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Actuellement à l'antenne

En directGuerre au Moyen-Orient : L'Iran veut «à tout prix» conclure un accord avec les États-Unis, assure Donald Trump

[Nathan Posner / ANADOLU / Anadolu via AFP]
Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran au Pakistan n'ont pas abouti sur une entente. Donald Trump a accusé dimanche Téhéran de renoncer à se doter de l'arme nucléaire. Dans la foulée, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient imposer à partir de ce lundi un blocus aux ports iraniens. Suivez notre direct.
Le chancelier allemand exhorte Benjamin Netanyahou de mettre fin aux combats au Liban

Le chancelier allemand Friedrich Merz a exhorté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à mettre fin aux combats dans le sud du Liban et à engager des pourparlers de paix directs avec le gouvernement libanais, a indiqué un porte-parole.

Au cours d'un entretien téléphonique avec Benjamin Netanyahou, Friedrich Merz a également exprimé sa "profonde préoccupation" face à l'évolution de la situation dans les Territoires palestiniens et a souligné qu'il ne devait "y avoir aucune annexion partielle de facto de la Cisjordanie", selon le porte-parole du gouvernement allemand.

Friedrich Merz a ajouté à l'intention de son homologie israélien que "l'Allemagne est prête à contribuer à garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", mais seulement après la "cessation des hostilités" et "à condition que les conditions nécessaires soient réunies", selon le compte-rendu de la conversation fourni par le porte-parole.

La guerre a eu un "impact limité" sur l'activité économique française au premier trimestre

La guerre au Moyen-Orient devrait avoir eu "un impact limité" sur l'activité des entreprises en France au premier trimestre, a estimé la Banque de France, qui prévoit toujours une croissance du PIB pouvant aller "jusqu'à 0,3%".

L'activité ralentirait toutefois en avril, selon les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture réalisée auprès de 8.500 chefs d'entreprises et, si les chefs d'entreprises industrielles sont 11% à avoir relevé leurs prix de vente en mars, ils sont 23% à envisager de le faire en avril.

Donald Trump dit qu'il ne s'excusera pas auprès du pape, qu'il juge "faible"

Donald Trump a déclaré qu'il ne comptait pas présenter ses excuses au pape Léon XIV, qu'il a qualifié de "très faible", au lendemain de vives critiques envers le souverain pontife.

"Le pape Léon a tenu de faux propos. Il était farouchement opposé à ce que je fais concernant l'Iran, et on ne peut pas accepter un Iran doté de l'arme nucléaire", a dit le président américain depuis la Maison Blanche, en référence aux propos du pape américain appelant à la fin de la violence dans la guerre en Iran.

Donald Trump a aussi estimé que le pape "faisait preuve d'une grande faiblesse face à la criminalité et à d'autres choses".

Une quinzaine de navires américains déployés pour le blocus, selon le Wall Street Journal

Le Wall Street Journal, citant un haut responsable américain, indique que plus de 15 navires de guerre sont déployés pour soutenir le blocus du détroit d'Ormuz en mer.

Selon la même source, un avis émis aux navigateurs par le service britannique des opérations de commerce maritime (UK Maritime Trade Operations), affilié à la Royal Navy, indique que des restrictions d'accès maritime sont appliquées aux ports et zones côtières iraniens du golfe Persique, du golfe d'Oman et de certaines parties de la mer d'Arabie.

Donald Trump assure que 34 navires ont traversé le détroit d'Ormuz

Selon Donald Trump, "34 navires ont traversé", dimanche, "le détroit d'Ormuz, ce qui représente de loin le nombre le plus élevé depuis le début de cette fermeture absurde", a-t-il déclaré sur Truth Social.

L'Iran veut "à tout prix" conclure un accord avec les États-Unis

Les dirigeants iraniens voudraient "à tout prix" conclure un accord avec les Etats-Unis, a affirmé Donald Trump, après l'échec des pourparlers directs entre les deux pays.

