Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est prévalu jeudi soir d'une "coordination" sans égale avec le président américain Donald Trump, de façon générale et sur la conduite de la guerre contre l'Iran en particulier.
"Je ne pense pas que deux dirigeants aient jamais fait preuve d'une coordination aussi bonne que le président Trump et moi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse télévisée.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dit jeudi observer "des fissures" au sein du pouvoir iranien et "sur le terrain", au 20e jour de la guerre menée conjointement avec les Etats-Unis contre la République islamique.
"Je ne sais pas vraiment qui dirige l'Iran en ce moment (...) Ce que nous constatons, c'est qu'il y a beaucoup de tensions parmi ceux qui se disputent le pouvoir", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.
"Nous voyons apparaître des fissures, et nous essayons de les creuser aussi vite que possible, non seulement au sein du haut commandement mais aussi sur le terrain", a ajouté Benjamin Netanyahu.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé jeudi qu'Israël avait "agi seul" dans le bombardement d'un site gazier en Iran, au 20e jour de la guerre menée conjointement avec les Etats-Unis contre la République islamique.
"Premièrement, Israël a agi seul contre le complexe gazier de South Pars. Deuxièmement, le président (américain Donald) Trump nous a demandé de suspendre toute nouvelle attaque et nous nous y conformons. (...) Y a-t-il des signes indiquant que le régime iranien est en train de céder? Beaucoup de signes", a-t-il déclaré.
"Je pense aussi que cette guerre va se terminer bien plus vite que ce que les gens imaginent", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé jeudi soir que les tentatives de l'Iran de "faire chanter" le monde entier en bloquant le détroit d'Ormuz étaient vouées à l'échec.
"La secte mortifère (au pouvoir) en Iran tente de faire chanter le monde en fermant une voie maritime internationale clef, le détroit d'Ormuz. Cela ne marchera pas", a déclaré Benjamin Netanyahu dans une conférence de presse télévisée.
"Israël contribue, à sa manière, grâce au renseignement et à d'autres moyens, à l'effort américain visant à rouvrir le détroit", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a nié jeudi avoir "entraîné" les Etats-Unis dans la guerre contre l'Iran, au 20e jour de l'offensive menée conjointement avec Washington contre la République islamique.
Il a qualifié de "fausse information" le fait qu'"Israël aurait, d'une façon ou d'une autre, entraîné les Etats-Unis dans un conflit avec l'Iran". "Quelqu'un croit-il vraiment que l'on puisse dicter sa conduite au président (américain Donald) Trump ?", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse télévisée.
L'Iran est "en train d'être décimé" et Israël "gagne la guerre", a affirmé jeudi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"L'arsenal de missiles et de drones de l'Iran subit une dégradation massive. Et il sera détruit. Des centaines de leurs lanceurs ont été détruits. Leurs stocks de missiles sont durement touchés et il en va de même pour les industries qui les produisent", a assuré Benjamin Netanyahu au cours d'une conférence de presse télévisée.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé jeudi soir, au 20e jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, que la République islamique n'avait plus aucune capacité d'enrichir l'uranium ni de produire des missiles balistiques.
"Après 20 jours, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus la capacité d'enrichir de l'uranium, et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques", a déclaré Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse télévisée.
"Nous continuons à réduire en miettes ces capacités. Nous les écraserons jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'il n'en reste que des cendres", a-t-il ajouté.
Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie ont commencé à libérer des stocks de pétrole comme annoncé mi-mars, et un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, doit être mis à disposition, selon un communiqué de l'AIE jeudi.
Les stocks libérés, qui "ont commencé à être mis à disposition", seront "en majorité du pétrole brut, tandis que les contributions en Europe prendront en priorité la forme de produits raffinés", a précisé l'AIE. L'organisation avait décidé le principe d'un déstockage de quelque 400 millions de barils de pétrole pour amortir la flambée des prix née de la guerre au Moyen-Orient.
Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse jeudi, emportées par la flambée des cours de l'énergie et les avertissements des grandes banques centrales quant au risque inflationniste dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient.
La Bourse de Paris a cédé 2,03%, Francfort a lâché 2,82% et Londres 2,35%, Milan a perdu 2,32%.
