Donald Trump entend "faire pression" sur son homologue chinois Xi Jinping lors de son déplacement en Chine la semaine prochaine, alors que les Etats-Unis veulent obtenir un accord mettant fin à la guerre en Iran, a affirmé dimanche un responsable américain.
"Je m'attends à ce que le président fasse pression", a dit le responsable à des journalistes sous le couvert de l'anonymat, soulignant que le président américain avait déjà fait pression sur l'Iran lors de ses derniers appels avec le dirigeant chinois.
Le président français Emmanuel Macron a assuré dimanche que son pays n'avait "jamais envisagé" un "déploiement" militaire naval dans le détroit d'Ormuz, mais une mission de sécurisation "concertée avec l'Iran".
Lors d'une conférence de presse à Nairobi, le président français a martelé qu'il s'en tenait à "cette position", en réponse à l'Iran qui a averti dimanche d'une "réponse décisive et immédiate" en cas de déploiements français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti dimanche d'une "réponse décisive et immédiate" de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région.
"Nous leur rappelons qu'en temps de guerre comme en temps de paix, seule la République islamique d'Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit et qu'elle n'autorisera aucun pays à s'ingérer dans ce domaine", a affirmé sur X M. Gharibabadi.
Le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, une fois qu'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran aura été conclu.
La guerre en Iran n'est "pas finie" car il faut encore "retirer d'Iran" les stocks d'uranium enrichi, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS, selon un extrait d'interview diffusé dimanche.
La guerre "a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran", a-t-il dit, ajoutant qu'il restait également "des sites d'enrichissement à démanteler".
La réponse que l'Iran a transmise dimanche via le Pakistan à la proposition américaine pour un règlement durable du conflit au Moyen-Orient est centrée sur "la fin de la guerre et la sécurité maritime", a indiqué l'agence de presse iranienne Isna.
"L'axe principal de la réponse de l'Iran à la proposition américaine porte sur +la fin de la guerre et la sécurité maritime+ dans le Golfe Persique et le détroit d'Ormuz", a écrit Isna sur son compte Telegram, peu après que l'agence officielle Irna a annoncé que l'Iran avait transmis cette réponse, attendue par Washington depuis vendredi, sans plus de détails.
Les Emirats arabes unis ont annoncé avoir intercepté dimanche deux drones iraniens, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dans le conflit au Moyen-Orient.
"Les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis ont intercepté deux drones lancés depuis l'Iran", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué sur X.
Le Koweït a fait état d'une attaque de drones dimanche sur son territoire, malgré le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dans le conflit au Moyen-Orient.
"Les forces armée ont détecté à l'aube aujourd'hui un certain nombre de drones hostiles dans l'espace aérien koweïtien, traités conformément aux procédures établies", a écrit l'état-major de l'armée sur X, sans préciser la provenance des drones.
L'armée iranienne a averti dimanche que les pays appliquant les sanctions américaines contre la République islamique auraient des difficultés à franchir le détroit d'Ormuz, passage maritime hautement stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Le gouvernement américain a annoncé le 1er mai de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens et mis en garde les navires qui paieraient les autorités de Téhéran pour franchir ce détroit.
"Nous avons mis en place un nouveau dispositif juridique et sécuritaire dans le détroit d'Ormuz. Désormais, tout navire souhaitant le traverser devra se coordonner avec nous", a rappelé Mohammad Akraminia, responsable de l'armée, à l'agence de presse officielle IRNA.
Ce dispositif "désormais en vigueur" apportera "des avantages sur les plans économique, sécuritaire et politique", a-t-il ajouté. "Les pays qui se rangent du côté des Etats-Unis en imposant des sanctions à la République islamique d'Iran rencontreront certainement des difficultés pour traverser le détroit d'Ormuz", a-t-il menacé.
Un projectile non identifié a frappé un navire au large des côtes du Qatar tôt dimanche matin, a rapporté une agence maritime, après que les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé la veille de prendre pour cible des navires "ennemis" dans la région.
Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, un vraquier a signalé avoir été touché à 23 milles marins au nord-est de Doha par un "projectile inconnu". "Un petit incendie s'est déclaré mais a été éteint, il n'y a pas de victimes. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a précisé l'agence.
L'agence de presse iranienne Fars, citant une source informée du dossier, a affirmé que "le vraquier frappé près des côtes du Qatar battait pavillon américain et appartenait aux Etats-Unis", sans dire explicitement que c'est l'Iran qui l'a visé.
"Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis", avait déclaré samedi le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran, selon la télévision publique Irib et l'agence Isna.
Les autorités israéliennes ont expulsé dimanche deux militants, espagnol et brésilien, qu'elles avaient arrêtés à bord de la "flottille pour Gaza", a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
"Après l'enquête terminée, les deux provocateurs professionnels, Saif Abukeshek et Thiago Ávila, membres de la flottille de provocation, ont été expulsés aujourd'hui d'Israël", a indiqué le ministère israélien sur X, sans préciser vers quel pays les deux hommes ont été expulsés.
Alors que les Etats-Unis attendent toujours la réponse de Téhéran à leurs dernières propositions, l'Iran a menacé de s'en prendre à des sites appartenant à Washington au Moyen-Orient.
"Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis", ont averti, dans la nuit de samedi à dimanche, les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran.
"Des missiles et des drones sont braqués sur l'ennemi et nous attendons l'ordre de tir", a ajouté le général Majid Moussavi, commandant des forces aérospatiales des Gardiens, un mois après le cessez-le-feu intervenu dans la guerre entre l'Iran et les alliés israélo-américains.
Ces menaces surviennent peu après une attaque des Etats-Unis contre deux pétroliers iraniens dans le Golfe d'Oman. L'armée américaine, qui impose depuis le 13 avril un blocus des ports iraniens, a annoncé avoir "neutralisé" vendredi par voie aérienne les deux bâtiment dans cet accès au détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du pétrole consommé dans le monde.
Une source militaire iranienne a indiqué que Téhéran avait répliqué. Et la République islamique a dénoncé auprès de l'ONU une "violation flagrante" de la trêve. Si les navires ne transportaient pas de cargaison selon l'armée, les images diffusées par le commandement militaire américain pour la région (Centcom) montrent d'épaisses colonnes de fumée s'échappant des postes de pilotage.