Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays voulait un accord de paix avec le Liban "qui tiendra pour des générations", à quelques jours de négociations prévues à Washington entre Israël et Beyrouth.
"Le Liban s'est tourné vers nous pour entamer des négociations directes (...) J'ai posé deux conditions: nous voulons le désarmement du Hezbollah et nous voulons un véritable accord de paix qui tiendra pour des générations", a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays avait "anéanti" les programmes nucléaire et balistique iraniens lors de ses frappes contre la République islamique, au moment où des pourparlers se tiennent entre Washington et Téhéran à Islamabad.
"Nous avons réussi à anéantir le programme nucléaire et à anéantir le programme de missiles" de l'Iran, a-t-il affirmé lors d'une allocution télévisée, ajoutant que la guerre contre Téhéran avait également affaibli les dirigeants iraniens et leurs alliés régionaux.
"Ils voulaient nous étrangler, et (maintenant) c'est nous qui les étranglons. Ils nous menaçaient d'anéantissement, et maintenant ils se battent pour leur survie", a-t-il encore dit.
Les Etats-Unis ont des "demandes excessives" concernant le détroit d'Ormuz au cours des négociations directes à Islamabad pour obtenir une trêve durable à la guerre au Moyen-Orient, ont affirmé des médias iraniens.
Selon l'agence de presse Fars, "les Etats-Unis formulent des exigences excessives concernant le détroit", ainsi que "des exigences inacceptables sur plusieurs autres questions".
L'agence de presse Tasmin écrit que "la délégation américaine a entravé les progrès des négociations avec ses habituelles demandes excessives", ajoutant que la question du détroit d'Ormuz "est l'un des sujets qui suscitent de vives divergences".
La Maison Blanche a déclaré que des discussions trilatérales de haut niveau entre les Etats-Unis, l'Iran et le Pakistan étaient "en cours" ce à Islamabad, en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Un haut responsable de la Maison Blanche a indiqué, dans un bref communiqué, que les pourparlers se poursuivaient, après des informations rapportées par les médias d'Etat iraniens selon lesquelles deux séries de discussions avaient eu lieu et une troisième était attendue.
La télévision d'Etat iranienne a affirmé que deux sessions de négociations de paix entre la République islamique et les Etats-Unis s'étaient déroulées samedi au Pakistan et qu'une troisième se tiendrait "probablement ce soir ou demain" dimanche.
"Les experts des deux parties sont en train d'échanger des textes" pour parvenir à un accord de paix au-delà du cessez-le-feu de deux semaines entré en vigueur mercredi, a précisé la télévision, citant des informations "d'une personne proche des négociateurs" iraniens.
Plus tôt samedi, deux responsables pakistanais avaient révélé à l'AFP sous couvert d'anonymat la tenue de deux sessions successives lors de ces négociations, qui se tiennent à un niveau sans précédent entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979. L'un de ces responsables avait parlé d'une "ambiance générale (...) cordiale" lors de ces pourparlers à Islamabad, auxquelles participent des représentants du Pakistan, médiateur de la trêve.
Les frappes israéliennes au Liban ont tué 2.020 personnes depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, a indiqué le ministère libanais de la Santé.
Ce nouveau bilan fait état de 248 femmes, 165 enfants et 85 membres du personnel médical et de secours tués, et de 6.436 blessés.
Deux destroyers de la marine américaine ont franchi samedi le détroit d'Ormuz afin de commencer à "poser les conditions" d'un déminage de cette voie maritime stratégique contrôlée par l'Iran, a affirmé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
— U.S. Central Command (@CENTCOM) April 11, 2026
Les deux navires ont opéré dans le cadre "d'une mission plus large visant à s'assurer que le détroit est entièrement débarassé des mines marines précédemment posées par les Gardiens de la révolution iraniens", a précisé le Centcom dans un communiqué sur X.
Dans une publication sur X, Emmanuel Macron annonce s'être "entretenu avec le président iranien Massoud Pezeshkian".
