Le chef de la marine iranienne a estimé que les déclarations du président américain Donald Trump, qui veut imposer un blocus au détroit d'Ormuz, étaient "ridicules", après l'échec de négociations entre les deux camps.
"Les hommes vaillants de la force navale (...) surveillent et contrôlent tous les mouvements" américains dans la région, a déclaré Shahram Irani, cité par la télévision d'Etat iranienne. "Les menaces du président des Etats-Unis de mettre en place un blocus maritime contre l'Iran (...) sont tout à fait ridicules et amusantes".
L'Iran "ne cédera à aucune menace", a affirmé dimanche le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a représenté son pays pendant les négociations directes avec les Etats-Unis au Pakistan.
Ces déclarations surviennent après que le président américain Donald Trump a ordonné un blocus du détroit d'Ormuz, bordé par l'Iran et Oman et fortement paralysé par Téhéran depuis le début de la guerre.
"S'ils se battent, nous nous battrons, et s'ils font preuve de logique, nous agirons avec logique. Nous ne céderons à aucune menace; laissons-les nous tester une nouvelle fois pour que nous puissions leur donner une leçon encore meilleure", a déclaré Mohammad Bagher Ghalibaf à son retour à Téhéran, selon des médias iraniens.
Le Liban oeuvre à obtenir un retrait israélien total de son territoire et à arrêter la guerre par la négociation, a affirmé son Premier ministre, Nawaf Salam, avant une rencontre prévue mardi à Washington de représentants des deux pays.
Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est rendu dimanche dans le sud du Liban où ses troupes mènent une offensive terrestre.
"Nous continuerons à oeuvrer pour arrêter cette guerre et obtenir le retrait israélien de l'ensemble de notre territoire (...) en négociant", a dit Nawaf Salam dans un discours aux Libanais.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que l'armée israélienne avait éliminé "la menace d'une invasion" du Hezbollah, lors d'une visite dans le sud du Liban, sa première depuis le début de la guerre le 2 mars contre le mouvement libanais pro-iranien.
היום בלבנון עם הלוחמים הגיבורים שלנו pic.twitter.com/ycjhdZDNIL
— Benjamin Netanyahu - בנימין נתניהו (@netanyahu) April 12, 2026
"La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban", a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par son bureau, le montrant vêtu d'un gilet pare-balles et entouré de soldats participant à l'offensive terrestre d'Israël dans le sud du pays voisin.
"Nous avons contrecarré la menace d'une invasion à partir du Liban grâce à cette zone de sécurité", a-t-il ajouté, après avoir fait état la veille de la création "d'une zone tampon de sécurité de huit à dix kilomètres" à l'intérieur du territoire libanais pour protéger Israël des attaques du Hezbollah.
L'ambassadrice irakienne à Ryad a été convoquée après des attaques en provenance du sol irakien visant l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe, a annoncé l'agence de presse officielle saoudienne SPA.
La convocation a été décidée par le ministère des Affaires étrangères saoudien "en réponse aux attaques continues de drones" menées depuis le territoire irakien, a indiqué l'agence SPA.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir "entièrement sous contrôle" le trafic dans le détroit d'Ormuz, en menaçant d'y piéger leurs ennemis dans un "tourbillon mortel", après des déclarations américaines.
"Tout le trafic (...) est entièrement sous contrôle des forces armées", a déclaré le commandement naval des Gardiens dans un message publié sur X, après l'annonce par le président Donald Trump d'un blocus naval américain du détroit.
"L'ennemi se retrouvera piégé dans un tourbillon mortel dans le détroit s'il fait un faux pas", a ajouté le commandement naval, en publiant une vidéo montrant des navires dans le viseur.
Donald Trump a menacé la Chine, un des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de droits de douanes à 50% sur ses marchandises si Pékin apportait une aide militaire à l'Iran dans la guerre au Moyen-Orient.
"S'ils se font prendre à faire ça, ils écoperont de droits de douanes à 50%, ce qui est vertigineux", a déclaré le président américain sur Fox News.
Donald Trump doit se rendre à Pékin du 14 au 15 mai, où il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping, après avoir reporté un précédent sommet en raison de cette guerre.
Donald Trump a réitéré sa menace de détruire les infrastructures énergétiques iraniennes en l'absence d'accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
"Je pourrais anéantir l'Iran en une journée. Je pourrais l'anéantir en une heure", a déclaré le président américain sur Fox News, citant pour cibles "toutes leurs infrastructures énergétiques, toutes leurs usines, toutes leurs centrales électriques, ce qui est considérable".
Malgré l'annonce de Donald Trump d'un blocus maritime total dans le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé avoir "entièrement sous contrôle" la zone.
Le ministre des Affaires étrangères d'Oman a suggéré à l'Iran et aux Etats-Unis de" faire des "concessions douloureuses" pour faire aboutir leurs négociations, tout en appelant à "une prolongation du cessez-le-feu".
"Pour réussir, chacun devra peut-être faire des concessions douloureuses, mais cela n'est rien comparé à la douleur de l'échec et de la guerre", a estimé sur X Badr al-Busaidi, quelques heures après l'échec des négociations entre les deux parties lors d'une réunion cruciale au Pakistan.
