Coup d'Etat au Mali : le président et son premier ministre enlevés par des militaires en révolte

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Le premier ministre malien Boubou Cissé, à droite, et le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, à gauche © SIA KAMBOU, LUDOVIC MARIN / AFP
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Le Mali traverse en ce moment même une tentative de coup d'Etat. Le président Ibrahim Boubacar Keïta et son premier ministre ont été enlevés, mardi, par des militaires en révolte. Une réunion d'urgence est prévue dès mercredi au Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés mardi par des militaires en révolte, qui les ont emmenés dans un camp militaire dans la banlieue de Bamako, a indiqué le directeur de la communication du chef du gouvernement malien.

Les deux dirigeants "ont été conduits par les militaires révoltés dans des véhicules blindés à Kati", où se trouve le camp Soundiata Keïta, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, a précisé Monsieur Doucouré, confirmant une affirmation à l'AFP d'un des chefs de la mutinerie. Tous deux avaient été arrêtés en fin d'après-midi au domicile du président Keïta.

Emmanuel Macron exprime "son plein soutien aux efforts de médiation"

L'Union européenne, par la voix de son chef de la diplomatie Josep Borrell, condamne cette "tentative de coup d'Etat" en cours. Le président français Emmanuel Macron s'est pour sa part entretenu de la crise avec le président Ibrahim Boubacar Keïta et ses homologues nigérien Mahamadou Issoufou, ivoirien Alassane Ouattara et sénégalais Macky Sall, et a exprimé "son plein soutien aux efforts de médiation en cours de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest)", a indiqué mardi l'Elysée. Le chef de l'Etat "suit attentivement la situation et condamne la tentative de mutinerie en cours", a ajouté la présidence.

Une réunion d'urgence est prévue dès mercredi au Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies (Onu).