L'armée américaine a annoncé vendredi avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l'Iran afin de l'empêcher d'attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz.
Les frappes ont repris à 17H00 heure de Washington (21H00 GMT), selon un message sur X du Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), affirmant vouloir empêcher Téhéran "d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux" dans le détroit.
"Le commandant en chef a ordonné ces frappes afin que les forces iraniennes rendent des comptes", a ajouté l'armée en désignant le président américain Donald Trump.
Le ministère de la Défense du Koweït a annoncé dimanche que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été attaqués lors d'un nouvel échange de frappes entre l'Iran et les Etats-Unis, faisant un blessé et des dégâts.
"Trois postes-frontières dans le nord du pays ont été la cible d'une attaque lâche, occasionnant des dégâts matériels", a déclaré le ministère dans un communiqué, sans préciser l'origine de l'attaque et en ajoutant "qu'une plateforme de forage offshore appartenant à la Kuwait Oil Company (...) a été prise pour cible par un drone hostile, blessant un employé et provoquant des dégâts matériels".
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a exhorté dimanche les Etats-Unis et l'Iran à "la plus grande retenue" et à "reprendre d'urgence les négociations", après une nouvelle reprise des hostilités.
"Le Secrétaire général est profondément préoccupé par l'importante escalade et la reprise des confrontations militaires dans le Golfe," et "appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue" et "à reprendre d'urgence les négociations", a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric dans un communiqué.
Un employé des télécommunications a été tué et deux autres blessés dans des attaques sur la province de Hormozgan qui borde le Golfe au sud de l'Iran, a rapporté un média d'Etat, après la reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.
"Après l'attaque de l'ennemi sur Farur, à Bandar Lengeh, un employé de l'entreprise nationale de télécommunications a été tué dans l'exercice de ses fonctions et deux de ses collègues ont été blessés", a indiqué l'agence de presse iranienne Irna.
Une dizaine de projectiles ont frappé dimanche l'île iranienne de Qeshm, située dans le stratégique détroit d'Ormuz, a annoncé un média d'Etat iranien, après les reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.
"Entre 10 et 11 projectiles ennemis ont touché l'île de Qeshm depuis dimanche après-midi", a déclaré Hossein Amir Teymouri, le gouverneur de l'île, à l'agence de presse Irna, ajoutant que "toutes les cibles étaient militaires" et qu'aucune victime n'était à déplorer.
Donald Trump a affirmé dimanche que les Etats-Unis ont frappé l'Iran "très fort" la nuit dernière et suggéré qu'un accord était en bonne voie entre les deux pays avant cette nouvelle reprise des hostilités.
"Nous les avons frappés très fort hier soir. Nous avions un accord avec eux hier. Ils cédaient sur tout, et d'un coup, deux heures après ça, ils ont frappé un navire avec un drone", a déclaré le président américain à CNN par téléphone.
L'armée américaine a affirmé dimanche que le détroit d'Ormuz est "ouvert" et que la circulation des navires "fonctionne", malgré l'annonce faite par l'Iran plus tôt d'une fermeture de cette voie maritime stratégique après une nouvelle reprise des hostilités avec les Etats-Unis.
"Le détroit d'Ormuz est ouvert à tous les navires souhaitant transiter légalement par cette voie navigable internationale", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. "L'Iran ne contrôle pas le détroit. La circulation fonctionne".
Oman a annoncé dimanche avoir secouru 23 membres d'équipage et être à la recherche d'un autre après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz imputée par les Etats-Unis à l'Iran.
Les marins reçoivent "les soins médicaux nécessaires" et "les opérations de recherche se poursuivent pour un membre d'équipage porté disparu", écrit le Centre de sécurité maritime d'Oman dans un communiqué.
Le Commandement central de l'armée américaine (Centom) accuse l'Iran d'avoir touché le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote, ce qui a entraîné des représailles américaines.
Selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO, l'attaque a eu lieu à 9 milles nautiques (environ 17 km) à l'est de la péninsule de Moussandam, appartenant au sultanat d'Oman, et a causé un incendie à bord, engendrant l'évacuation de l'équipage sur un canot de sauvetage.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé dimanche avoir frappé deux navires dans le détroit d'Ormuz, sans donner leurs noms. Ils ont justifié les tirs sur le premier navire par le fait qu'il empruntait une "route non autorisée".
