Après presque cinquante jours de guerre, un cessez-le-feu de dix jours est entré en vigueur jeudi 16 avril, à minuit, entre Israël et le Liban. Cette trêve devrait permettre de parvenir à une paix durable.
Alors que Donald Trump entend maintenir le blocus sur les ports iraniens tant qu'un accord de paix avec l'Iran ne sera pas conclu, une trêve est entrée en vigueur entre Israël et le pays du Cèdre, suspendant les combats.
Le Liban dit travailler à "un accord permanent", tout en réfutant que ces discussions directes soient un signe de faiblesse. Il s'agit d'aller au-delà d'un cessez-le-feu temporaire, a également laissé entendre Benjamin Netanyahu dans une allocution télévisée. Mais le chemin vers cette paix sera long et semé d'embûches, a-t-il précisé.
Israël veut poursuivre son objectif de venir à bout du Hezbollah
Le Hezbollah, opposé aux négociations directes entre les deux pays, a préservé une bonne part de ses capacités militaires. La lutte contre la milice pro-iranienne n'est pas terminée, a d'ailleurs déclaré le Premier ministre israélien, en ajoutant que son pays continuera d'agir pour son démantèlement, notamment en contrant la menace des nombreuses roquettes et drones dont elle dispose.
Mais pour l'heure, les objectifs israéliens semblent difficilement atteignables dans le cadre de la trêve. D'autant que, dans un message formulé avec virulence, Donald Trump a interdit à l'État hébreu de bombarder des objectifs situés en territoire libanais.
En outre, côté libanais, le président Michel Aoun a défendu la tenue de négociations directes avec Israël. Elles ne sont pas un signe de faiblesse, a-t-il déclaré dans sa première intervention depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Il s'agit, a-t-il encore dit, "de travailler sur des accords définitifs qui préserveront les droits de notre peuple, l'unité de notre terre et la souveraineté de notre nation".