Des frappes israéliennes ont fait huit morts mercredi dans l'est du Liban, a rapporté le ministère libanais de la Santé, après une nouvelle journée de pilonnage de l'armée israélienne qui dit viser le Hezbollah pro-iranien.
D'après un communiqué du ministère, huit personnes ont été tuées et trois blessées dans le district de Baalbek (est). Quatre autres personnes sont mortes à Burj al-Shemali, près de Tyr (sud), et 17 ont été blessées dans une série de raids sur la banlieue sud de Beyrouth, selon la même source.
Donald Trump, qui multiplie les déclarations contradictoires sur la possible durée du conflit au Moyen-Orient, a dit mercredi que les Etats-Unis devaient "finir le boulot" en Iran.
"Nous ne voulons pas partir avant l'heure, n'est-ce pas? Nous devons finir le boulot, non?", a lancé le président américain pendant un meeting à Hebron dans le Kentucky.
Quelques heures auparavant, il avait laissé entendre que la fin de l'opération militaire américaine serait proche, en assurant qu'il "ne restait pratiquement rien à frapper" dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios.
Le Hezbollah a affirmé mercredi avoir lancé une nouvelle opération contre Israël, en tirant un barrage de roquettes vers le nord du pays, au moment où Israël bombardait de nouveau son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.
Le mouvement pro-iranien a indiqué, dans un communiqué, avoir "tiré des dizaines de roquettes", "en réponse à l'agression criminelle contre des dizaines de villes et villages libanais et de la banlieue sud de Beyrouth".
L'armée israélienne a annoncé mercredi soir avoir lancé une série de frappes "à grande échelle" sur la banlieue sud de Beyrouth contre le Hezbollah et promis d'agir "avec une force considérable" contre le mouvement libanais pro-iranien.
L'armée "a commencé une série de frappes à grande échelle contre des infrastructures du Hezbollah" dans la banlieue sud de la capitale libanaise, a annoncé un communiqué. L'armée avait peu avant fait état de tirs de roquettes nourris du Hezbollah sur le nord d'Israël.
"A la suite des crimes graves commis par l'organisation terroriste Hezbollah, l'armée israélienne agira bientôt avec une force considérable contre ses installations, ses intérêts et ses capacités militaires" dans la banlieue sud, a par ailleurs prévenu le porte-parole en langue arabe de l'armée, le colonel Avichay Adraee, sur les réseaux sociaux.
Donald Trump a assuré mercredi que les Etats-Unis avaient frappé jusqu'ici "28 navires poseurs de mines" iraniens, pendant un échange avec la presse en marge d'une visite d'usine dans l'Ohio (région des Grands lacs).
"Nous avons frappé 28 navires poseurs de mines jusqu'ici", a dit le président américain, en décrivant à nouveau l'offensive israélo-américaine contre l'Iran comme une "excursion" et en assurant qu'elle était "très en avance" sur le calendrier prévu.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mercredi une résolution réclamant la "cessation immédiate" des attaques de l'Iran contre les Etats du Golfe et la Jordanie, cibles de nombreuses frappes depuis le début du conflit.
Le texte de la résolution condamne en outre "toute action ou menace" de l'Iran "visant à fermer, entraver ou interférer de quelque manière que ce soit avec la navigation internationale dans le détroit d'Ormuz".
Le texte soumis au vote du Conseil de sécurité était porté par Bahreïn avec les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) ainsi que la Jordanie. Un total de 135 pays membres de l'ONU ont apporté leur soutien à la résolution.
Donald Trump a assuré mercredi qu'il règnerait bientôt "une grande sécurité" dans le détroit d'Ormuz, point de passage extrêmement important pour le commerce de pétrole, où le trafic est quasiment à l'arrêt à cause de la guerre au Moyen-Orient.
"Vous allez voir une grande sécurité et cela va arriver très, très rapidement", a dit le président américain, interrogé à la Maison Blanche sur le passage de pétroliers à cet endroit.