"Je peux vous dire que l'autre camp nous a appelés. Ils voudraient faire un accord, à tout prix", a assuré le président américain aux journalistes à la Maison Blanche, après l'échec des discussions au Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

L'armée israélienne dit avoir frappé 150 cibles du Hezbollah en 24 heures

L'armée israélienne a annoncé lundi avoir frappé au cours des dernières 24 heures environ 150 cibles du Hezbollah dans "de nombreuses zones" du sud du Liban, à la veille de négociations prévues à Washington entre Israël et Beyrouth.

L'armée a également affirmé dans ce communiqué avoir démantelé "des cellules terroristes" du mouvement pro-iranien, "qui tentaient de mener une attaque terroriste contre des soldats de l'armée israélienne".

L'Opep a abaissé sa prévision de la croissance de la demande de pétrole

L'alliance des pays exportateurs de pétrole (Opep) a abaissé de 500.000 barils sa prévision de la croissance de la demande quotidienne de pétrole au 2e trimestre, la justifiant par la situation au Moyen-Orient, selon son rapport mensuel publié lundi.

La demande mondiale d'or noir devrait s'établir à 105,1 millions de barils par jour au 2e trimestre, estime désormais l'Opep, contre 105,6 mb/j prévus dans son évaluation de mars.

La consommation de pétrole devrait ainsi croître de 900.000 barils, alors que l'Opep s'attendait le mois dernier à une augmentation de 1,4 million de barils par jour au 2e trimestre.

"La croissance de la demande pour le 2e trimestre est révisée à la baisse", à la fois pour la zone OCDE et la zone hors-OCDE, "principalement en raison d’une légère faiblesse transitoire de la croissance de la demande de pétrole, compte tenu des développements en cours au Moyen-Orient", a indiqué l'Opep dans son rapport d'avril.

Déclaration
Trump prévient que tout "navire d'attaque rapide" iranien forçant le blocus sera "détruit"

Donald Trump prévient que tout "navire d'attaque rapide" iranien forçant le blocus du détroit d'Ormuz sera "détruit", alors que ce blocus doit être en vigueur depuis 16 heures, heure de Paris.

Dénonçant un acte "illégal" de "piraterie", l'Iran a averti qu'il s'en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si "la sécurité des ports de la République islamique (...) était menacée".

La Russie a évacué la quasi-totalité de son personnel de la centrale iranienne de Bouchehr

La Russie a évacué la quasi-totalité de son personnel de la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr, construite et opérée avec l'aide de Moscou, avec le départ lundi de 108 personnes, a indiqué le directeur général du groupe Rosatom Alexeï Likhatchev.

"Cent-huit personnes sont actuellement en route vers Ispahan, tout se déroule comme prévu", a déclaré M. Likhatchev à des journalistes dont l'AFP, précisant que "vingt personnes restent à la centrale", des managers et responsables d'équipements, après cette "rotation finale".

Netanyahu apporte son soutien au blocus des ports iraniens annoncé par Washington

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affiché lundi son soutien au blocus des ports iraniens décidé par Donald Trump, se disant en étroite coordination sur le sujet avec les Etats-Unis.

"L'Iran a enfreint les règles (des pourparlers de paix au Pakistan), le président Trump a décidé d'imposer un blocus naval", a déclaré M. Netanyahu à l'occasion du Conseil des ministres, selon une vidéo diffusée par son bureau. "Nous soutenons bien sûr cette position ferme, et sommes en coordination constante avec les Etats-Unis".

La Turquie réclame la réouverture du détroit d'Ormuz "au plus vite"

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a réclamé lundi la réouverture du détroit d'Ormuz "au plus vite", après l'échec des négociations dimanche entre les Etats-Unis et l'Iran. "Ce que nous disons, c'est que les négociations nécessaires avec l'Iran doivent être menées, qu'il faut faire montre de persuasion et que le détroit doit être rouvert au plus vite", a insisté le ministre lors d'un entretien en direct avec l'agence de presse étatique Anadolu.

Paris et Londres organiseront une "conférence" en vue d'une "mission multinationale pacifique"

La France et le Royaume-Uni vont organiser "dans les tout prochains jours une conférence avec les pays prêts à contribuer" à "une mission multinationale pacifique destinée à restaurer la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz, a annoncé lundi Emmanuel Macron. "Cette mission strictement défensive et distincte des belligérants aura vocation à se déployer dès que la situation le permettra", a ajouté le président français sur le réseau X. Il a appelé à ne ménager "aucun effort" pour "parvenir rapidement à un règlement solide et durable du conflit au Moyen-Orient par la voie de la diplomatie".

