Donald Trump a déclaré dimanche que les Etats-Unis avaient "des discussions très positives" avec l'Iran qui "pourraient déboucher sur quelque chose de très positif pour tous", dans un message sur sa plateforme Truth Social.
"Mes représentants ont des discussions très positives avec l'Iran, et ces discussions pourraient déboucher sur quelque chose de très positif pour tous", a écrit le président américain.
Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région, mais les négociations piétinent depuis.
La marine américaine va commencer lundi à escorter des navires bloqués le pays tiers à travers le détroit d'Ormuz, a annoncé dimanche Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.
"Nous avons informé ces pays que nous guiderons leurs navires en sécurité à travers ces voies navigables", a écrit le président des Etats-Unis, évoquant des bâtiments appartenant à des pays "qui ne sont pas impliqués" dans le conflit en cours avec l'Iran.
"Ce processus, Project Freedom ("Projet Liberté") commencera lundi matin, heure du Moyen-Orient", a ajouté Donald Trump.
Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec le nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, dont la tâche sera "décisive pour l'avenir de l'Irak, dans un contexte régional particulièrement exigeant", a-t-il annoncé dimanche dans un message sur X.
"Un Irak stable, souverain et pleinement acteur de son destin est essentiel pour la sécurité du Moyen-Orient comme de l'Europe", a souligné le chef de l'Etat, qui a aussi évoqué l'attaque qui avait coûté la vie à un militaire français le 12 mars en Irak.
"J'ai également rappelé mon souhait de voir aboutir rapidement l'enquête sur l'attaque qui a coûté la vie au major Arnaud Frion et blessé plusieurs de ses frères d'armes, le 12 mars", a écrit Emmanuel Macron.
Le militaire français avait été tué dans une attaque de drône attribuée par les autorités françaises à une milice pro-iranienne, dans les premiers jours du conflit déclenché contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.
Arnaud Frion avait été frappé avec ses compagnons d'armes alors qu'il se trouvait dans une base placée sous l'autorité des combattants kurdes peshmergas, dans le cadre d'une mission de formation liée à la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).
Ali al-Zaidi avait été désigné Premier ministre le 27 avril, après que la nomination de Nouri al-Maliki, ancien titulaire du poste, eut été abandonnée sous pression américaine.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exigé que l'Iran rouvre le détroit d'Ormuz et renonce à son programme d'armes nucléaires, lors d'un entretien téléphonique dimanche avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, a-t-il annoncé sur X.
"J'ai souligné que l'Allemagne soutient une solution négociée", a indiqué M. Wadephul dans son message publié sur le réseau social X. "En tant que proche allié des États-Unis, nous partageons le même objectif : l'Iran doit renoncer complètement et de manière vérifiable aux armes nucléaires et ouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz, comme l'a également exigé le secrétaire d'État américain Marco Rubio".
Hassan Fadlallah, député du Hezbollah pro-iranien, a affirmé dimanche que son mouvement était en mesure de "faire échouer" les discussions entre Israël et le Liban, qu'il rejette.
"Ces négociations, avec tous leurs effets, ne nous concernent pas. Nous ne les mettrons pas en oeuvre, nous ne les laisserons pas aboutir", a déclaré Hassan Fadlallah lors d'un évènement organisé en l'honneur de combattants du Hezbollah tués par Israël.
"Notre résistance est inébranlable, nous sommes capables de faire échouer les objectifs de ces négociations, qui aggravent les profondes divisions dans notre pays", a-t-il ajouté.
Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale lorsque le Hezbollah, mouvement islamiste financé et soutenu par Téhéran, a attaqué Israël le 2 mars en représailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei, au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Israël a approuvé dimanche un contrat de plusieurs milliards d'euros avec les États-Unis pour l'acquisition de deux nouveaux escadrons de chasseurs-bombardiers, qui va, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahou, renforcer la "supériorité aérienne écrasante" du pays.
Cet achat massif intervient dans un climat de tensions extrêmes avec l'Iran et de poursuite des hostilités avec le Hezbollah au Liban.
Le contrat prévoit la livraison d'un escadron d'avions de combat furtifs F-35 produits par Lockheed Martin, ainsi que d'un second escadron de F-15IA issus des ateliers de Boeing, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.
Ce projet d'acquisition constitue le pilier du plan stratégique "Bouclier d'Israël" destiné à permettre à l'armée israélienne de disposer "de la puissance nécessaire pour agir partout, à tout moment", selon le ministre de la Défense, Israël Katz.
Le F-35, un projet commun entre les États-Unis et plusieurs de ses alliés, est l'un des avions militaires les plus avancés au monde.
L'armée de l'air israélienne dispose déjà de plusieurs dizaines de ces appareils.
Ce contrat va renforcer la "supériorité aérienne écrasante" d'Israël, à salué M. Netanyahou. "Nos pilotes peuvent atteindre n'importe quel point du ciel iranien", a-t-il ajouté dimanche dans une déclaration filmée.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont déclaré dimanche que les options des États-Unis dans le conflit au Moyen-Orient se limitaient à une opération militaire "impossible" ou un "mauvais accord" avec la République islamique.