Le gouvernement américain a indiqué jeudi qu'il n'envisageait pas de limiter l'export de pétrole américain pour contenir l'envolée des prix sur le sol national.
"Aucune restriction à l'exportation de pétrole et de gaz n'est envisagée", a dit à l'AFP une source gouvernementale alors que l'exécutif multiplie les mesures visant à tempérer l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l'énergie.
Donald Trump a assuré jeudi avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne plus frapper les infrastructures énergétiques en Iran.
"Oui, c'est vrai. Je lui ai dit de ne pas faire ça, et il ne le fera plus", a déclaré le président américain en réponse à une question d'un journaliste dans le Bureau ovale, aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
Washington a annoncé jeudi avoir approuvé des ventes d'armes pour un montant de plus de seize milliards de dollars aux Emirats arabes unis et au Koweït, deux pays du Golfe touchés par les répercussions de la guerre contre l'Iran.
Depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leur offensive contre Téhéran le 28 février, l'Iran riposte avec des tirs de missiles et de drones sur ses voisins du Golfe notamment, y visant en particulier les intérêts américains et des infrastructures industrielles civiles.
Donald Trump a déclaré jeudi que le Japon "montait au créneau" face à la guerre en Iran, soulignant qu'il avait obtenu des garanties, sans donner plus de détails.
"Je pense que, d'après les déclarations qui nous ont été faites hier et avant-hier concernant le Japon, ce pays monte vraiment au créneau, oui", a déclaré le président américain aux côtés de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, ajoutant après une pause "pas comme l'Otan".
La raffinerie de pétrole de Haïfa, dans le nord d'Israël, a été touchée jeudi après que l'armée israélienne a signalé des tirs de missiles iraniens en direction du territoire israélien, a rapporté la presse locale.
La chaîne publique israélienne Kan a diffusé des images montrant un épais panache de fumée grise s'élevant au-dessus de la zone de la raffinerie. Dans un message publié sur X, elle a précisé qu'aucune crainte de fuite de matières dangereuses n'avait été signalée.
La frappe iranienne sur la principale installation gazière du pays "prouve" que l'Iran n'attaque pas que les intérêts américains dans le Golfe, contrairement à ce que Téhéran affirme, a estimé jeudi le Premier ministre du Qatar.
Les "allégations iraniennes persistantes selon lesquelles les attaques viseraient des intérêts américains (...) ne peuvent être acceptées", a déclaré Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, qui est aussi chef de la diplomatie de l'émirat. L'attaque de Ras Laffan, premier site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, "le prouve clairement".
Le Premier ministre du Qatar a condamné jeudi l'attaque iranienne sur la principale installation gazière du pays, au lendemain d'attaques de Téhéran contre des sites énergétiques du Golfe.
"Cette attaque a des répercussions majeures sur les approvisionnements énergétiques mondiaux. De telles attaques n'apportent aucun bénéfice direct à aucun pays, au contraire, elles causent du tort et ont un impact direct sur les populations", a déclaré Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatari, lors d'une conférence de presse, en référence aux importants dégâts subis par la cité industrielle de Ras Laffan.
L'Irak, membre fondateur de l'Opep, a insisté jeudi sur l'importance de "garantir des approvisionnements en continu" des marchés mondiaux de l'énergie, au moment où la guerre au Moyen-Orient et la quasi-fermeture du détroit d'Ormuz bousculent le secteur pétrolier.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères condamne aussi les "récentes attaques ciblant des installations énergétiques dans des pays voisins de l'Irak" et ailleurs dans la région, les qualifiant "d'escalade inquiétante".
L'Irak, qui tire plus de 90% de ses revenus de l'or noir, ne peut actuellement maintenir qu'une fraction de ses exportations du fait des perturbations liées à la guerre.
L'aviation israélienne a annoncé jeudi avoir mené la veille des bombardements de grande envergure sur des navires et installations de la marine iranienne en mer Caspienne, au nord de l'Iran.
"Hier (mercredi), des avions de chasse israéliens (...) ont frappé des infrastructures clés de la marine iranienne en mer Caspienne", affirme un communiqué de l'armée. Ils "ont visé des installations portuaires et une base de la marine iranienne où étaient stationnés des dizaines de bâtiments militaires, notamment des navires lance-missiles et des vedettes de patrouille".
