Le ministre des Affaires étrangères iranien a prévenu mardi que les forces étrangères présentes à proximité de son pays risquaient "constamment" d'être touchées par des tirs croisés, après des déclarations de Donald Trump accusant l'Iran d'avoir abattu un hélicoptère américain.
"Les forces étrangères à proximité de notre territoire sont constamment exposées à des risques, en raison de leurs propres erreurs humaines, de simples accidents ou de la possibilité d’être prises entre des tirs croisés. Pour réduire ce risque, la meilleure solution est qu’elles partent", a écrit sur X Abbas Araghchi.
Le président Trump avait quelques heures plus tôt affirmé que "les Iraniens avaient abattu" un hélicoptère américain près du détroit d'Ormuz, promettant de "répliquer".
Donald Trump a annoncé mardi que "les Iraniens avaient abattu" un hélicoptère américain près d'Ormuz, en promettant de "répliquer".
"Je viens d'être informé, par notre magnifique armée, que les Iraniens ont abattu la nuit dernière l'un de nos hélicoptères très perfectionnés de type Apache pendant qu'il survolait le détroit d'Ormuz. Les deux pilotes sont en sécurité et indemnes. Néanmoins les Etats-Unis doivent, nécessairement, répliquer à cette attaque", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
L'armée israélienne a annoncé mardi avoir tué un assaillant qui avait tiré sur ses soldats dans le nord d'Israël, après avoir traversé la frontière depuis le Liban.
Les tirs ont eu lieu dans la région de Kiryat Shmona, a indiqué l'armée dans un communiqué, précisant que "les soldats avaient riposté et éliminé un terroriste".
Un porte-parole militaire a expliqué à l'AFP que l'homme armé avait traversé la frontière depuis le Liban, sans plus de détails.
Le président américain Donald Trump a assuré tôt mardi que la diplomatie américaine était dans les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran pour mettre fin au conflit dans le Golfe.
"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé après avoir assisté à un match de finale de la NBA à New York, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour qu'un tel accord soit conclu.
Les hostilités entre Iran et Israël se sont interrompues lundi, après des frappes réciproques pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois, chaque camp menaçant néanmoins l'autre de représailles en cas de nouvelle attaque.
L'Iran avait d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, à la suite d'un message du président américain, Donald Trump, exhortant les deux pays à cesser "immédiatement" les hostilités.
"A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a ensuite confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Signe d'un possible retour au calme, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.
L'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté dans le sud du pays une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", sans faire état de blessés à ce stade.
"Une cible aérienne suspecte en provenance du Yémen a été interceptée. L'incident est clos. Aucun blessé n'a été signalé", a indiqué l'armée, précisant que l'interception avait eu lieu dans la région d'Eilat.