Alors que le conflit entre l'Ukraine et la Russie perdure, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a alerté ce mardi sur la forte hausse du nombre de civils tués ou blessés, en augmentation de plus de 37% au cours des six premiers mois de cette année.
Plus de quatre ans après le début de l'offensive russe à grande échelle contre l'Ukraine, les frappes des deux côtés montent en puissance et continuent de faire de plus en plus de victimes civiles.
Bien que Vladimir Poutine ait promis d'«assurer» la sécurité de la Russie face aux frappes ukrainiennes, 1.396 civils tués et 7.978 blessés ont été recensés dans les deux pays, ce qui “représente une hausse de 37% par rapport à la même période de l'année précédente, et près du double du niveau observé en 2024", a indiqué devant la presse à Genève Danielle Bell, représentante de la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations unies en Ukraine.
Deux facteurs expliquent cette augmentation
En Russie, "au cours des six premiers mois de cette année, nous avons recensé, sur la base d'informations provenant de sources ouvertes de la Fédération de Russie, 250 civils tués et 1 596 blessés", a ajouté depuis Kiev Mme Bell, soit une augmentation de 121% par rapport à la même période de l'année dernière.
Selon elle, cette escalade est alimentée par deux facteurs principaux : "d'une part les missiles balistiques et les drones à longue portée, et d'autre part les drones et les bombes planantes à courte portée utilisés dans les zones de front".
Ainsi, dans les deux pays, les pertes civiles "dues aux attaques menées par des drones à courte portée ont augmenté de 65%", a-t-elle précisé.
Les civils toujours plus au cœur du conflit
De son côté, le porte-parole du Haut-Commissariat, Thameen Al-Kheetan, a tenu à rappeler que "les civils et les infrastructures civiles sont strictement protégés par le droit international humanitaire, et que toute attaque délibérée les visant constitue un crime de guerre". Avant de préciser qu'il est "nécessaire de mener des enquêtes" sur toutes les attaques ayant touché des civils, tant en Ukraine qu'en Russie, afin "d'établir les responsabilités et de garantir l'obligation de rendre des comptes ainsi que la justice".