable militaire israélien a indiqué lundi que l'armée était en "état d'alerte élevé", après que les forces américaines ont annoncé avoir détruit six bateaux iraniens et intercepté des missiles et drones tirés par Téhéran.
"L'armée israélienne surveille de près la situation et reste en état d'alerte élevé" a affirmé ce responsable dans un communiqué envoyé à l'AFP, précisant que les "systèmes de défense aérienne" et les "capacités offensives demeurent à un niveau de préparation élevé, inchangé depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu" entre l'Iran et les Etats-Unis.
L'Iran a démenti lundi que les Etats-Unis aient détruit des embarcations iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.
"La déclaration des Etats-Unis affirmant avoir coulé plusieurs embarcations de guerre iraniennes est fausse", a déclaré un haut responsable militaire iranien, cité par la télévision d'Etat.
Les forces américaines ont détruit lundi six embarcations iraniennes et intercepté des missiles ainsi que des drones lancés par l'Iran contre des navires de la Marine américaine et des bâtiments commerciaux, selon un haut responsable militaire américain.
Les forces américaines ont annoncé lundi avoir détruit six embarcations iraniennes et intercepté des missiles ainsi que des drones lancés par l'Iran contre des navires de la Marine américaine et des bâtiments commerciaux, a déclaré un haut responsable militaire américain.
Des hélicoptères d'attaque Apache et Seahawk ont visé "six bateaux iraniens qui représentaient une menace pour la navigation commerciale ", a indiqué l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Les forces américaines ont par ailleurs "neutralisé efficacement" l'ensemble des "missiles et drones tirés contre nos forces et contre la navigation commerciale ", a-t-il ajouté.
Deux personnes ont été blessées dans l'attaque d'un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Bukha, à Oman, sur le détroit d'Ormuz, a rapporté un média d'Etat.
"Selon une source sécuritaire, un immeuble abritant les employés d'une entreprise dans le quartier de Tibat à Bukha a été visé", a annoncé l'agence de presse omanaise, sans préciser l'origine ou la forme de l'attaque.
"Deux expatriés ont été légèrement blessés, quatre véhicules ont été endommagés et les vitres d'une maison voisine ont été brisées", a-t-elle précisé.
L'Iran "n'avait aucun projet de cibler les Emirats", a affirmé lundi la télévision d'Etat iranienne, citant un haut-gradé non identifié, après que le ministère émirati de la Défense a annoncé le tir vers le pays d'une salve iranienne de quatre missiles de croisière.
Les Émirats ont qualifié d'"escalade dangereuse" ces nouvelles attaques iraniennes, menées aussi par drones, les premières depuis le cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, qui interviennent après le lancement annoncé par Donald Trump d'une opération américaine visant à permettre une reprise de la navigation dans le détroit d'Ormuz.
La hausse des cours du pétrole s'intensifie lundi après une attaque de drone sur un site pétrolier émirati et le démenti de l'Iran sur le passage de navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, enjeu crucial pour le marché des hydrocarbures.
Vers 15H35 GMT, le baril de Brent, référence internationale, bondissait de 5,19% à 113,78 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, grimpait de 3,11% à 105,11 dollars.
Une attaque de drone a provoqué un incendie sur le site pétrolier émirati de Fujaïrah, ont annoncé les autorités lundi, après plusieurs alertes du gouvernement. Trois personnes ont été blessées, indique un communiqué.
"Les équipes de la Défense civile de Fujaïrah sont immédiatement intervenues sur l'incident et poursuivent leurs efforts pour maîtriser" le feu, a indiqué le bureau des médias de l'émirat dans un communiqué. Le site pétrolier de Fujaïrah abrite un port, un oléoduc et d'autres installations pétrolières accessibles sans traverser le détroit d'Ormuz.
Peu après, le ministre de la Défense des Emirats a fait état d'attaques de drones et missiles iraniens.
Le Hezbollah pro-iranien a fait état lundi de combats en cours dans une localité frontalière du sud du Liban avec des forces israéliennes, en dépit de la trêve en vigueur.
La formation a annoncé dans un communiqué avoir repoussé des troupes israéliennes qui tentaient de progresser près de la localité de Deir Seryan, dans la zone contrôlée par l'armée israélienne, qui l'a délimitée par une "ligne jaune", dans le sud du Liban.
Des combattants du Hezbollah "ont ouvert le feu sur une force ennemie et se livrent à de violents combats (...) faisant des blessés dans les rangs ennemis", ajoute le communiqué.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont démenti lundi que des navires marchands aient franchi le détroit d'Ormuz, contrairement à ce qu'avait affirmé plus tôt le commandement américain pour la région (Centcom).