"Il s'agit de l'une des frappes les plus significatives menées par l'armée" depuis le début des bombardements israélo-américains sur l'Iran le 28 février, selon l'armée, qui a diffusé des images des frappes.
L'Iran ne fera preuve d'aucune retenue si ses infrastructures énergétiques sont à nouveau visées, a prévenu le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, après des avertissements similaires des Gardiens de la Révolution et de l'armée.
"Notre réponse à l'attaque israélienne contre nos infrastructures n'a mobilisé qu'une FRACTION de notre puissance", a-t-il déclaré sur X. "AUCUNE retenue si nos infrastructures sont à nouveau frappées".
Our response to Israel's attack on our infrastructure employed FRACTION of our power. The ONLY reason for restraint was respect for requested de-escalation.
ZERO restraint if our infrastructures are struck again.
Any end to this war must address damage to our civilian sites.— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) March 19, 2026
La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont condamné jeudi les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et se sont dit "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz.
"Nous demandons un moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières", et "nous nous déclarons prêts à contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit", ont indiqué ces pays dans un communiqué conjoint.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré jeudi que les Etats-Unis n'avaient pas de "calendrier défini" ni de "délai fixé" pour la fin des opérations militaires américaines en Iran.
"Nous ne souhaitons pas fixer de calendrier précis à ce sujet", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse, ajoutant que l'opération militaire était "tout à fait dans les temps".
"C'est au président qu'il reviendra, en fin de compte, de décider à quel moment nous dirons: 'Bon, nous avons atteint nos objectifs' (...) Il n'y a donc pas de délai fixé", a-t-il poursuivi.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué jeudi la réaction du président français Emmanuel Macron après les frappes menées par l'Iran contre des installations gazières au Qatar. Le ministre iranien a posté un message sur les réseaux sociaux en réaction à l'appel lancé dans la nuit de mercredi à jeudi par Emmanuel Macron à instaurer un "moratoire" sur les bombardements contre "les infrastructures civiles", à la suite des frappes de l’Iran contre les installations gazières au Qatar en réponse à une attaque israélienne contre ses propres installations.
L'armée iranienne a réitéré jeudi ses menaces de "destruction" d'infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, en cas de nouvelle attaque de ses propres installations. "Nous prévenons l'ennemi qu'il fait une grave erreur en attaquant l'infrastructure énergétique de la République islamique d'Iran", a déclaré le centre de commandement interarmées, Khatam Al-Anbiya, cité par l'agence de presse Fars.
Le Hezbollah pro-iranien a affirmé jeudi combattre l'avancée dans le sud du Liban de l'armée israélienne, qui progresse lentement en détruisant "systématiquement" les villages sur son passage, selon une source proche de l'ONU. Dans un communiqué, le Hezbollah a dit avoir "tendu une embuscade" à l'armée israélienne qui tente de progresser vers le village de Taybé, et avoir détruit six chars Merkava israéliens. L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a pour sa part indiqué que Taybé, ainsi que la ville de Khiam où de violents combats se déroulent depuis plusieurs jours, ont été visés par des raids aériens et pilonnés par l'artillerie lourde israélienne.
L’Iran a annoncé jeudi avoir exécuté trois hommes accusés d’avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, les premières pendaisons liées au mouvement de contestation qui avait secoué le pays deux mois avant la guerre. Des ONG et des militants ont mis en garde contre le risque d'une nouvelle vague d'exécutions en plein conflit entre l'Iran d'un côté et Israël et les États-Unis de l'autre.
Les députés iraniens proposent la mise en place de droits payants de passage pour les navires dans le détroit d'Ormuz, au coeur des enjeux dans la guerre au Moyen-Orient, ont rapporté jeudi des médias iraniens. "Au Parlement, nous travaillons à un plan selon lequel les pays devront payer des droits et taxes à la République islamique si le détroit d'Ormuz est utilisé comme voie sûre" pour le transport énergétique et de marchandises, a déclaré la députée de Téhéran Somayeh Rafiei, citée par l'agence officielle Isna.