Dans un communiqué relayé par la télévision d’État, les Gardiens, armée idéologique de la République islamique, déclarent que Donald "Trump doit choisir entre +une opération impossible ou un mauvais accord+", invoquant un "changement de ton" de la Chine, la Russie et l’Europe envers Washington, ainsi qu'un "ultimatum" iranien concernant le blocus américain des ports iraniens.
Les autorités iraniennes ont annoncé leur intention de faire du site d'une université bombardée dans le centre du pays un musée "de la guerre", montrant l'impact des frappes israélo-américaines sur le territoire.
"Le site ravagé sera préservé comme un musée de la guerre au sein de l'université, pour témoigner de l'oppression subie par le pays dans l'histoire", a déclaré samedi Zafarollah Kalantari, recteur de l'Université de technologie d'Ispahan (centre).
Il a indiqué que d'autres terrains avaient été alloués à la "construction d'un nouveau bâtiment" pour l'université, selon l'agence de presse officielle Irna. Selon le recteur, les premières estimations des dégâts causés aux bâtiments et équipements de l'université s'élèvent à environ 9,5 millions d'euros.
L'université d'Ispahan, considérée comme l'une des plus grandes d'Iran, a été touchée par des frappes américano-israéliennes en mars, peu après le déclenchement de la guerre le 28 février.
L'armée israélienne a émis dimanche de nouveaux ordres d'évacuations "urgents" pour des localités situées au-delà du secteur qu'elle contrôle dans le sud et désigne comme une "zone de sécurité".
Le porte-parole de l'armée en langue arabe, Avichai Adraee, a publié sur X une injonction adressée aux habitants de plusieurs localités, dont Nabatiyé .
Cette ville est située à plusieurs kilomètres au nord de la "ligne jaune", qui délimite la "zone de sécurité" d'une dizaine de km de profondeur à l'intérieur de laquelle Israël s'autorise à opérer depuis l'entrée en vigueur le 17 avril d'un fragile cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien au Liban.
"Toute menace (...) même au-delà de la ligne jaune et du nord du fleuve Litani (à 30 km au nord de la frontière, ndlr) sera éliminée", avait mis en garde mercredi, lors d'une visite dans cette zone libanaise, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir.
Donald Trump a annoncé samedi qu'il allait étudier un nouveau plan de Téhéran de règlement du conflit au Moyen-Orient, avertissant qu'il avait peu de chance de l'accepter et laissant planer la menace de nouvelles opérations militaires.
La situation entre les deux pays est toujours dans l'impasse depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l'Iran et de représailles de Téhéran dans la région.
Un responsable militaire iranien, Mohammad Jafar Asadi, a jugé samedi "probable" une reprise de la guerre avec les États-Unis, alors que des pourparlers directs à Islamabad le 11 avril se sont révélés infructueux, tant les divergences restent fortes, du détroit d'Ormuz au volet nucléaire.
Selon des agences de presse iraniennes, l'Iran cependant a transmis à Washington, via le Pakistan, un plan en 14 points visant à mettre fin au conflit dans un délai de 30 jours.
"Je vais bientôt étudier un plan que l'Iran vient de nous transmettre", a annoncé le président américain sur sa plateforme Truth Social, "mais je ne peux m'imaginer qu'il soit acceptable, parce que (les Iraniens) n'ont pas encore payé un prix suffisant pour ce qu'ils ont fait à l'Humanité et au Monde depuis 47 ans" et la fondation de la République islamique.
Selon l'agence Tasnim, Téhéran réclame dans ce plan un retrait des forces américaines des zones proches de l'Iran, la levée du blocus des ports iraniens, la levée du gel des avoirs iraniens, le versement de réparations, la levée des sanctions, un "mécanisme" concernant le détroit d'Ormuz et "la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban".
Sur ce dernier front, Israël a mené samedi une nouvelle série de frappes qui ont fait au moins trois morts dans le sud du pays, selon l'agence de presse officielle libanaise. L'armée israélienne a affirmé avoir visé des dizaines de cibles du Hezbollah pro-iranien.
Tasnim ne mentionne pas le dossier nucléaire. Or il s'agit d'une question centrale pour les États-Unis et Israël, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que le pays dément.
L'Iran avait déjà transmis cette semaine un nouveau texte via le Pakistan, sans qu'aucun détail ne filtre.
Poursuite de la guerre ou voie diplomatique, Téhéran est "prêt" aux deux scénarios et "la balle est dans le camp des États-Unis", a jugé le vice-ministre des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.
La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale, avec des cours du pétrole montés à des niveaux inédits depuis 2022.
Car si les bombardements ont cessé, le conflit perdure sous d'autres formes: Washington impose un blocus aux ports iraniens en riposte au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Interrogé par des journalistes samedi soir en Floride, Donald Trump a refusé de préciser ce qui pourrait déclencher de nouvelles opérations militaires contre l'Iran.
"S'ils se conduisent mal, s'ils font quelque chose de mal, mais pour l'instant, on verra", a-t-il déclaré. "Mais c'est certainement une possibilité."