L'armée iranienne avertit qu'aucun port du Golfe ne sera en sécurité si les siens sont menacés

L'armée iranienne affirme ce lundi que le blocus naval, annoncé par Donald Trump après l'échec des négociations au Pakistan, est "illégal" et constitue un acte de "piraterie". Elle avertit qu'aucun port du Golfe ne sera en sécurité si les siens sont menacés. 

Le pétrole rebondit au-delà de 100 dollars après l'annonce du blocus des ports iraniens

Les prix du pétrole rebondissaient de 7% ce lundi en fin d'échanges asiatiques, remontant au-delà de 100 dollars le baril après l'annonce par les États-Unis d'un blocus des ports iraniens, tandis que les Bourses asiatiques sont apparues de nouveau sous pression.

Alors qu'il était redescendu autour de 97 dollars en fin de semaine dernière, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai rebondissait de 7,40% à 103,70 dollars lundi vers 06h40 GMT.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, référence mondiale, s'échangeait à 101,79 dollars, en hausse de 6,97%. Tous deux ont gagné plus de 8% en début d'échanges. L'armée américaine a affirmé qu'elle débuterait un blocus des ports iraniens à partir de lundi 14h00 GMT, après l'échec des pourparlers au Pakistan.

Les États-Unis vont imposer un blocus des ports iraniens

Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils allaient imposer à partir de lundi un blocus aux ports iraniens après l'échec des pourparlers directs entre les deux pays, dont Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité.

Dès l'annonce de l'impasse, le Pakistan, hôte de ces négociations, a appelé au respect de la trêve de deux semaines convenue mercredi entre les Etats-Unis et l'Iran. Mais aucune des deux parties ne s'est exprimée sur le devenir du cessez-le-feu devant expirer le 22 avril.

Cet échec fait craindre une reprise de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février, qui a fait plus de 6.000 morts, surtout en Iran et au Liban, et qui perturbe l'économie mondiale.

L'armée américaine a annoncé dimanche qu'elle imposerait à partir de lundi à 14H00 GMT un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens", faute d'accord pour mettre fin au conflit.

Mais elle a précisé qu'elle autoriserait la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial et l'approvisionnement en pétrole, selon un communiqué du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.

Après l'annonce ce blocus, le baril de pétrole américain est remonté au-delà des 100 dollars lundi à la réouverture des marchés, en hausse de plus de 8 %.

Donald Trump s'en prend au pape après son message antiguerre

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche qu'il n'est "pas un grand fan" du pape Léon XIV, qui avait la veille prononcé une virulente allocution contre la guerre, et s'est livré à une violente diatribe contre lui sur les réseaux sociaux.

"Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C'est quelqu'un de très libéral, et c'est un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité", a déclaré M. Trump aux journalistes à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland.

Il a accusé le souverain pontife de "faire joujou avec un pays qui souhaite se doter de l'arme nucléaire", en référence à l'Iran.

Peu après, Donald Trump a publié un long message sur son réseau Truth Social, accusant pêle-mêle Léon XIV de soutenir le programme d'armement nucléaire iranien, de s'être opposé à l'opération militaire américaine au Venezuela en janvier et de rencontrer des sympathisants de l'ex-président démocrate Barack Obama, entre autres.

"Je ne veux pas d'un pape qui critique le président des Etats-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j'ai été élu, DE FACON ECRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l'histoire", a écrit le président républicain.

Dans l'une de ses plus virulentes critiques des conflits qui embrasent la planète, notamment au Moyen-Orient, Léon XIV avait déclaré samedi que la foi était nécessaire "pour affronter ensemble ce moment dramatique de l'Histoire".

"Assez de l'idolâtrie du moi et de l'argent! Assez des démonstrations de force! Assez de guerre! La véritable force se manifeste en servant la vie", avait lancé le pape américain lors d'une veillée de prière pour la paix à la basilique Saint-Pierre de Rome.