Les Bourses européennes ont clôturé mercredi en baisse mais sans céder à la panique, après l'annonce du déstockage de réserves stratégiques pétrolières pour éviter l'envolée des prix du baril face à la guerre au Moyen-Orient.
La place de Francfort a subi le plus fort recul en Europe (-1,37%), tandis que Londres et Paris perdaient respectivement 0,90% et 0,19%. Milan a également terminé en repli (-0,95%).
La guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah a fait en dix jours 634 morts au Liban - dont 91 femmes et 47 enfants - ainsi que 1.586 blessés, a annoncé mercredi le ministre libanais de la Santé Rakan Nassereddine au cours d'un point de presse.
Le nombre total de déplacés enregistrés auprès des autorités s'élève à 816.000, dont 126.000 hébergés dans des centres d'accueil, a indiqué la ministre des Affaires sociales Haneen Sayed au cours du même point de presse.
Le président Emmanuel Macron a prévenu mercredi que les capacités militaires de l'Iran n'étaient "pas réduites à zéro" par les frappes américaines et israéliennes et renvoyé à Donald Trump la décision de "clarifier à la fois ses objectifs finaux et le tempo qu'il veut donner aux opérations".
"Il y a déjà aujourd'hui des dommages considérables qui ont été portés aux capacités balistiques militaires de l'Iran (mais il) continue d'agresser plusieurs pays de la région et donc ses capacités ne sont pas réduites à zéro", a affirmé le chef de l'Etat français à l'issue d'une réunion des dirigeants du G7.
Des experts ukrainiens ont commencé leur travail au Qatar, aux Emirats arabes unis et en Arabie saoudite, où ils doivent partager leur expérience d'interception des drones de conception iranienne, a annoncé mercredi la présidence ukrainienne.
Trois groupes incluant notamment "des experts, des militaires, des ingénieurs (...) travaillent déjà" sur place, a déclaré le chef de l'Etat Volodymyr Zelensky. La présidence a précisé que ces équipes étaient déployées dans ces trois pays.
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a averti mercredi les civils iraniens de se tenir éloignés des ports du détroit d'Ormuz utilisés, selon Washington, à des fins militaires par Téhéran.
"Le régime iranien utilise des ports civils le long du détroit d'Ormuz pour mener des opérations militaires qui menacent le transport maritime international", a déclaré le Centcom dans un communiqué, ajoutant que "ces actions dangereuses menacent les vies de personnes innocentes".
"Le Centcom exhorte les civils en Iran à éviter immédiatement tous les sites portuaires où les forces navales iraniennes opèrent", précise le communiqué, laissant entendre que l'armée américaine pourrait frapper ces infrastructures.
Les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé "à l'unanimité" mercredi de libérer 400 millions de barils de pétrole provenant de leurs réserves stratégiques, le déblocage "le plus important" de l'histoire de l'institution, dans le but de calmer les marchés.
"Les pays de l’AIE vont mettre 400 millions de barils de pétrole (...) à la disposition du marché pour compenser la perte d’approvisionnement due à la fermeture effective du détroit" d'Ormuz, a annoncé le directeur exécutif de l'agence de l'énergie de l'OCDE, Fatih Birol, lors d'une déclaration vidéo mercredi.
"Les pays de l’AIE ont décidé à l’unanimité de lancer la plus grande libération de stocks pétroliers d’urgence de l’histoire de notre agence", a-t-il ajouté.
"Il s’agit d’une action majeure qui vise à atténuer les effets immédiats de la perturbation des marchés. Mais pour être clair, la chose la plus importante pour un retour à des flux stables de pétrole et de gaz est la reprise du transit par le détroit d’Ormuz", a-t-il dit.
"Les stocks d’urgence seront mis à la disposition du marché selon un calendrier adapté à la situation nationale de chaque pays membre et seront complétés par des mesures d’urgence supplémentaires dans certains pays", a indiqué l'AIE dans un communiqué.
Emmanuel Macron a suggéré mercredi en ouverture d'une visioconférence avec ses homologues du G7 d'appeler les autres pays à "s'abstenir de toute restriction aux exportations de pétrole et de gaz, qui pourraient déstabiliser les marchés".