Emmanuel Macron a dénoncé jeudi une "escalade inconsidérée" au Moyen-Orient où la guerre s'est étendue aux sites de production d'hydrocarbures, en particulier au Qatar, et a appelé à "stopper" les combats pendant l'Aïd el-Fitr, la fête qui marque la fin du ramadan. "Plusieurs (...) pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leurs capacités de production, de la même manière que l'Iran avait été frappé", a relevé le président français à son arrivée à un sommet européen à Bruxelles, appelant de ses voeux des discussions "directes" entre Américains et Iraniens sur cette question.
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé jeudi une "escalade inconsidérée" au Moyen-Orient où la guerre s'est étendue aux sites de production d'hydrocarbures, en particulier au Qatar. "Plusieurs (...) pays du Golfe ont été frappés pour la première fois sur leurs capacités de productions, de la même manière que l'Iran avait été frappé", a relevé le président français, appelant de ses voeux des discussions "directes" entre Américains et Iraniens sur cette question.
Le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, accélère sa hausse jeudi et bondit de plus de 10%, le marché s'inquiétant des répercussions des attaques sur les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient. Vers 09H35 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 9,92%, à 118,03 dollars, peu après avoir grimpé de plus de 10%. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), gagnait 2,59%, à 98,81 dollars. Après l'attaque mercredi par Israël d'une installation gazière iranienne majeure dans le Golfe, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont menacé d'intensifier leurs frappes contre les installations énergétiques du Golfe.
Le point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte a rouvert jeudi, de manière "limitée", pour la première fois depuis sa fermeture par Israël le 28 février, ont confirmé à l'AFP des sources officielles palestiniennes et égyptiennes.
Trois explosions ont été entendues à Tel-Aviv jeudi après une alerte aux missiles iraniens, selon un journaliste de l'AFP sur place. L'armée israélienne avait annoncé peu avant avoir "identifié des missiles lancés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël" et ajouté que la défense antiaérienne avait été activée pour les intercepter. Selon les données publiées par l'armée israélienne, ce tir de missiles depuis l'Iran, qui a visé le centre d'Israël, est le sixième vers le territoire israélien depuis minuit.
Un drone s'est abattu sur la raffinerie saoudienne de Samref, située dans la zone industrielle de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge, et "l'évaluation des dégâts est en cours", a indiqué jeudi matin le ministère saoudien de la Défense. Le ministère avait affirmé plus tôt sur X avoir intercepté un missile balistique visant le port de la ville. La raffinerie de Samref est détenue par le géant pétrolier saoudien Aramco et Mobil Yanbu Refining Company Inc., une filiale d’ExxonMobil.
Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar. "Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, reçus tour à tour à Bercy, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, tout en expliquant que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte".
Une deuxième raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït a été incendiée après une attaque de drone, a indiqué jeudi le ministère koweïtien de l'Information. "L'une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Abdullah, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible d'une attaque de drone, provoquant un incendie sur le site", a dit le ministère sur X. L'autre raffinerie de la compagnie, celle de Mina Al-Ahmadi, a elle aussi été touchée un peu plus tôt par un drone, qui a provoqué un incendie.
La Chine a jugé jeudi "inacceptable" l'assassinat du chef de la sécurité iranienne Ali Larijani, tué cette semaine par Israël, ainsi que de tout autre dirigeant iranien, et a de nouveau réclamé un cessez-le-feu immédiat. Pilier du pouvoir iranien, M. Larijani était membre du Conseil suprême de sécurité nationale. Depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei, également tué par une frappe israélienne, il était considéré par nombre d'analystes comme le dirigeant de facto du pays.
Le prix du gaz européen s'est envolé de 35% jeudi après des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l'Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar. Peu après le début de la cotation à 07H00 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondissait de 24,13% à 67,85 euros le mégawattheure, après avoir grimpé jusqu'à 35%.
Une attaque de drone a touché jeudi matin l'une des plus importantes raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, provoquant un incendie dans l'une de ses unités, a indiqué un média d'Etat. "La Kuwait Petroleum Corporation a annoncé que l'une des unités opérationnelles de la raffinerie de Mina Al-Ahmadi (...) a été la cible d'une attaque de drone, provoquant un incendie localisé", a rapporté l'agence de presse koweïtienne, en ajoutant que l'attaque n'avait pas de fait de victimes.
Tous les incendies qui se sont déclenchés au Qatar sur le premier site de production de GNL au monde à la suite d'une attaque iranienne sont "maîtrisés", a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.