L'Iran a annoncé dans le même temps la fermeture du détroit d'Ormuz.
De son côté, le ministère des Affaires étrangères indien a indiqué que sur ses onze ressortissants qui se trouvaient à bord du navire battant pavillon chypriote, 10 avaient été évacués et le onzième était porté disparu.
Les frappes américaines menées dans la nuit de samedi à dimanche contre l'Iran ont coûté la vie à un militaire iranien, ont rapporté les médias locaux.
"Le lieutenant Hamidreza Dehghani, de la marine de l'Armée de la République islamique d'Iran, est tombé en martyr lors de l'attaque criminelle et terroriste perpétrée hier soir par les Etats-Unis contre le port de Jask", situé dans le sud de l'Iran et donnant sur le Golfe, ont indiqué les agences de presse Mehr et Tasnim, citant un responsable local.
Le Qatar a condamné dimanche les attaques iraniennes contre son territoire et ses voisins, après les salves de missiles lancées par la République islamique contre plusieurs pays arabes.
"Le Qatar condamne avec la plus grande fermeté les nouvelles attaques menées par la République islamique d'Iran", indique un communiqué de l'émirat du Golfe, qui dénonce également les frappes iraniennes contre la Jordanie, les Emirats arabes unis, Bahreïn, Oman et le Koweït, qualifiées de "dangereuse escalade".
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, un ancien chef des Gardiens de la Révolution, a déclaré dimanche que le détroit d'Ormuz, qui cristallise les tensions avec les Etats-Unis, revêtait pour l'Iran davantage d'importance que son programme nucléaire.
"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", a dit M. Rezaï, cité par l'agence Isna, en référence au programme nucléaire iranien que les Etats-Unis, Israël et les pays occidentaux soupçonnent d'avoir des visées militaires. Téhéran dément mais insiste sur son droit au nucléaire civil.
Le gouvernement omanais a condamné dimanche l'attaque contre son territoire, revendiquée par les Gardiens de la Révolution iraniens, qui ont affirmé avoir ciblé le sultanat dans une salve de frappes visant plusieurs pays du Golfe.
"Le sultanat d'Oman condamne avec la plus grande fermeté cette attaque et confirme qu'il prend toutes les mesures nécessaires pour faire face à ces développements afin de garantir la sécurité du pays et de ses habitants", a rapporté l'agence de presse officielle ONA.
Le journal iranien Hamshahri, quotidien au ton résolument ultraconservateur et provocateur de la municipalité de Téhéran, a publié une liste de personnalités devant payer pour la mort de l'ayatollah Ali Khamenei sur laquelle figurent notamment Donald Trump, Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron.
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé samedi dans un message écrit que la "vengeance" était "inévitable" après les funérailles de son père, tué dans une attaque israélo-américaine le 28 février, au premier jour de la guerre.
"Cette vengeance est la volonté de notre nation et elle doit être accomplie, inévitablement. Ces criminels, dont les noms figurent sur une liste, emporteront dans leur tombe le souhait d'une mort paisible dans leur lit", a affirmé Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, dans un texte qui lui est attribué.
Le journal Hamshahri a mis en ligne samedi soir une infographie qui reprend ces propos. Elle ne figure toutefois pas dans son édition papier de dimanche. Elle montre les photos de 13 personnalités qui semblent faire référence à la "liste" évoquée par Mojtaba Khamenei mais qui ne mentionnait aucun nom.
Onze ressortissants indiens se trouvaient à bord du navire attaqué dans le détroit d'Ormuz, a indiqué dimanche New Delhi, au moment où l'Iran et les Etats-Unis ont repris les hostilités.
"Sur les onze ressortissants indiens présents à bord, dix ont été secourus à ce stade et un ressortissant indien serait porté disparu", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
L'armée jordanienne a annoncé dimanche que trois missiles iraniens étaient tombés sur le territoire du royaume à l'aube, sans faire de victimes, en pleine reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis.
"Trois missiles tirés depuis le territoire iranien sont tombés à l'aube en plusieurs points du royaume, sans faire de victimes. Les dégâts se limitent à des dommages matériels mineurs", a indiqué une source militaire citée dans un communiqué de l'armée.
