L'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" aux frappes israéliennes dans le sud du Liban qui ont fait quatre morts mardi, en dépit de l'annonce d'un accord entres les Etats-Unis et la République islamique pour mettre mettre fin à la guerre, selon un média d'État.
"Si l'armée infanticide du régime sioniste ne met pas un terme à ses agressions dans le sud du Liban, elle devra s'attendre à une sévère réponse de la part des puissantes forces armées de la République islamique d'Iran", a prévenu le commandement des forces armées, Khatam al-Anbiya dans un communiqué cité par la télévision d'Etat Irib.
Selon son décompte, Israël aurait violé le cessez-le-feu au Liban 84 fois depuis l'annonce de l'accord lundi.
Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré mardi que le blocus américain des ports iraniens, en place depuis environ deux mois, a été levé, avant la signature de l'accord avec les Etats-Unis prévu vendredi.
"Le blocus a été levé avant la signature officielle", a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site du gouvernement iranien qui rappelle que la fin de ce blocage faisait partie des points cruciaux soulevés par l'Iran pour parvenir à un accord.
Téhéran et Washington ont annoncé lundi être parvenus à un cadre d'accord pour mettre fin à la guerre qui avait été déclenchée par l'attaque américano-israélienne le 28 février. Il doit être signé officiellement en Suisse vendredi.
La cérémonie de signature du protocole d'accord noué entre les Etats-Unis et l'Iran se tiendra vendredi en Suisse dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, a indiqué mardi à l'AFP le ministère suisse des Affaires étrangères.
"A ce stade, cette signature est prévue le vendredi 19 juin au Bürgenstock", a indiqué à l'AFP le ministère, ajoutant que ce site, qui est situé au centre de la Suisse, difficilement accessible et donc aisément sécurisable, "a été proposé par les médiateurs pakistanais et qatariens, ainsi que par les Etats-Unis et l'Iran".
Après la conclusion d'un cadre d'accord entre les États-Unis et l'Iran, le chef de la diplomatie iranienne a annoncé une probable première séance de pourparlers vendredi, jour où doit être signé le protocole et rouvert le détroit d'Ormuz.
"Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer (...) un nouveau cycle de négociations entre l'Iran et les États-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter", a déclaré mardi le ministre Abbas Araghchi.
Après plus de trois mois de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, de laborieuses négociations et de multiples volte-face de Donald Trump, les deux camps ont annoncé une entente sur de grandes lignes qui doit être formellement entérinée vendredi.
"La solution la plus importante" pour sortir de la crise de l'énergie "est la rouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz", pour que "le pétrole et le gaz recommence à circuler à destination de l'Asie et au-delà", a déclaré mardi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Fatih Birol.
L'accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient est une "grande nouvelle pour l'économie mondiale et les marchés de l'énergie", a encore déclaré M. Birol lors d'une conférence de presse. Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Donald Trump a affirmé mardi avoir "suggéré à Israël de laisser la Syrie s'occuper du Hezbollah" au Liban, en marge du sommet du G7 en France.
Le président américain, dont la relation avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est tendue récemment, a jugé qu'Israël "se battait contre le Hezbollah depuis trop longtemps" et que "trop de gens étaient tués".
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.
"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.
"La fin de la guerre au Liban est indissociable de la fin totale du conflit", a-t-il souligné. "Dans notre esprit, il y a deux parties prenantes à ce protocole: d'un côté les Etats-Unis et Israël, de l'autre l'Iran et le Hezbollah".
Le chef de la diplomatie iranienne a annoncé le probable début de discussions approfondies avec les Etats-Unis vendredi, jour prévu de la cérémonie de signature du protocole d'accord trouvé entre les deux pays après plus de trois mois de guerre.
"Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer (...) un nouveau cycle de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter", a déclaré le ministre Abbas Araghchi lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.
Donald Trump a affirmé que le détroit d'Ormuz serait "complètement ouvert" vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit", s'est réjoui lundi le président américain sur son réseau Truth Social. "Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots!"
Des médias iraniens ont annoncé dans la soirée que trois pétroliers et deux cargos transportant des marchandises avaient traversé la zone jusque-là soumise au blocus naval américain.
Selon un haut responsable américain, le cadre d'accord a déjà été signé de manière électronique par Donald Trump, son vice-président JD Vance, et le président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Le texte n'a pas été rendu public, laissant planer des doutes sur des points de divergence entre les deux parties après de laborieuses négociations.
Le vice-président des Etats-Unis, JD Vance a, affirmé lundi à la chaîne CNBC que les Etats-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'applique pas de péage sur cette voie stratégique du commerce mondial, alors que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime.
Interrogé pour savoir si le détroit d'Ormuz allait rouvrir sans péage pour les 60 jours de négociations qui doivent bientôt s'ouvrir ou bien pour plus longtemps, M. Vance a répondu: "Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c'est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques."