Face aux critiques de plusieurs pays européens après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez défend la gestion de son gouvernement. Il rejette les appels à suspendre l'Espagne de l'espace Schengen et réclame une réponse européenne coordonnée.
Sous le feu des critiques de plusieurs pays européens, le gouvernement espagnol riposte. Le Premier ministre Pedro Sánchez a fustigé la position de certains de ses voisins face à la vague migratoire à Ceuta.
"Une attitude égoïste, clivante et illégale"
"Une attitude égoïste, clivante et illégale" : ce sont ses mots dans une lettre adressée aux chefs des institutions européennes. Le dirigeant socialiste déplore que certains pays de l'UE aient choisi de s'en prendre à l'Espagne. Il regrette notamment les appels à suspendre son pays de l'espace Schengen, comme l'ont fait l'Italie, la Finlande ou encore le Danemark.
Des appels, selon lui, contraires au droit européen et aux intérêts à long terme de l'Europe. Pedro Sánchez reconnaît avoir été pris de court par la crise migratoire, tout en soulignant que la situation sur place revenait progressivement à la normale grâce à "une coopération avec les autorités marocaines et très peu de soutien de la part des autres États européens".
D'après le gouvernement espagnol, sur les 60.000 migrants arrivés cette semaine à Ceuta, plus de 48.000 seraient déjà rentrés au Maroc. Madrid, qui réclamait de toute urgence une visioconférence des ministres européens de l'Intérieur afin de mettre en place une réponse commune face aux vagues migratoires, a été entendue. La réunion aura lieu mardi prochain.