"Je demande instamment que le cessez-le-feu soit prolongé et que les pourparlers se poursuivent", a en outre écrit le ministre, qui avait été le médiateur d'autres discussions entre Téhéran et Washington avant le déclenchement de la guerre.
Donald Trump a ordonné un blocus naval américain du détroit d'Ormuz, en réponse au refus "intransigeant" de l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires lors des pourparlers de paix à Islamabad.
Tout en reconnaissant que les pourparlers au Pakistan s'étaient "bien" déroulés et que "la plupart des points avaient fait l'objet d'un accord", le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que Téhéran avait refusé de céder sur la question nucléaire.
"À compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz", a t-il ajouté.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré dimanche à son homologue iranien, Massoud Pezeshkian être prêt à participer à une médiation dans le conflit au Moyen-Orient, a annoncé le Kremlin.
Au cours d'un entretien téléphonique avec M. Pezeshkian, M. Poutine "a souligné qu'il était prêt à continuer de faciliter la recherche d'un règlement politique et diplomatique du conflit et à servir de médiateur dans les efforts en vue de parvenir à une paix juste et durable au Moyen-Orient", selon la même source.
Tous les membres de la délégation des Etats-Unis ont quitté Islamabad, où les pourparlers avec l'Iran ont échoué, a déclaré dimanche un responsable américain.
Ce dernier a fait cette annonce au cours d'une escale technique sur la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, de l'avion Air Force 2 à bord duquel se trouvait J.D. Vance. Le vice-président des Etats-Unis avait participé aux négociations aux côtés de Steve Witkoff et de Jared Kushner, gendre de Donald Trump.
Personne n'est donc resté côté américain dans la capitale pakistanaise pour poursuivre des discussions officieuses.
Téhéran a considéré ce dimanche que "personne ne s'attendait" à ce que les Etats-Unis et l'Iran parviennent à un accord dès le premier cycle de négociations, selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, après l'annonce de l'échec des discussions à Islamabad pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s'y attendait", a déclaré Esmaeil Baqaei à la télévision d'Etat iranienne, évoquant "une atmosphère de suspicion et de méfiance".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien s'est dit par ailleurs "sûr que nos contacts avec le Pakistan, ainsi que nos autres amis dans la région, se poursuivront". L'Iran a attribué leur échec aux "demandes déraisonnables" des Etats-Unis, selon la télévision d'Etat iranienne.
Esmaeil Baqaei a évoqué "la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations". "Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d'Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques", a-t-il ajouté.
L'oléoduc traversant d'est en ouest l'Arabie saoudite, équipement crucial pour l'exportation de brut en période de blocage du détroit d'Ormuz, est à nouveau "en état de fonctionnement" après des attaques, ont annoncé dimanche les autorités du pays.
"Les équipements énergétiques et l'oléoduc est-ouest endommagés par des attaques sont à nouveau en état de fonctionnement, améliorant la fiabilité de l'approvisionnement", a affirmé le ministère saoudien de l'Energie, cité par l'agence officielle SPA.
Le Financial Times avait affirmé qu'une importante attaque de drone avait visé mercredi cet équipement, la Petroline, malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran. Ni le gouvernement saoudien ni le géant pétrolier public Aramco, propriétaire de l'oléoduc, n'avaient alors commenté l'information.
"Nous rentrons aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord", a déclaré M. Vance lors d'une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi. "Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il considéré.
Le vice-président américain a déploré l'absence de "promesse ferme" de Téhéran pour un abandon de son programme d'armement nucléaire, exigence clé du président américain Donald Trump depuis le déclenchement le 28 février de cette guerre qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.
"Nous repartons d'ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire. Nous verrons si les Iraniens l'acceptent", a-t-il ajouté, avant de remonter dans son avion et de quitter le Pakistan. L'Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux "demandes déraisonnables" des Etats-Unis, selon la télévision d'Etat iranienne.
Le vice-président américain a laissé entendre qu'il accordait encore du temps à l'Iran pour examiner l'offre des Etats-Unis. "Le fait est simplement que nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d'une arme nucléaire et qu'ils ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement", a déclaré M. Vance. "La question est simple: voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer d'arme nucléaire - pas seulement aujourd'hui, pas seulement dans deux ans, mais à long terme? Nous n'avons pas encore vu cela. Nous espérons le voir", a-t-il poursuivi.
L'armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit d'Ormuz dans une opération préalable à son déminage. "On balaye le détroit", a renchéri Donald Trump, auprès de la presse.
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont eux averti tôt dimanche qu'ils agiraient avec "sévérité" contre les navires militaires transitant par le détroit.
"Cela m'est égal" si un accord est conclu ou non avec l'Iran, a également affirmé samedi Donald Trump, alors que les discussions étaient encore en cours au Pakistan."Nous les avons vaincus militairement", a-t-il assuré.
Samedi, des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont tué 18 personnes au total, selon le ministère de la Santé, tandis que l'armée israélienne a annoncé avoir frappé, au cours des dernières 24 heures, plus de 200 cibles du Hezbollah.
Mercredi, Israël avait mené au Liban les frappes les plus meurtrières de cette guerre, avec au moins 357 morts en une journée, selon un dernier bilan.
Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, rejetés par le Hezbollah.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit samedi soir vouloir un accord de paix "qui tiendra pour des générations".