Le Premier ministre portugais Luis Montenegro a annoncé vendredi soir souhaiter un renforcement du contrôle aux frontières terrestres et maritimes dans le sud du pays, après la crise migratoire à Ceuta.
"Il y a des raisons de renforcer la présence des forces de l'ordre dans le contrôle aux frontières" terrestres et maritimes, en particulier "dans le sud" du pays, a déclaré M. Montenegro lors d'un déplacement.
Le chef du gouvernement réagissait à l'afflux migratoire à Ceuta, où environ 60.000 migrants seraient entrés ces derniers jours en franchissant illégalement la frontière entre le Maroc et cette enclave espagnole située sur le continent africain.
"Je ne crois pas qu'il y ait des raisons de prendre des mesures de suspension des règles de l'espace Schengen", a affirmé le Premier ministre.
"La situation est grave", a-t-il reconnu, mais "il existe des mécanismes pour rétablir la situation de manière contrôlée", a-t-il ajouté.
L'intégrité de l'espace Schengen de libre circulation "est absolument garantie", la plupart des migrants entrés illégalement dans l'enclave espagnole de Ceuta étant retournés au Maroc, a affirmé vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares.
"Il n'est pas possible de se déplacer depuis Ceuta et Melilla jusque dans la péninsule (espagnole) sans s'identifier à un poste de contrôle de la police", a-t-il ajouté sur X.
L'Italie a temporairement fermé l'espace Schengen à l'Espagne, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qualifiant cette mesure d'"inévitable".
"La suspension temporaire de Schengen avec l'Espagne est une décision nécessaire pour protéger la sécurité de nos citoyens et défendre les frontières de l'Europe. C'est une mesure prévue par les traités et qui est devenue aujourd'hui inévitable", a-t-il écrit sur X.
La sospensione temporanea di #Schengen con la Spagna è una scelta necessaria per tutelare la sicurezza dei nostri cittadini e difendere le frontiere europee. Una misura prevista dai trattati e resa oggi ineludibile. La crisi dei migranti a #Ceuta ci ricorda che la gestione dei…
— Antonio Tajani (@Antonio_Tajani) July 31, 2026
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi la multiplication par cinq d'ici samedi du nombre de policiers et gendarmes déployés en renfort à la frontière franco-espagnole, portant leur nombre total à 334, après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc.
"Dès ce vendredi, en plus des moyens déjà déployés quotidiennement, les renforts sont triplés, avec 184 policiers mobilisés avec une surveillance par drone renforcée", a écrit sur X le ministre . "Dès demain (samedi), ils seront quintuplés, portant le dispositif à 334 policiers et gendarmes en plus des effectifs habituellement mobilisés", détaille-t-il.
"Les moyens de surveillance aérienne seront également renforcés avec l’engagement de trois avions de la Police aux frontières. Par ailleurs, les patrouilles dans les trains seront davantage mobilisées sur l’axe ferroviaire franco-espagnol", poursuit-il.
Emmanuel Macron a exprimé vendredi la "solidarité" de la France avec l'Espagne, confrontée à un afflux exceptionnel de migrants en provenance du Maroc dans l'enclave espagnole de Ceuta.
"Je redis notre solidarité à l’Espagne, son gouvernement et son peuple", écrit sur X le président français qui dit avoir été en contact avec le dirigeant espagnol Pedro Sanchez. "Ceuta ne bénéficie pas de la libre circulation vers le reste de l'espace Schengen", rappelle le chef de l'Etat.
Il a toutefois demandé au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez de renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne si "nécessaire", avec "4 unités de forces mobiles" et le déploiement d'avions et de drones.
Face à la situation migratoire à Ceuta, j’ai été en contact avec le Président du gouvernement espagnol pour marquer notre solidarité et proposer toute aide nécessaire, y compris via Frontex.
Je salue la coopération en cours avec le Maroc,…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 31, 2026
Plus de 48.000 migrants sont retournés au Maroc depuis l'enclave espagnole de Ceuta, où environ 60.000 personnes ont afflué ces derniers jours, a annoncé vendredi soir le ministère espagnol de l'Intérieur à Madrid.
"Départs depuis Ceuta vers le Maroc au 31 juillet, jusqu'à 18h00 (16h00 GMT): plus de 48.300", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un message envoyé à l'AFP.
Donald Trump a affirmé vendredi que les images de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta ressemblaient à "une invasion d'un pays", avant d'avertir que la même situation arriverait aux Etats-Unis si les démocrates reprenaient la majorité.
"Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte", a déclaré le président américain en Conseil des ministres à la résidence présidentielle de Camp David.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a demandé vendredi aux dirigeants européens de "ne pas se diviser" dans le contexte de la crise migratoire à Ceuta, en réponse aux vives critiques de certains, dont la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.
"Ce n'est pas le moment de se diviser. C'est le moment de continuer à construire une Union européenne forte et unie", a-t-il réclamé sur le réseau social X.
La solidaridad y la empatía son opcionales.
El respeto a los tratados europeos y a los datos, no.
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Número de entradas irregulares entre 2021 y 2026 según Frontex:
Por Italia: 478.600
Por los Balcanes occidentales: 340.600
Por Grecia: 259.800
Por España: 234.760
Por la…— Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) July 31, 2026
Les États-Unis ont accusé l'Espagne vendredi de mener des "efforts délibérés" ayant favorisé l'immigration clandestine, après l'afflux massif de 60.000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte nord du Maroc.
"Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l'immigration clandestine massive vers l'Europe", a déclaré sur X le département d'Etat américain.
Plus de 37.500 migrants sont retournés au Maroc depuis l'enclave espagnole de Ceuta, où environ 60.000 personnes avaient afflué en quelques jours, a annoncé vendredi le ministère espagnol de l'Intérieur.
"Départs de Ceuta vers le Maroc au 31 juillet, jusqu'à 15h30 (13h30 GMT) : plus de 37.500", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un message envoyé à l'AFP.
Bruxelles a affirmé vendredi n'avoir relevé aucun flux migratoire entre Ceuta, l'enclave espagnole située en Afrique du Nord, et le continent européen. "Il n'y a pas aujourd'hui de mouvements vers le continent européen", a indiqué un haut responsable européen s'exprimant sous couvert d'anonymat.
Les images "terribles" de milliers de migrants rejoignant l'enclave espagnole de Ceuta constituent un avertissement de ce qui pourrait arriver aux Etats-Unis si les démocrates revenaient au pouvoir, a alerté vendredi Donald Trump auprès de Fox News.
"Souvenez-vous de cette image. Ce sera nous dans trois ans si le mauvais camp l'emporte", a déclaré le président américain, selon des propos rapportés par une journaliste de la chaîne américaine.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a jugé vendredi que l'Union européenne devrait envisager de suspendre l'Espagne au sein de l'espace Schengen après l'entrée illégale de milliers de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc ces derniers jours.
"Il va de soi que l'UE doit immédiatement prendre toutes les mesures nécessaires et envisager toutes les options, y compris une suspension de la coopération Schengen. Une immigration incontrôlée constitue une menace pour l'Europe et pour le Danemark", a estimé Mette Frederiksen dans une déclaration envoyée à l'AFP.
Qualifiant les images en provenance de Ceuta de "choquantes", elle a indiqué s'être déjà entretenue avec la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, qui a proposé de fermer l'espace Schengen à l'Espagne. "Nous rassemblons des dirigeants européens pour discuter de la situation", a-t-elle précisé.
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé vendredi que 25.000 migrants avaient quitté l'enclave espagnole de Ceuta, située au Maroc, où 60.000 personnes sont arrivées ces derniers jours.
"Départs de Ceuta vers le Maroc dans la matinée du 31 juillet, jusqu'à 13 h : 25.000. Les départs depuis Ceuta se font à un rythme de 150 personnes par minute", a écrit le ministère de l'Intérieur dans un message transmis à l'AFP.
Le gouvernement britannique est en contact avec les autorités espagnoles pour leur proposer de l'aide face à l'afflux ces derniers jours de migrants en provenance du Maroc dans l'enclave de Ceuta, a indiqué vendredi le Premier ministre Andy Burnham.
"Il s'agit bien sûr avant tout d'une question relevant de la compétence du gouvernement espagnol, mais cela suscite des inquiétudes", a déclaré le dirigeant travailliste à des journalistes.
"Nous prenons actuellement contact avec le gouvernement espagnol, les autorités espagnoles, afin de leur apporter notre soutien, mais aussi pour mieux comprendre les implications de cette situation", a-t-il ajouté, sans préciser l'aide proposée.
Trente quatre personnes sont mortes en essayant d'entrer à Ceuta, au cours de la crise migratoire sans précédent qui a vu 60.000 personnes arriver dans cette enclave espagnole située au Maroc, a annoncé le président de Ceuta.
