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Conflit au Moyen-Orient : Israël intensifie ses frappes en Iran et au Liban, Emmanuel Macron met en garde contre une offensive terrestre

[Fatemeh Bahrami / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Alors que l’armée israélienne multiplie les frappes contre des cibles iraniennes et contre le Hezbollah au Liban, Emmanuel Macron a averti Israël des risques d’une opération terrestre dans le sud libanais. Depuis samedi, Tsahal affirme avoir détruit 300 rampes de lancement de missiles et mené 1.600 sorties aériennes dans le cadre d’une offensive d’ampleur inédite.

Emmanuel Macron met en garde Israël contre toute opération terrestre au Liban. Ce mardi 3 mars, des troupes sont arrivées dans le sud du pays pour y créer une zone tampon. 

L'armée israélienne qui poursuit ce mercredi 4 mars ses frappes sur Beyrouth, bastion du Hezbollah, mouvement islamiste pro-iranien, en précisant qu'elle prendra pour cible les rampes de lancement de missiles, les systèmes de défense anti-aériens ainsi que d'autres infrastructures liées aux régimes des Mollah. Israël annonce également une nouvelle vague de frappes contre l'Iran. 

Ce mardi, le porte-parole de Tsahal a dressé un premier bilan de l'offensive. En quatre jours de frappes, les avions de chasse israéliens ont effectué pas moins de 1.600 vols vers l'Iran, ils y ont largué plus de 4.000 bombes. 

300 rampes de lancement détruites

L'armée israélienne affirme que depuis le lancement de l'opération, samedi 28 février, l'aviation se livre à une "traque systématique et ininterrompue" des rampes de lancement de missiles balistiques, ainsi que des endroits dans lesquels ces missiles pourraient être dissimulés de manière à réduire le nombre de projectiles lancés vers Israël, indique Tsahal. 

Un total de 300 rampes de lancement auraient d'ores et déjà été détruites. L'aviation israélienne agit également au Liban contre les intérêts du Hezbollah.

Tsahal intervient aussi au liban

Plusieurs raids ont été menés au sud du Liban, mais aussi dans le baston de la milice chiite pro-iranienne dans la banlieue sud de Beyrouth. Au sol, pas encore de combat, mais un renforcement de la présence militaire sur une portion plus large de la zone frontalière. 

L'objectif est d'éloigner le plus possible les miliciens du Hezbollah de la frontière et peut-être aussi de préparer une offensive terrestre de plus grande ampleur.