"Je l’ai appelé à saisir l’opportunité que représentent les discussions lancées à Islamabad pour ouvrir la voie à une désescalade durable et à un accord exigeant qui apporte des garanties solides pour la sécurité dans la région, avec l’ensemble des pays impliqués. J’ai marqué la nécessité que l’Iran restaure au plus vite la liberté et la sécurité de circulation dans le détroit d’Ormuz, à laquelle la France est prête à contribuer", a-t-il ainsi écrit.
Le chef de l'État a aussi "insisté sur l’importance d’un respect total du cessez-le-feu, y compris au Liban" et précise que "la France apporte tout son soutien à l’action des autorités libanaises, qui sont les seules légitimes pour exercer la souveraineté de l’État et décider du destin du Liban".
Les États-Unis, le Pakistan et l’Iran ont entamé à Islamabad des pourparlers trilatéraux en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué la Maison Blanche.
Un haut responsable de la Maison Blanche a précisé que les trois parties discutaient directement, une rupture avec une pratique récente où Washington et Téhéran ne négociaient que par l’intermédiaire d’un médiateur, dans des pièces séparées.
La délégation américaine comprenait le vice-président JD Vance, les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, a indiqué la Maison-Blanche. Elle n’a pas précisé quels représentants iraniens et pakistanais y prenaient part.
Emmanuel Macron et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont décidé samedi 11 avril de "rester en contact étroit" pour "contribuer à la désescalade" au Moyen-Orient et à la conclusion d'un accord, a affirmé le président français, tandis que des négociations irano-américaines ont débuté au Pakistan.
"Alors que des discussions viennent de s'ouvrir à Islamabad, nous sommes convenus de rester en contact étroit pour contribuer à la désescalade, à la liberté de navigation et à la conclusion d'un accord permettant d'assurer une paix et une sécurité durables dans la région", a écrit sur X le dirigeant français, après un échange avec son homologue.
"J'ai rappelé mon soutien au cessez-le-feu, qui doit être pleinement respecté et étendu sans délai au Liban. Nous avons évoqué la nécessité de restaurer une navigation pleinement libre et sûre dans le détroit d'Ormuz le plus rapidement possible", a ajouté Emmanuel Macron.
Un fragile cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est entré samedi dans son quatrième jour, alors que le vice-président américain JD Vance est arrivé à Islamabad, tout comme une délégation iranienne, pour des négociations dont le format - direct ou indirect - n'a pas été précisé.
Entretien entre Emmanuel Macron et Recep Tayip Erdogan
Emmanuel Macron s'est également entretenu avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, appelant là aussi au "respect du cessez-le-feu et à son application au Liban", et soulignant la "nécessité d'une solution diplomatique robuste et durable".
De son côté, a complété la présidence turque dans un communiqué, M. Erdogan a fait valoir "les efforts diplomatiques soutenus par la Turquie, conjointement avec les pays concernés" pour parvenir à un cessez-le-feu en Iran. Ankara s'est impliqué avec l'Egypte dans les négociations conduites par le Pakistan.
A propos du Liban, le chef de l'Etat turc a également estimé "qu'il ne fallait pas laisser de place aux inititiaves susceptibles de saboter le cessez-le-feu" dans ce pays, soumis cette semaine à de violents bombardements par Israël en riposte aux attaques du Hezbollah pro-iranien.
Depuis la trêve, Téhéran et Washington s'opposent sur la question de l'inclusion du Liban dans un accord de paix. Israël est déterminé à y continuer sa lutte contre le Hezbollah pro-iranien, et y a mené mercredi les frappes les plus meurtrières de cette guerre, avec au moins 357 morts en une journée, selon le dernier bilan.
Sur la situation en Ukraine, où un court cessez-le-feu avec la Russie est annoncé pour la Pâque orthodoxe entre samedi après-midi et dimanche, Emmanuel Macron a dit à son homologue turc vouloir "contribuer à la recherche d'une paix juste et durable qui devra nécessairement être conforme aux principes de la Charte des Nations Unies et adossée à des garanties de sécurité robustes pour l'Ukraine", a-t-il expliqué.
Les négociations irano-américaines visant à mettre un terme à la guerre ont débuté à Islamabad, a annoncé le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a reçu les deux délégations séparément.