"La Défense civile a entièrement maîtrisé tous les incendies dans la zone industrielle de Ras Laffan", a indiqué cette source, précisant qu'aucun blessé n'est à déplorer et que les opérations de refroidissement et de sécurisation se poursuivent.
L'Iran a annoncé jeudi l'exécution de trois "émeutiers" reconnus coupables du meurtre de membres des forces de l'ordre et d'avoir agi pour Israël et les Etats-Unis.
"Les trois émeutiers condamnés ont été pendus ce matin, jeudi 19 mars, pour meurtre et pour avoir mené une opération en faveur du régime sioniste et des Etats-Unis", a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien, deux mois après de violentes émeutes en Iran.
Donald Trump a menacé mercredi de détruire l'immense champ gazier iranien de South Pars en cas de nouvelle attaque de l'Iran contre un important site qatari de production de gaz naturel liquéfié (GNL).
Le président américain a confirmé sur sa plateforme Truth Social qu'Israël avait frappé le champ gazier de South Pars mais a assuré que les Etats-Unis ne "savaient rien" de l'attaque, qui a conduit à des représailles iraniennes contre l'installation qatarie de Ras Laffan.
"Plus aucune attaque ne sera menée par Israël concernant ce champ de South Pars extrêmement important et précieux, à moins que l'Iran ne décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar. Dans ce cas, les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump.
La compagnie énergétique publique du Qatar a fait état jeudi d'incendies et de nouveaux "dommages considérables" sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site majeur de production de gaz naturel liquéfié (GNL).
"Aux premières heures de jeudi 19 mars, plusieurs de ses installations de GNL ont été la cible de tirs de missiles, provoquant des incendies conséquents et davantage de dommages considérables", a indiqué QatarEnergy sur X. Le site de Ras Laffan avait déjà subi incendie et dommages mercredi à cause d'une attaque iranienne
La défense civile qatarie a maîtrisé entièrement deux des trois incendies, a ajouté le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.
Le cours du baril de Brent, référence du marché pétrolier mondial, s'est envolé de 5% dans les échanges asiatiques jeudi, poussé par l'annonce de frappes contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar qui avivent les craintes de perturbations durables de l'offre de brut.
Vers 02H15 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord bondissait de 5,02% à 112,77 dollars, au plus haut depuis le 9 mars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence du marché américain, prenait 2,67% à 98,89 dollars.
La télévision d'Etat iranienne a dit jeudi qu'un missile avait frappé un site gazier au Qatar, déjà endommagé mercredi.
"La raffinerie de Ras Laffan au Qatar a été frappé de nouveau par un missile, ça brûle", a affirmé la télévision d'Etat iranienne sur Telegram. Le ministère qatari de la Défense avait déjà indiqué que des "missiles balistiques, tirés depuis l’Iran, qui ont visé la cité industrielle de Ras Laffan et causé des dégâts", sans précision.
Le Qatar a fait état jeudi d'une attaque de missiles iranienne et de dommages sur sa principale installation gazière, déjà frappée mercredi.
"L’Etat du Qatar a été la cible de missiles balistiques, tirés depuis l’Iran, qui ont visé la cité industrielle de Ras Laffan et causé des dégâts", a indiqué le ministère qatari de la Défense sur X. L'Iran avait menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques dans le Golfe en représailles à des frappes israélo-américaines sur ses propres installations.
Un navire a été touché jeudi par un "projectile inconnu" à l'est des Emirats arabes unis dans le golfe d'Oman, près du détroit d'Ormuz, a indiqué l'agence maritime britannique UKMTO.
Un incendie a été déclenché à bord, selon l'UKMTO. Cet "incident" est intervenu à une vingtaine de kilomètres (11 miles nautiques) à l'est de Khor Fakkan, au sud du détroit, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, bloqué par l'Iran en riposte à l'offensive américano-israélienne du 28 février.
Le président français Emmanuel Macron a proposé jeudi un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.
"Il est d'intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques", a écrit M. Macron sur X, expliquant avoir joint les dirigeants du Qatar et des Etats-Unis après des frappes ayant touché des "sites de production gazière en Iran et au Qatar".
"Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l'escalade militaire", a-t-il ajouté.