La marine militaire américaine a ouvert le feu sur un cargo iranien qui tentait de forcer le blocus des ports iraniens par les Etats-Unis et en a pris le contrôle, a affirmé dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le cargo Touska, battant pavillon iranien, "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit le président américain.
Un destroyer américain a intercepté le cargo "dans le golfe d'Oman et lui a ordonné de s'arrêter", mais l'équipage ayant refusé d'obéir, le navire de guerre l'a immobilisé en tirant sur la salle des machines et "les Marines américains ont maintenant le contrôle du navire", selon Donald Trump.
Un navire de CMA CGM "a fait l'objet hier (samedi) de tirs de semonce" dans le détroit d'Ormuz et son "équipage est sain et sauf", a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime dans une brève déclaration.
L'Organisation maritime internationale (OMI) a de son côté précisé que le navire CMA CGM Everglade avait été "endommagé" samedi, sans plus de précision. Le président américain Donald Trump avait affirmé plus tôt dimanche, sur son réseau Truth Social, que des tirs iraniens avaient visé un "navire français" ainsi qu'un cargo britannique.
Le président Donald Trump a annoncé dimanche qu'une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran, cette fois sans son vice-président JD Vance, tout en menaçant de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec des pourparlers.
Dans un message sur son réseau Truth Social, Donald Trump a également accusé Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu, qui expire dans trois jours, en lançant des attaques samedi dans le détroit d'Ormuz, visant notamment un navire français et un autre britannique, selon lui.
Le président américain a écrit qu'il offrait à l'Iran un "deal raisonnable" et qu'en cas de refus de la part de Téhéran, "les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS!".
La France a reçu des "assurances" du gouvernement libanais que ce dernier mettrait tout en oeuvre pour arrêter les auteurs de l'embuscade contre des Casques bleus qui ont tué un soldat français samedi dans le sud du pays, a déclaré dimanche le ministre français des Affaires étrangères.
"Nous avons reçu des assurances hier (samedi) que la priorité absolue serait donnée par les autorités libanaises à retrouver et arrêter les responsable de ce meurtre", a déclaré Jean-Noël Barrot sur RadioJ.
Le sergent-chef Florian Montorio a été tué samedi dans une embuscade attribuée par la France et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah. Sa dépouille doit être rapatriée dimanche.
L'organisation nie être à l'origine de l'attaque dans laquelle trois autres soldats français ont été blessés dans cette embuscade contre des Casques bleus français de la force de l'ONU au Liban (Finul).
"Tout laisse à penser que le Hezbollah est responsable", a insisté M. Barrot, saluant l'engagement du président et du Premier ministre libanais à arrêter les auteurs.
Israël cherche à créer un "fait accompli" au Liban en dépit du cessez-le-feu en vigueur avec le Hezbollah, a accusé dimanche le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan, dénonçant l'"expansionnisme" israélien.
"Les négociations en cours entre l'Iran et les États-Unis semblent éclipser cette situation. Israël semble tenter de profiter de cette distraction pour créer un fait accompli", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.
M. Fidan avait déjà accusé samedi Israël d'utiliser la guerre au Moyen-Orient comme un prétexte pour "occuper plus de territoires".
Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan s'est dit "optimiste" dimanche sur la possibilité d'une extension du cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, qui expire mercredi.
"Une extension sera nécessaire (...) Je suis optimiste à ce sujet", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie, précisant que "certains points restent à clarifier".
Le corps du militaire français tué samedi dans le sud du Liban doit être rapatrié dimanche, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV.
"La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui en France", a déclaré Mme Bregeon.
"En revanche, quant à la question de l'hommage national, ni la date ni les modalités ne sont aujourd'hui définies et précisées", a-t-elle ajouté.
Agé de 40 ans, Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été pris dans une embuscade contre des Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans laquelle trois autres soldats français ont été blessés.
Ces derniers "sont toujours à Beyrouth, où les meilleurs soins leur sont prodigués, et leur rapatriement en France pourrait être décidé dans les tout prochains jours", a déclaré Mme Bregeon.
Quant à l'embuscade survenue dans la région de Deir-Kifa, elle "est de toute évidence liée à un groupe armé. Il y a des suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah et toute la lumière devra être faite", a exhorté la porte-parole du gouvernement dimanche.
Samedi, Emmanuel Macron avait déjà indiqué que "tout laisse à penser qaue la responsabilité incombe au Hezbollah", ce que le groupe islamiste chiite allié de l'Iran a nié dans la foulée.
L'armée libanaise a annoncé dimanche avoir rouvert une route et réparé des ponts auparavant rendus impraticables par des frappes israéliennes sur le sud du pays, au troisième jour du cessez-le-feu entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël.
L'armée, qui répare depuis vendredi plusieurs voies endommagées, a "totalement rouvert la route entre Khardali et Nabatieh", a-t-elle précisé dans un communiqué.
Elle a aussi "partiellement rouvert le pont Bourj Rahal-Tyr", tandis que "des travaux sont en cours pour restaurer le pont entre Tayr Falsay et Tyr (...) à la suite des dégâts provoqués par l'agression israélienne".
Des frappes de l'armée israélienne sur des ponts franchissant le fleuve Litani, à environ 30 km au nord de la frontière de l'État hébreu, avaient quasiment isolé le sud du Liban du reste du pays, selon l'armée.
La réouverture du pont de Qasmiyeh dès vendredi matin avait permis à un grand nombre de déplacés de retourner dans leurs villes et villages pour inspecter leurs habitations. Nombre d'habitants du sud semblent toutefois hésiter à revenir, vu la fragilité du cessez-le-feu qui a suspendu les hostilités en cours depuis le 2 mars.
L'armée israélienne a annoncé dimanche la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi.
Le sergent de première classe Lidor Porat, 31 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a annoncé l'armée dans un communiqué, ajoutant que neuf autres militaires avaient été blessés au cours du même incident, dont un grièvement.
C'est la deuxième fois qu'Israël annonce la mort d'un soldat dans le sud du Liban depuis l'entrée en vigueur, vendredi, d'une trêve de dix jours annoncée par les Etats-Unis. Samedi, un commandant de réserve de 48 ans avait été tué dans cette région, où Israël a établi une "zone de sécurité" de dix kilomètres de large le long de sa frontière.
Le nouveau décès porte, selon un bilan de l'AFP basé sur des chiffres militaires, à 15 le nombre de soldats israéliens tués dans les hostilités contre le mouvement pro-iranien Hezbollah au Liban.
Les négociations de paix entre l'Iran et les Etats-Unis ont "fait des progrès" mais un accord final est "encore loin", a affirmé samedi le puissant président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
"Nous sommes encore loin d'avoir bouclé le débat", a déclaré lors d'une interview à la télévision iranienne M. Ghalibaf, qui a participé aux négociations avec les Etats-Unis la semaine dernière à Islamabad. "Nous avons fait des progrès dans les négociations, mais il subsiste de nombreuses divergences et certains points fondamentaux restent en suspens", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a "condamné fermement" samedi l'embuscade qui a coûté la vie à un Casque bleu français au Liban et en a blessé trois autres, selon un communiqué de son porte-parole.
Le secrétaire général "condamne fermement l'attaque", selon le texte, soulignant que selon les premières conclusions de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), les Casques bleus ont "essuyé des tirs d'acteurs non étatiques, présumés appartenir au Hezbollah" chiite pro-iranien.