Le président français a aussi exhorté Donald Trump et les autres dirigeants des pays membres de ce forum à se "coordonner" afin de "rétablir clairement la liberté de navigation", "dès que possible", alors que le détroit d'Ormuz dans le Golfe est de facto impraticable pour l'acheminement d'hydrocarbures.
Donald Trump, qui multiplie les déclarations sur une fin prochaine de l'offensive américaine en Iran, a assuré mercredi qu'il "ne restait pratiquement rien à frapper" dans le pays, dans un entretien téléphonique avec le site Axios.
"Dès que je souhaiterai que ça s'arrête, ça s'arrêtera", a encore dit le président américain, prédisant que la guerre s'arrêterait "bientôt", peu après que le ministre israélien de la Défense a déclaré que l'offensive menée conjointement par Israël et les Etats-Unis se poursuivrait "sans limite de temps".
Face à l'envolée des cours du pétrole qui menace l'économie mondiale et l'impact politique délétère d'un conflit prolongé pour son parti, Donald Trump avait brusquement changé de ton lundi, déclarant que la guerre ne serait qu'"une excursion de courte durée".
Une vingtaine d'Etats soutenant la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban ont fait part mercredi de leur "profonde inquiétude" face à "l'escalade des hostilités" dans ce pays, avant un Conseil de sécurité consacré au conflit au Moyen-Orient.
"Nous exhortons Israël à s'abstenir de toute attaque contre les infrastructures civiles et les zones densément peuplées et à respecter la souveraineté libanaise et son intégrité territoriale", a déclaré l'ambassadeur de France Jérôme Bonnafont, lisant une déclaration au nom des Etats.
Outre la France, les pays signataires sont l'Arménie, l'Autriche, Bahreïn, le Cambodge, la Croatie, Chypre, le Danemark, l'Estonie, la Finlande, l'Allemagne, la Grèce, l'Inde, l'Irlande, l'Italie, Malte, le Népal, la Macédoine du Nord, Panama, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, l'Espagne et l'Uruguay.
La Suisse a annoncé mercredi la fermeture temporaire de son ambassade à Téhéran en raison de la guerre au Moyen-Orient, mais a déclaré qu'elle maintiendrait une "ligne ouverte" de communication entre les Etats-Unis et l'Iran.
Le ministère des Affaires étrangères "a décidé de fermer temporairement l'ambassade suisse à Téhéran", mais " dans le cadre de ses bons offices, la Suisse continuera à maintenir une ligne de communication ouverte entre les Etats-Unis et l'Iran, en consultation avec les deux pays", a-t-il précisé dans son communiqué.
Depuis des décennies, la Suisse, pays neutre, joue un rôle clé dans le maintien des contacts diplomatiques de base entre l'Iran et les Etats-Unis.
Une série de fortes explosions a été entendue mercredi à Téhéran, au 12ème jour de la guerre avec les États-Unis et Israël, a rapporté un journaliste de l'AFP.
Il n'était pas possible dans l'immédiat de connaitre l'emplacement exact de ces explosions, mais des colonnes de fumée ont été vues s'élevant de la partie est de la capitale iranienne, a indiqué le journaliste.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré mercredi que l'offensive menée conjointement par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran depuis le 28 février se poursuivrait "sans limite de temps".
"Cette opération se poursuivra sans aucune limite de temps, aussi longtemps que nécessaire, jusqu'à ce que nous atteignions tous les objectifs et décidions de l'issue de la campagne", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec les responsables militaires israéliens. "La direction iranienne qui a survécu fuit comme des souris dans des tunnels, exactement comme la direction du Hamas à Gaza", a ajouté Israël Katz, cité par son bureau.
L'Union européenne a pris de nouvelles sanctions contre 19 responsables et entités iraniens, coupables de violations "graves" des droits humains, a indiqué mercredi la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas, dans un message publié sur X.
Cette décision envoie "un message à Téhéran : l'avenir de l'Iran ne peut pas se construire sur la répression", a-t-elle déclaré.
