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Double féminicide au Portugal : Lisbonne refuse de remettre Cédric Prizzon à la France

Cédric Prizzon aurait avoué devant un juge portugais avoir tué son ex-compagne ainsi que sa compagne actuelle. [POOL / AFP]

Cédric Prizzon, accusé d'avoir tué sa compagne et son ex-compagne au Portugal, est détenu provisoirement au pays ibérique. Malgré un mandat d'arrêt européen émis par la France contre l'homme de 42 ans, la justice portugaise refuse de le remettre à la France, a-t-on appris ce vendredi.

La justice portugaise a refusé d'exécuter le mandat d'arrêt européen émis par la France contre Cédric Prizzon, accusé d'avoir tué sa compagne et son ex-compagne au Portugal, où il est en détention provisoire, selon une décision communiquée vendredi à l'AFP.

La Cour d'appel de Coimbra (centre) a notamment justifié son refus par le fait que les crimes présumés ont été commis "entièrement ou en partie sur le territoire national". Le tribunal précise également qu'une procédure judiciaire avait déjà été ouverte au Portugal à l'encontre du Français de 42 ans.

Un jugement en France ?

Le parquet de Montpellier avait indiqué mercredi à l'AFP qu'un mandat d'arrêt avait été diffusé le 25 mars par le magistrat instructeur chargé de l'affaire, côté français, au sein du tribunal. Cédric Prizzon, ex-policier et ancien joueur de rugby, a été arrêté la veille au Portugal lors d'un contrôle routier dans la région de Guarda (nord).

Il a depuis été placé en détention provisoire, accusé d'avoir tué Audrey Cavalié, son ex-compagne âgée de 40 ans et mère de leur fils de 12 ans, ainsi que sa conjointe au moment des faits, Angela Legobien, 26 ans, mère de leur fille de 18 mois.

Les corps des deux Françaises ont été retrouvés enterrés dans un lieu isolé du district de Bragança, dans le nord-est du pays, à une centaine de kilomètres au nord du lieu de l'arrestation de Cédric Prizzon. Les mères des deux victimes avaient exprimé le souhait que le suspect soit jugé en France.

"Les autorités portugaises ne donnent aucune information et ne permettent pas l'accès au dossier alors que c'est un droit élémentaire pour une partie civile", avait regretté l'avocate de la mère d'Angela Legobien, Elsa Cazor, dans un communiqué diffusé jeudi.