Jack l'Éventreur a-t-il vraiment été démasqué grâce à son ADN ?

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Deux chercheurs affirment que Jack l'Éventreur serait Aaron Kosminski, un barbier polonais qui vivait dans le quartier où sévissait le célèbre tueur en série, à Londres à la fin du 19ème siècle.
ON DÉCRYPTE

Sait-on enfin qui était Jack l'Éventreur ? Pour deux chercheurs britanniques, la réponse est oui. Le journal The Independent révèle que ces deux chercheurs ont réussi à identifier le tueur en série le plus célèbre de l'Histoire grâce à des fragments d'ADN. D'après eux, il s'agirait d'Aaron Kosminski, un barbier polonais.

Ils jurent que Jack l'Éventreur est bien ce barbier de 23 ans, un émigré polonais qui vivait à Whitechapel, dans ces ruelles malfamées où l'on a retrouvé, à l'automne 1888, cinq corps de femmes égorgées et éviscérées. Ce Kosminski avait été soupçonné à l'époque, mais relâché faute de preuve. Scotland Yard a suivi d'autres pistes, d'autres suspects, sans jamais résoudre l'affaire.

Des traces ADN retrouvées sur un châle

Ce qui fait resurgir le nom de Kosminski aujourd'hui, c'est l'analyse des traces de sang et de sperme retrouvées sur un châle qui aurait appartenu à l'une des victimes, Catherine Eddowes. Ce tissu a été retrouvé à l'époque non loin du cadavre. Les traces ont été comparées avec l'ADN des descendants vivants et connus d'Aaron Kosminski et selon les chercheurs, cela concorde.

 

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Mais aujourd'hui, des sommités de la génétique s'insurgent. Ce n'est pas l'ADN nucléaire que les chercheurs ont extrait, celui qui est dans le noyau de la cellule, mais l'ADN mitochondrial, à sa périphérie. Ce dernier n'est pas exclusif à une seule personne. Environ une personne sur 2.000 peut avoir le même ADN, soit 7% de la population caucasienne. Affirmer que cet ADN correspond à celui d'un descendant est donc impossible.

Des doutes sur l'authenticité du châle

Par ailleurs, des doutes persistent également sur le châle. C'est un antiquaire qui l'a acheté aux enchères il y a quelques années. Son origine présente des incertitudes et surtout, il n'a pas été protégé pendant 130 ans et a été manipulé à mains nues par des centaines de personnes. Selon beaucoup de scientifiques, il est illusoire de croire que l'on en tirera quelque chose.