The EU continues to hold Iran accountable.
Today, EU Member States ambassadors approved new sanctions targeting 19 regime officials and entities responsible for serious human rights violations.
As the Iran war continues, the EU will protect its interests and pursue those…— Kaja Kallas (@kajakallas) March 11, 2026
L'armée iranienne a dit mercredi avoir visé plusieurs cibles en Israël, dont la direction du renseignement militaire et une base navale, parlant de frappes "toujours en cours".
Les cibles visées depuis le début de la matinée comptent également une base navale à Haïfa et une base militaire d'observation radar, selon le communiqué de l'armée relayé par la télévision d'Etat.
L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir lancé le matin même une nouvelle vague de frappes à "grande échelle" en Iran et sur la capitale libanaise Beyrouth.
En Iran, ces frappes visent "les infrastructures du régime (...) à travers" le pays. "Dans le même temps, l'armée a commencé à frapper les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", indique un communiqué.
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.
"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.
Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.
De nouvelles frappes ont visé mercredi matin la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après un avertissement israélien, a indiqué l'agence officielle libanaise.
Une épaisse fumée noire s'élève du secteur visé, dont une grande partie des habitants a fui, selon les images de l'AFP. Ces raids interviennent après une attaque à l'aube sur un quartier densément peuplé de Beyrouth.
Une frappe israélienne sur la plaine de la Békaa, un bastion du Hezbollah pro-iranien dans l'est du Liban, a fait sept morts et 18 blessés, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la frappe a visé une maison où habite une famille de réfugiés syriens. L'armée israélienne cible la plaine orientale de la Békaa, frontalière de la Syrie, depuis le début de ses campagnes aériennes de bombardements contre le Liban il y a dix jours, et y a mené deux opérations héliportées.
Les marchés boursiers européens sont repartis dans le rouge mercredi, après leur rebond de la veille, face à l'incertitude autour de la guerre au Moyen-Orient et de l'évolution du prix des hydrocarbures.
Dans les premiers échanges, vers 8H05 GMT, Paris perdait 0,72%, Francfort 1,09% et Londres 0,63%. Milan cédait 0,79%.
Deux drones sont tombés près de l'aéroport de Dubaï mercredi, blessant quatre personnes - deux ressortissants ghanéens, un bangladais et un indien -, mais le trafic n'a pas été affecté, ont annoncé les autorités de l'émirat du Golfe dans un communiqué, au douzième jour de la guerre.
"Deux drones sont tombés il y a peu dans le secteur de l'aéroport international de Dubaï", faisant quatre blessés - deux ressortissants ghanéens, un bangladais et un indien. "Le trafic aérien fonctionne normalement", selon le communiqué.
Un nouveau navire a été touché par un "projectile inconnu" au large des Emirats arabes unis, le deuxième en quelques heures, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique (UKMTO).
Le capitaine d'un vraquier, qui se situait à 50 milles nautiques au nord-ouest de Dubaï, "a signalé que son bateau avait été touché par un projectile inconnu", selon l'agence. "Aucun impact environnemental n'a été rapporté. L'équipage est sain et sauf", a-t-elle ajouté.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 qui se réuniront mercredi à la demande d'Emmanuel Macron sur la guerre au Moyen-Orient, "évoqueront sans doute" le "sujet des stocks stratégiques" de pétrole, a indiqué mercredi le ministre français de l'Economie Roland Lescure.
Les ministres de l'Energie du G7, réunis mardi à Paris dans un contexte de forte instabilité des prix du pétrole, ont déjà affirmé être "prêts" à prendre "toutes les mesures nécessaires", en coordination avec l'Agence internationale de l'énergie (AIE), y compris le recours aux réserves stratégiques" de pétrole.
La guerre au Moyen-Orient devrait entraîner "un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance", a affirmé mercredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, sur RTL.
"Le sens de cette crise est malheureusement plus clair au fil des jours: ça signifie économiquement un peu plus d'inflation et un peu moins de croissance", a-t-il déclaré à la radio, estimant cependant que "l'inflation en France restera basse".