"Je veux également exprimer, de façon tout à fait sincère, au nom de nous tous, notre profond chagrin et notre douleur pour les 34 victimes", a déclaré Juan Vivas.
Le président du gouvernement local de l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc a annoncé que 60.000 migrants avaient passé la frontière entre le Maroc et Ceuta ces derniers jours, soit "l'équivalent de la population locale".
"Les estimations montrent qu'environ 60.000 personnes sont entrées dans notre ville pendant cet épisode. Cela représente 70 % de la population de Ceuta. Pour vous faire une idée (...) c'est comme si en 24 heures, 34 millions de personnes entraient sur le territoire espagnol. Evidemment, ce chiffre montre qu'il est impossible d'absorber cette pression", a expliqué Juan Vivas lors d'une conférence de presse.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vendredi attendre du Maroc qu'il "reprenne immédiatement les migrants en situation irrégulière" après l'afflux de dizaines de milliers de personnes depuis le royaume vers l'enclave espagnole de Ceuta.
"L'Espagne veut et doit reprendre la situation à Ceuta en main le plus rapidement possible. Je salue donc l'intention de l'Espagne de ne pas laisser les migrants en situation irrégulière accéder au continent européen", a également déclaré le dirigeant conservateur dans un communiqué.
Emmanuel Macron a demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de "renforcer les contrôles à la frontière avec l'Espagne", après l'afflux ces derniers jours de migrants en provenance du Maroc dans l'enclave espagnole de Ceuta, selon son entourage.
Le chef de l'Etat a par ailleurs souligné que "la France se tient prête à apporter aux autorités espagnoles tout l'appui nécessaire, si celles-ci en expriment le besoin, y compris au travers (...) Frontex", l'agence de l'Union européenne chargée du contrôle des frontières, a-t-on ajouté de même source.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié vendredi d'"attaque", de "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne" l'arrivée massive de quelque 40.000 migrants dans l'enclave de Ceuta depuis le Maroc.
"Le gouvernement de l'Espagne est aux côtés de la ville de Ceuta. Et nous comprenons l'émotion, la situation d'angoisse qu'ils vivent depuis ces dernières heures, en particulier depuis aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre socialiste en visite à Ceuta, avant de "qualifier ce qui s'est passé hier d'attaque, d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Espagne".
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi avoir renforcé les contrôles à la frontière avec l'Espagne après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc.
Le ministre indique sur le réseau social X avoir "dès hier soir (jeudi soir) donné des instructions pour renforcer sans attendre les contrôles à la frontière espagnole" et activé la "Force Frontière d'intervention rapide pour des contrôles en profondeur".
La Finlande a dit vendredi soutenir la proposition italienne de fermer l'espace Schengen à l'Espagne après l'entrée illégale de milliers de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta en provenance du Maroc.
"L'Espagne a complètement échoué à protéger la frontière extérieure de l'espace Schengen contre les intrusions. Cela ne peut pas continuer", a écrit sur X la ministre finlandaise de l'Intérieur, Mari Rantanen, membre de la droite populiste finlandaise. "Les pays qui ne remplissent pas leur obligation de protéger la frontière extérieure ne peuvent pas être membres de Schengen", a-t-elle poursuivi, appelant tous les pays européens à suivre la proposition de la cheffe du gouvernement italien d'extrême droite, Giorgia Meloni.
Le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé vendredi l'envoi de nouveaux renforts policiers, dont des plongeurs et des bateaux, dans l'enclave de Ceuta au Maroc, où 40.000 migrants sont arrivés ces derniers jours, passant par la mer ou par la frontière terrestre.
Plusieurs dizaines de gardes civils et policiers vont être envoyés dans les prochaines heures, parmi lesquels huit plongeurs, un bateau et des drones, a indiqué le ministère, en pleine crise migratoire dans cette enclave qui forme l'une des deux frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe (avec l'autre enclave espagnole de Melilla).
Environ 40.000 personnes ont traversé la frontière ces derniers jours entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta, où est attendu le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, a indiqué vendredi une source policière à l'AFP.
Les arrivées, qui n'ont pas cessé de la nuit, continuaient vendredi matin, majoritairement des jeunes hommes et des adolescents, et 18 d'entre eux sont morts noyés en tentant le passage de la frontière par la mer, selon cette source, dans ce petit territoire habité par 80.000 personnes.