Congo-Brazzaville: le général Mokoko condamné à 20 ans de prison

Le général Jean-Marie Michel Mokoko a été condamné à 20 ans de prison par la justice congolaise.
Le général Jean-Marie Michel Mokoko a été condamné à 20 ans de prison par la justice congolaise. © ISSOUF SANOGO / AFP
  • Copié
Europe1.fr avec AFP , modifié à
Candidat de l'opposition à l'élection présidentielle de 2016, le général Jean-Marie Michel Mokoko a été condamné pour son apparente implication dans une tentative de coup d'État.

Le général et opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 71 ans, a été condamné vendredi à 20 ans de "détention criminelle" pour "atteinte à la sûreté intérieure de l'État", à l'issue d'un procès qu'il a qualifié de "règlement de comptes politiques". L'ex-candidat à l'élection présidentielle de 2016 a trois jours pour se pourvoir en cassation, a précisé le président de la cour criminelle Christian Oba.

Six Français et un Congolais condamnés à la même peine. La cour affirme avoir condamné par contumace à la même peine sept co-accusés dont six Français et un Congolais pour complicité "de l'infraction d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État".

Arrêté en juin 2016. Le général Mokoko, ex-chef d'État major, était conseiller du président Denis Sassou Nguesso qu'il a finalement défié à l'élection présidentielle de 2016. Il a été arrêté en juin 2016 après avoir refusé avec d'autres candidats de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

"La décision de la cour criminelle ne nous surprend pas, parce que tout a débuté dans l'illégalité en violation de l'immunité juridictionnelle de notre client", a déclaré l'avocat du général Mokoko, Me Eric Yvon Ibouanga. Sa défense affirme qu'il tient son immunité de son titre de "dignitaire de la République", un argument réfuté par l'accusation. "C'est un jugement qui nous satisfait compte tenu de la gravité de l'infraction et des éléments qu'il y avait dans le dossier", a déclaré un des avocats de l'État congolais, un Français inscrit au barreau de Brazzaville, Me Gérard Deviller.