Cessez-le-feu en Syrie : vote de l'ONU repoussé à samedi

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© KENA BETANCUR / AFP
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Les discussions sur un cessez-le-feu durent depuis le 9 février avec l'objectif d'éviter un veto de la Russie.

Un vote du Conseil de sécurité sur un texte réclamant un cessez-le-feu humanitaire en Syrie, initialement envisagé vendredi, se tiendra finalement samedi après-midi. Un nouveau texte de résolution a été mis au point. Lorsqu'un texte est finalisé, la pratique à l'ONU est d'attendre au moins le lendemain pour pouvoir organiser un vote à son sujet. Les discussions sur un cessez-le-feu durent depuis le 9 février avec l'objectif d'éviter un veto de la Russie, premier soutien du régime syrien.

Vendredi, à 17H GMT, le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur du Koweït, Mansour Al-Otaibi, flanqué des neuf autres membres non-permanents de la plus haute instance de l'ONU, avait annoncé aux médias que cette dernière était "très proche d'une adoption" de la résolution. "On y est presque", avait-il ajouté. A 22H GMT, Mansour Al-Otaibi, en annonçant une mise au vote finalement samedi à 17H00 GMT, a déclaré: "On est tellement prêt" du but. Mais "nous continuons de discuter".

La France joue les intermédiaires. Selon un diplomate, la discussion principale se tient entre la Russie d'un côté, avec de l'autre le Koweït et la Suède, les deux co-signataires du texte initial, déjà amendé à de multiples reprises. La France joue les intermédiaires, a-t-on précisé de source diplomatique. Selon des diplomates, les dernières discussions portaient surtout sur un paragraphe relatif à l'imposition du cessez-le-feu, pour savoir s'il sera immédiat ou s'il entrera en vigueur 72 heures après l'adoption de la résolution.

Et sur les "garanties" réclamées vendredi par Moscou sur le respect d'un cessez-le-feu par les groupes rebelles, notamment ceux dans la Ghouta orientale, cette enclave de la banlieue de Damas où 400.000 civils sont otages des feux croisés des belligérants.