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Donald Trump et le Groenland : ce que prévoit le nouvel accord avec le Danemark

Donald Trump, lui, en tout cas, présente ce texte comme un rêve devenu réalité. [Nathan Posner - AFP]

Après des mois de pression sur le Danemark et de déclarations sur le Groenland, Donald Trump revendique une première avancée dans ce dossier. Un accord doit renforcer la présence militaire américaine sur l’île arctique et, selon Washington, garantir durablement le contrôle des États-Unis sur sa sécurité.

Il en avait fait une obsession. Donald Trump tient depuis vendredi sa première victoire dans le dossier du Groenland. C’est en tout cas ainsi que le président des États-Unis décrit son accord avec le Danemark sur un renforcement des moyens militaires américains sur le territoire arctique. Le texte sera signé par les deux pays en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue à New York la semaine prochaine. Concrètement, que contient cet accord ?

Un contrôle "permanent"

Selon Donald Trump, il donnerait aux États-Unis un contrôle "permanent" sur la sécurité du Groenland. Le mot qu’il faut retenir est bien "permanent", car depuis 1951, un accord de défense donnait déjà presque carte blanche aux Américains pour déployer leurs unités sur le territoire.

Mais avec ce texte, la Maison Blanche assure que ce contrôle militaire aura désormais une durée infinie et, surtout, qu’il restera en vigueur même si le Groenland devient un pays complètement indépendant. Une sorte de verrouillage des accords déjà existants.

La Chine et la Russie dans le viseur

Mais pas seulement, car avec ce texte, Donald Trump s’en prend aussi indirectement à la Chine et à la Russie, comme l’explique Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis. "Il y a une partie qui empêcherait que les étrangers puissent installer des bases au Groenland, mis à part s’ils sont de l’OTAN. Et donc, d’après Donald Trump, ce serait un moyen d’empêcher des bases chinoises ou russes de s’installer", précise-t-il.

Rien, cependant, ne démontre un quelconque intérêt imminent de Pékin ou de Moscou concernant le Groenland. Donald Trump, lui, en tout cas, présente ce texte comme un rêve devenu réalité. Lui qui, il y a quelques mois encore, jurait de vouloir rattacher purement et simplement le Groenland aux États-Unis.