"Alors que les pourparlers d'Islamabad ont débuté, le premier ministre (...) a rencontré JD Vance", le vice-président américain qui mène la délégation de son pays, ont annoncé les services de Shebaz Sharif. Le Premier ministre avait auparavant rencontré la délégation iranienne.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé avoir rencontré le vice-président américain JD Vance alors que les pourparlers avec l'Iran visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient ont "commencé" samedi à Islamabad.
"Alors que les pourparlers d'Islamabad ont débuté, le Premier ministre Shehbaz Sharif a eu une rencontre avec JD Vance", a précisé dans un communiqué le gouvernement pakistanais.
Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a dit samedi espérer que l'Iran et les Etats-Unis "participent de manière constructive" aux pourparlers de paix qui doivent se tenir à Islamabad pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Le ministre a aussi "réitéré le désir du Pakistan d'aider les parties à arriver à une solution durable au conflit", selon un communiqué publié peu après l'arrivée de la délégation américaine.
Le vice-président américain JD Vance est arrivé samedi au Pakistan, où doivent se tenir des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon des journalistes de l'AFP.
Le vice-président, qui mène la délégation américaine, a été accueilli par le puissant chef de l'armée pakistanaise Asim Munir à son arrivée à la base aérienne de Nur Khan près d'Islamabad.
Le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars, a affirmé samedi matin tôt avoir lancé des attaques de drones et de roquettes sur des soldats israéliens stationnés dans le sud du Liban et sur des localités israéliennes près de la frontière.
Donald Trump a assuré vendredi que le détroit d'Ormuz serait "bientôt ouvert", alors que la navigation dans cette voie maritime essentielle demeure fortement restreinte par l'Iran. "Ça va s'ouvrir automatiquement" car l'Iran "ne se fait pas d'argent sinon", a t-il estimé.
Le président américain avait affirmé peu avant que, pour négocier, l'Iran n'avait "aucune carte en main" autre que le détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.
La délégation iranienne menée par l'influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, est arrivée à Islamabad au Pakistan, où sont prévues des négociations de paix avec les Etats-Unis, a annoncé vendredi soir la télévision d'Etat.
Au moment d'atterrir, Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré: "Nous avons de bonnes intentions, mais nous ne faisons pas confiance." Les négociations passées avec les Etats-Unis se sont toujours fini par "des échecs et des promesses brisées", a appuyé le responsable iranien, qui mène une délégation de plus de 70 personnes. Il avait prévenu auparavant que les pourparlers ne commenceraient pas tant que les questions d'"un cessez-le-feu au Liban" et du "déblocage des actifs de l'Iran" ne seraient résolues.
Le vice-président américain JD Vance est pour sa part attendu au Pakistan samedi matin.
"Un cessez-le-feu temporaire a été annoncé, mais une étape encore plus difficile nous attend désormais: instaurer une trêve durable et résoudre des questions délicates par la voie diplomatique", a déclaré dans une allocution à la nation le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui agit comme médiateur dans les discussions.
"C'est cette étape que l'on appelle en anglais +make or break+ (ça passe ou ça casse)", a-t-il ajouté, saluant également la présence des délégations iranienne et américaine.
Les frappes israéliennes menées simultanément mercredi à travers le Liban ont tué 357 personnes, a annoncé vendredi le ministère de la Santé, portant à 1.953 le bilan des morts depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars.
L'armée israélienne a elle affirmé soir avoir tué mercredi "plus de 180 terroristes" du mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran, précisant que ce chiffre n'était pas définitif.
Donald Trump a dit dans un entretien avec le New York Post que l'armée américaine se préparait à mener de nouvelles frappes sur l'Iran si les discussions au Pakistan ne débouchaient pas sur un accord.
"On redémarre tout. On charge les navires avec les meilleures munitions, les meilleures armes jamais construites, meilleures encore que celles qu'on avait avant, alors qu'on avait déjà tout fait exploser. (...) S'il n'y a pas d'accord, on va les utiliser, et on va les utiliser de manière très efficace", a-t-il menacé.