"Aucun navire commercial ni pétrolier n'a traversé le détroit d'Ormuz ces dernières heures, et les allégations (...) des responsables américains sont infondées et entièrement fausses", ont déclaré les Gardiens dans un communiqué sur leur compte Telegram.
Deux navires marchands battant pavillon américain ont pu franchir "avec succès" ce passage statégique, avait annoncé plus tôt le Centcom.
L'escorte militaire par la marine américaine des navires traversant le détroit d'Ormuz devrait permettre de réduire la pression sur les prix du pétrole, a estimé lundi le ministre américain des Finances, Scott Bessent, dans une interview accordée à Fox News.
Des navires militaires américains sont entrés dans le Golfe persique afin de mener leur mission d'escorte de navires commerciaux.
"Les forces américaines contribuent activement aux efforts pour rétablir le trafic maritime commercial", a écrit le commandement américain pour la région sur son compte X, "dans un premier temps, deux navires marchands battant pavillon américain ont traversé avec succès le détroit d'Ormuz et poursuivent leur trajet". "L'aide arrive aujourd'hui", a assuré de son côté Scott Bessent.
"Un pétrolier transporte environ deux millions de barils (...). Nous estimons qu'il y a plus de 150, 200 pétroliers qui peuvent sortir" du Golfe une fois le trafic rétabli "je pense que le marché va être très bien approvisionné", a ajouté le secrétaire au Trésor.
Des navires militaires américains ont traversé le détroit d'Ormuz dans le cadre de leur mission d'escorte de navires commerciaux à travers ce passage stratégique paralysé par l'Iran depuis le début de la guerre, a indiqué lundi l'armée américaine.
"Des destroyers lance-missiles de la Marine américaine opèrent actuellement dans le Golfe après avoir franchi le détroit d'Ormuz dans le cadre du +Projet Liberté+. Les forces américaines contribuent activement aux efforts pour rétablir le trafic maritime commercial", a écrit le commandement américain pour la région sur son compte X, en faisant référence à cette opération annoncée la veille par Donald Trump.
"Dans un premier temps, deux navires marchands battant pavillon américain ont traversé avec succès le détroit d'Ormuz et poursuivent leur trajet", a-t-il précisé.
Donald Trump avait évoqué dimanche des bâtiments appartenant à des pays "qui ne sont pas impliqués" dans le conflit en cours avec l'Iran et un "geste humanitaire" et de "bonne volonté".
Une "explosion" suivie d'un incendie a frappé lundi un navire sud-coréen dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud, qui ne signale aucune victime à bord.
Depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février, l'Iran bloque le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Vers 20H40 à Séoul (11H40 GMT), "une explosion suivie d'un incendie s'est produite à bord d'un navire affrété par une compagnie maritime sud-coréenne, ancré dans les eaux proches des Émirats arabes unis, dans le détroit d'Ormuz", a indiqué le ministère dans un communiqué.
"Les causes de l'explosion et de l'incendie, ainsi que l'étendue précise des dégâts, font actuellement l'objet d'une enquête", a-t-il ajouté.
Le navire concerné, le HMM Namu, est un cargo polyvalent d'environ 180 mètres, battant pavillon panaméen, selon les données du site MarineTraffic.
Cette annonce de Séoul intervient après que les médias d'État en Iran ont rapporté lundi que la marine iranienne avait tiré des coups de semonce dans le détroit, à la suite de l'entrée de croiseurs américains dans le golfe Persique dans le cadre d'un plan visant à faciliter le départ des navires commerciaux bloqués.
"Le gouvernement coréen restera en contact étroit avec les pays concernés à ce sujet et prendra les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des navires et des équipages coréens dans le détroit d'Ormuz", a ajouté le ministère des Affaires étrangères coréen.
L'Iran a prévenu lundi qu'il attaquerait l'armée américaine si elle s'approchait du détroit d'Ormuz, après que Donald Trump a annoncé une initiative pour aider des navires bloqués depuis deux mois dans le Golfe.
Peu après, l'agence de presse iranienne Fars a fait état de deux missiles tirés contre une frégate de l'armée américaine, mais le commandement militaire pour le Moyen-Orient (Centcom) a rapidement démenti qu'un de ses navires ait été frappé.
Depuis le début des hostilités lancées par les Etats-Unis et Israël le 28 février, l'Iran contrôle cette voie stratégique par laquelle transite d'ordinaire un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Washington a répliqué en bloquant à son tour les ports iraniens, bien qu'un cessez-le-feu soit en vigueur depuis le 8 avril.