La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française.
Le nouveau guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, est "sain et sauf" malgré ses blessures, a affirmé ce mercredi le fils du président iranien sur son compte Telegram.
"J'ai entendu les informations disant que M. Mojtaba Khamenei avait été blessé. J'ai demandé à des amis qui ont des connections. Ils m'ont dit que, grâce à Dieu, il était sain et sauf", a écrit Yousef Pezeshkian, qui est aussi conseiller du gouvernement.
Mojtaba Khamenei aurait été blessé durant le raid qui a tué son père au premier jour de l'offensive israélo-américaine le 28 février, mais les détails sur la gravité de ses blessures ne sont pas connus et il n'est pas apparu en public depuis.
Un navire a été touché mercredi par un "projectile inconnu" dans le détroit d'Ormuz, qui a provoqué un incendie à bord, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Le cargo, qui se trouvait à 11 miles nautiques au nord d'Oman, "a demandé de l'aide et l'équipage est en train d'évacuer le navire", a ajouté l'UKMTO.
Plusieurs explosions ont été entendues mercredi dans la capitale du Qatar, Doha, ont rapporté des journalistes de l'AFP, au douzième jour de la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Le ministère qatari de l'Intérieur avait fait état un peu plus tôt d'un "niveau de menace sécuritaire élevé", et appelé les habitants à ne pas sortir et à se tenir à l'écart des fenêtres.
Le chef de la police iranienne a prévenu que tout manifestant contestant les autorités serait traité comme un "ennemi", alors que l'Iran est en guerre depuis douze jours.
"Si quelqu'un s'avance conformément aux souhaits de l'ennemi, nous ne le considérerons plus comme un simple manifestant, mais comme un ennemi. Et nous lui ferons subir le même traitement qu'à un ennemi", a déclaré le chef de la police nationale Ahmad-Reza Radan dans des commentaires diffusés par la télévision nationale Irib.
Le président américain Donald Trump a appelé les Iraniens à prendre le pouvoir, deux mois après une mouvement de protestation réprimé dans le sang.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) propose un recours sans précédent des réserves stratégiques de pétrole afin d'enrayer la flambée des prix causée par le conflit au Moyen-Orient, a rapporté mardi soir le Wall Street Journal. Depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, l'Iran riposte bloquant de facto le détroit d'Ormuz et en ciblant les infrastructures énergétiques.
Le déblocage par les grands pays d'un volume sans précédent de leurs réserves, supérieur à celui consenti lors de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, devrait être acté dans la journée.
Les dirigeants du G7 doivent par ailleurs se réunir par visioconférence ce mercredi sur l'impact économique du conflit, qui affole les prix du pétrole et menace d'asphyxier l'économie mondiale.
De nouvelles explosions ont été entendues dans la nuit de mardi à mercredi par des journalistes à Téhéran.
Ces détonations ont retenti dans le nord et l'ouest de la capitale iranienne, déjà secouée par des explosions plus tôt dans la journée. Les cibles visées n'étaient pas connues dans l'immédiat. L'armée israélienne a revendiqué une nouvelle vague de frappes contre la ville.
Durant la nuit de mardi à mercredi, l'armée idéologique iranienne, les Gardiens de la révolution, a revendiqué la vague de frappes "la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre" à travers la région, a annoncé tôt ce mercredi matin la télévision d'Etat Irib. Ces attaques visaient notamment des cibles américaines et israéliennes.
Un champ pétrolier en Arabie saoudite a également été touché au moment où l'Agence internationale de l'énergie (AIE) envisage un recours sans précédent aux réserves stratégiques face à la flambée des cours du brut.
Les forces américaines ont, quant à elles, annoncé mardi avoir détruit 16 bateaux poseurs de mines iraniens "près du détroit d'Ormuz". Cette attaque survient après que Donald Trump a menacé l'Iran d'importantes "conséquences militaires" si Téhéran décidait de miner ce passage névralgique pour le transport du pétrole et du gaz.