Donald Trump a affirmé lundi sur son réseau Truth Social qu'il ne lèverait le blocus américain sur les ports iraniens qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.
"LE BLOCUS, que nous ne lèverons pas tant qu'il n'y aura pas de 'DEAL', est en train de complètement détruire l'Iran. Ils perdent 500 millions de dollars par jour, un chiffre intenable pour eux, même à court terme", a écrit le président des Etats-Unis, dans un message qui critique violemment la couverture du conflit par les médias américains.
Emmanuel Macron a accusé lundi le groupe chiite pro-iranien Hezbollah d'avoir tué un soldat français lors d'une embuscade samedi avec des Casques bleus au Liban, estimant toutefois qu'il n'avait pas été visé en raison de sa nationalité française.
"C'est le Hezbollah qui, en effet, a visé nos soldats (...) Ils ne les ont pas visés parce qu'ils étaient français. Ils les ont visés parce qu'ils tenaient la mission d'être aux côtés des populations civiles", a déclaré le chef de l'Etat français lors d'une conférence de presse à Gdansk en Pologne.
Les Emirats arabes unis ont affirmé lundi avoir démantelé un "groupe terroriste" lié à l'Iran, qui planifiait des attaques dans le pays du Golfe.
Les services de sécurité ont fait état, dans un communiqué, de l'arrestation des membres de cette organisation qui planifiaient de commettre des "actes terroristes et de sabotage sur le territoire national", leurs enquêtes révélant des liens avec l'Iran.
Cette source a publié les photos et les noms de 27 hommes, sans mentionner leur nationalité.
Les deux principaux aéroports de Téhéran ont rouvert lundi, après plusieurs semaines de fermeture en raison de la guerre opposant l'Iran à Israël et aux Etats-Unis, a annoncé l'autorité iranienne de l'aviation civile.
"L'autorisation des vols de passagers à l'aéroport international Imam Khomeini et à l'aéroport de Mehrabad a été délivrée", a indiqué l'organisation dans un communiqué relayé par l'agence de presse Isna, précisant que les vols reprendraient aussi dans dix autres aéroports du "à partir de samedi".
Le Hezbollah assure qu'il brisera la "ligne jaune" de séparation qu'Israël a dit établir dans le sud du Liban et que personne ne pourra désarmer le mouvement pro-iranien, selon l'un de ses députés.
"Cette ligne jaune, nous la briserons par la résistance (...) en faisant valoir notre droit légitime de nous défendre et de défendre notre pays", a déclaré Hassan Fadlallah dans un entretien à l'AFP, ajoutant: "Nul, au Liban ou à l'étranger", ne pourra désarmer le Hezbollah.
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans le sud du Liban.
"Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l'occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l'armée jusqu'aux frontières internationales", a-t-il indiqué.
Selon un communiqué de la présidence, il a également précisé que l'ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise "dans les négociations bilatérales", qui seront "séparées" d'autres discussions en cours, en référence aux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis.
Le président chinois Xi Jinping a affirmé lundi lors d'un appel téléphonique avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane que le détroit d'Ormuz devait "rester ouvert", selon un média d'Etat.
"Le détroit d'Ormuz doit rester ouvert à la navigation normale. C'est dans l'intérêt commun des pays de la région et de la communauté internationale", a indiqué M. Xi, cité par la télévision publique CCTV. Le dirigeant chinois a également appelé à "un cessez-le-feu immédiat et global", d'après la même source.
L'armée israélienne a mis en garde lundi les civils libanais contre tout retour dans des dizaines de villages du sud du Liban, affirmant que les activités du Hezbollah dans la zone constituaient une violation du cessez-le-feu.
Depuis l'entrée en vigueur vendredi de la trêve entre Israël et le mouvement islamiste pro-iranien, des milliers de déplacés ont commencé à regagner certaines localités du sud alors que l'armée libanaise a commencé à rouvrir des routes et ponts endommagés par les frappes.
L'Iran a dit ne pas avoir "à ce stade" encore pris de décision quant à une éventuelle participation aux nouveaux pourparlers de paix avec les Etats-Unis, prévus à Islamabad.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a aussi mis en doute le sérieux des Etats-Unis dans leur volonté de poursuivre la voie diplomatique, invoquant des "violations" du cessez-le-feu en cours.
Dimanche, la télévision d'Etat iranienne (Irib) avait affirmé que Téhéran n'avait "actuellement pas de plans de participer à la prochaine session de discussions Iran-Etats-Unis", tandis que l'agence officielle Irna avait assuré qu'il n'existait "aucune perspective claire de négociations fructueuses".
Les prix du pétrole se sont à nouveau envolés lundi, après le regain de tensions entre les Washington et Téhéran.
Vers 23H45 GMT, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, grimpait de 8,04% à 90,59 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, gagnait 6,88% à 96,60 dollars.
L'Iran a promis lundi de "riposter bientôt" à la prise de contrôle par la marine américaine d'un de ses cargos, le porte-parole de l'état-major iranien qualifiant cette saisie d'"acte de piraterie armée".
Donald Trump avait annoncé plus tôt que la marine américaine avait ouvert le feu sur le cargo iranien Touska dans le golfe d'Oman et en avait pris le contrôle. Le navire "a tenté de franchir notre blocus maritime, et mal lui en a pris", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Un navire de la CMA CGM "a fait l'objet hier de tirs de semonce" dans le détroit d'Ormuz, a indiqué dimanche à l'AFP le groupe français de transport maritime, qui a précisé que l'équipage était "sain et sauf".
L'Organisation maritime internationale (OMI) a déclaré que le navire, un porte-conteneurs, avait été "endommagé" samedi, sans plus de précision.
Le président Donald Trump a annoncé qu'une délégation américaine serait au Pakistan lundi pour relancer les négociations avec l'Iran tout en menaçant de détruire "toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran" en cas d'échec des pourparlers.
Le vice-président JD Vance mènera à nouveau cette délégation, a affirmé à l'AFP un responsable de la Maison Blanche, aux côtés des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner.
La sécurité dans la capitale pakistanaise Islamabad a été visiblement renforcée, à l'approche d'une éventuelle reprise des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran, a constaté l'AFP.
Les autorités pakistanaises ont annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation dans toute la capitale pakistanaise, ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi. Des journalistes de l'AFP ont vu des gardes armés et des checkpoints près des hôtels les plus sécurisés d'Islamabad.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est déclaré "choqué" par une série d'incendies criminels à caractère "antisémite" survenus ces dernières semaines à Londres, tandis que la police antiterroriste enquête sur un éventuel lien avec le régime iranien.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l'armée avait reçu pour instruction d'utiliser "toute sa force" au Liban, malgré le cessez-le-feu en cours, si les troupes israéliennes faisaient l'objet d'une "quelconque menace".
L'armée israélienne a annoncé plus tôt la mort "au combat" d'un de ses soldats dans le sud du Liban, le deuxième depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, et le 15e depuis le début des hostilités contre le mouvement pro-iranien Hezbollah.