Le chef de la diplomatie pakistanaise a appelé à la "désescalade" dans le conflit au Moyen-Orient et a exhorté les parties à "faire preuve de retenue" lors d'un appel téléphonique dimanche avec son homologue iranien, selon un communiqué du ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Le ministre pakistanais Ishaq Dar a "souligné que le dialogue et la diplomatie restaient la seule voie viable pour résoudre les différends et instaurer une paix et une stabilité durables dans la région", lors de cet entretien avec le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, a précisé le ministère.
Les forces armées du Koweït ont annoncé dimanche être en train de répondre à des attaques aériennes, au moment où l'Iran a lancé des représailles contre ses voisins du Golfe après des frappes américaines contre son territoire.
"L'état-major général de l'armée précise que les bruits d'explosion entendus sont dus à l'intervention des systèmes de défense aérienne qui interceptent des attaques hostiles", a déclaré l'armée dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé dimanche avoir frappé un deuxième navire dans le détroit d'Ormuz, après des tirs effectués plus tôt contre un porte-conteneurs qui ont été suivis de frappes de représailles américaines.
Les Gardiens ont frappé "un deuxième navire qui violait les régulations dans le détroit d'Ormuz", ont-ils déclaré dans un communiqué cité par la télévision d'Etat et l'agence Irna, ajoutant avoir aussi attaqué avec des missiles une base américaine au Qatar.
Les Etats-Unis ont frappé environ 140 cibles en Iran dimanche, a annoncé le Commandement central américain (Centcom), en représailles à l'attaque par les forces iraniennes d'un navire marchand dans le détroit d'Ormuz.
"Parmi ces cibles figuraient des sites de missiles et de drones iraniens, des moyens navals, des dépôts de munitions, des réseaux de communication et des postes de surveillance côtière", a écrit le Centcom sur X.
Les Emirats arabes unis font face dimanche à une attaque de missiles iraniens, a annoncé le ministère de la Défense, les autorités de Bahreïn activant pour leur part les sirènes d'alerte aérienne et des journalistes de l'AFP au Qatar entendant des explosions à Doha.
Ces attaques font suite à des frappes américaines dans la nuit de samedi à dimanche contre l'Iran, après des tirs par les forces de ce pays contre un navire dans le détroit d'Ormuz. A Doha, un journaliste de l'AFP a assisté à des interceptions dans le ciel du sud de la ville, et tous les habitants ont reçu sur leurs téléphones une alerte des autorités leur demandant de rester à l'abri.
L'équipage du porte-conteneurs atteint par des tirs iraniens dans le détroit d'Ormuz a abandonné le navire en flammes, a annoncé dimanche l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
Selon l'UKMTO, l'attaque a eu lieu à 9 milles nautiques (environ 17 km) à l'est de la péninsule de Moussandam, appartenant au sultanat d'Oman, et a causé un incendie à bord. "L'équipage a abandonné le navire et embarqué sur un canot de sauvetage", a-t-elle indiqué.
Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a affirmé samedi que "l'Iran a fait un mauvais choix" en tirant sur un navire dans le détroit d'Ormuz de nouveau fermé, et que "maintenant ils paient" le prix de nouvelles frappes américaines.
"L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant ils paient", a tonné le chef du Pentagone, peu après l'annonce par l'armée américaine de bombardements contre l'Iran en représailles à des tirs des Gardiens de la révolution sur un porte-conteneurs dans le détroit.
Les Etats-Unis ont de nouveau lancé des frappes contre l'Iran, en riposte à l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz, a annoncé samedi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Les forces américaines "ont entamé cette semaine une troisième série de frappes contre l'Iran", après que les Gardiens de la Révolution iraniens "ont attaqué de manière flagrante le GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote" dans le détroit d'Ormuz, indique le Centcom, en précisant qu'un "membre civil de l'équipage est porté disparu".
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé dimanche la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" du détroit d'Ormuz, après avoir tiré des coups de semonce contre un navire qui empruntait une "route non autorisée".
Le navire "a été touché par des tirs d'avertissement et arrêté", ont indiqué les Gardiens dans un communiqué. "A la suite de cet incident, et compte tenu notamment de l'insécurité engendrée par l'intervention illégale d'étrangers, le détroit d'Ormuz sera fermé jusqu'à nouvel ordre et jusqu'à la fin des interventions américaines dans cette région; aucun navire ne sera autorisé à le traverser", ont-ils ajouté, menaçant également de s'en prendre aux bases américaines dans la région du Golfe.