Au sixième jour du conflit au Moyen-Orient, après l'opération lancée par Israël et les États-Unis, l'État hébreu annonce ce jeudi 5 mars avoir lancé de nouvelles frappes sur l'Iran, et ses objectifs sont peut-être en train de souder les Israéliens derrière leur gouvernement. Impensable il y a encore quelques mois.
Les rues habituellement animées du quartier Carmel, à Tel-Aviv, sont quasiment désertes. Des sirènes d'alerte hurlent dans la rue ce mercredi 4 mars, mais cette fois pas de dégâts, se rassure Daniele. Un missile s'est écrasé en face de chez elle dimanche 1er mars. Elle dit malgré tout comprendre cette guerre existentielle pour Israël.
"C'est compliqué, c'est vrai, forcément, ça fait deux ans qu'on est en guerre. C'est très difficile mentalement pour tout le monde, mais je pense que cette guerre est nécessaire pour en finir avec cette menace nucléaire qui pèse sur nous. La seule solution, selon moi, c'est remplacer ce régime qui oppresse le peuple", confie-t-elle.
"On n'est plus seul face à ces situations"
La chute du régime des mollahs, Charlotte, elle, n'ose presque pas y croire. "On voudrait imaginer que le régime tombe complètement, que les gardiens de la révolution soient démis absolument. C'est très très difficile à imaginer, puisqu'on sait qu'il y a 600.000 Gardiens de la Révolution à la botte d'un régime, d'une idéologie", raconte-t-elle au micro d'Europe 1.
Mais cette fois, dans ce conflit, la donne est différente, selon Maya. Et pour cause, les États-Unis sont entrés en guerre aux côtés d'Israël. "Ça apporte un espoir d'avoir enfin un soutien. On n'est plus seul face à ces situations, face au fait de se battre contre tous nos voisins", pointe-t-elle.
La jeune femme garde l'espoir d'une paix régionale durable et de pouvoir un jour enfin se rendre en Iran.