Le président américain a évoqué dimanche soir "un geste humanitaire" et de "bonne volonté" en faveur des marins bloqués par la fermeture du goulet. Selon lui, à partir de lundi matin, la marine américaine guidera au travers du détroit d'Ormuz des navires de pays "qui n'ont rien à voir avec le conflit".
Il a toutefois averti que si cette opération, baptisée Project Freedom ("Projet Liberté"), devait être entravée par l'Iran, cela "devrait malheureusement être traité par la force".
Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi que l'Iran avait tiré deux drones sur un pétrolier appartenant à leur compagnie pétrolière nationale ADNOC dans le détroit d'Ormuz, et condamné cette attaque.
"Prendre pour cible la navigation marchande et utiliser le détroit d'Ormuz comme un moyen de coercition économique ou de chantage constitue un acte de piraterie de la part du Corps des gardiens de la révolution islamique", a commenté le ministère émirati des Affaires étrangères, en précisant que l'attaque n'avait pas fait de blessés.
L'armée américaine a démenti lundi sur X qu'un de ses navires ait été frappé par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, comme l'affirme un média iranien, alors que Washington veut escorter des navires coincés dans le Golfe.
"Aucun navire de la Marine américaine n'a été touché. Les forces américaines soutiennent le 'Projet Liberté' et appliquent le blocus naval des ports iraniens", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). La Marine américaine entend aider des navires de pays "qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient" à quitter la zone, a annoncé Donald Trump.
L'agence de presse iranienne Fars a affirmé lundi que l'Iran avait tiré deux missiles contre une frégate de l'armée américaine, qui s'approchait du détroit d'Ormuz, quasi bloqué à la navigation depuis le début de la guerre le 28 février.
"La frégate, qui naviguait ce lundi dans le détroit d'Ormuz, en violation des règles de navigation et de sécurité maritime près (du port de) Jask, a été visée par une attaque de missiles après avoir ignoré un avertissement de la Marine iranienne", écrit Fars sans citer ses sources, tandis qu'aucune confirmation officielle ne corrobore à ce stade ces affirmations.
Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis allaient "guider en toute sécurité" les navires bloqués de pays tiers à travers le stratégique détroit, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Les dirigeants européens ont "reçu cinq sur cinq" le message de frustration de Donald Trump sur l'Iran et "montent au créneau", a assuré lundi le chef de l'Otan, Mark Rutte après l'annonce soudaine du retrait de soldats américains d'Allemagne.
"Les Etats-Unis ont été quelque peu déçus par la réaction européenne face à la situation actuelle au Moyen-Orient", a affirmé le secrétaire général de l'Alliance, à son arrivée à un sommet en Arménie. "Je dirais que, d'après ce que me rapportent tous mes contacts parmi les dirigeants européens, ceux-ci ont bien compris le message des Etats-Unis, ils l'ont reçu cinq sur cinq", a-t-il affirmé.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré lundi qu'il était "essentiel" que le cessez-le-feu soit respecté au Liban après de nouvelles frappes israéliennes qui ont fait un mort dans le sud du pays.
"Je veux ici redire qu'il est essentiel que le cessez-le-feu soit respecté au Liban", a-t-il dit à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne à Erevan en Arménie. "C'est l'engagement que les parties ont pris et je le dis pour la souveraineté, l'indépendance du Liban et la protection des populations civiles", a-t-il ajouté.
Les difficultés d'approvisionnement en pétrole liées au blocage du détroit d'Ormuz ont des "répercussions énormes" en Asie-Pacifique, a averti lundi la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
Après un entretien dans la capitale australienne avec le Premier ministre Anthony Albanese, elle a affirmé que les deux pays réagiraient avec "un sentiment d'urgence" pour garantir des approvisionnements stables en énergie.
Un haut responsable iranien a averti dans la nuit de dimanche à lundi, que Téhéran considèrerait toute "interférence américaine" dans le détroit d'Ormuz comme une violation du cessez-le-feu en vigueur après l'annonce par Donald Trump d'une opération pour escorter des navires bloqués dans le Golfe.
"Toute interférence américaine dans le nouveau régime maritime du détroit d'Ormuz sera considérée comme une violation du cessez-le-feu", a déclaré sur X Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale.
La marine américaine va commencer lundi à escorter des navires bloqués le pays tiers à travers le détroit d'Ormuz, a annoncé dimanche Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
"Nous avons informé ces pays que nous guiderons leurs navires en sécurité à travers ces voies navigables", a écrit le président des Etats-Unis, évoquant des bâtiments appartenant à des pays "qui ne sont pas impliqués" dans le conflit en cours avec l'Iran. "Ce processus, Project Freedom ("Projet Liberté") commencera lundi matin, heure du Moyen-Orient", a ajouté Donald Trump.