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«Boualem Sansal : La Légende» : «Je voulais sortir de prison soit mort, soit acquitté», confie l'écrivain

JOHN THYS / AFP [JOHN THYS / AFP]

Accusé d'"atteinte à l'unité nationale" par le régime algérien, Boualem Sansal est resté détenu pendant près d'un an, avant d'être libéré sur décision du président Abdelmadjid Tebboune le 12 novembre 2025, à la faveur d'une médiation de Berlin. Dans le podcast "Boualem Sansal : La Légende", diffusé sur Europe 1, l'écrivain franco-algérien confie qu'il aurait préféré être rejugé.

Quelques mois après sa libération, l'écrivain Boualem Sansal, devenu symbole de la liberté d'expression, revient sur sa détention en Algérie dans un nouveau livre intitulé La légende, publié aux éditions Grasset ce mardi 2 juin. 

Détenu à partir du 16 novembre 2024, puis condamné à cinq ans de prison en juillet 2025, Boualem Sansal s'est retrouvé au cœur d'une escalade des tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie. C'est par l'entremise de l'Allemagne qu'il obtiendra la grâce d'Abdelmadjid Tebboune. Mais, dans le documentaire "Boualem Sansal : La Légende" diffusé sur CNews et en podcast sur Europe 1, il explique qu'il voulait être rejugé, et non pas gracié : "je voulais sortir de prison soit mort, soit acquitté". 

"Il considère qu'il n'a pas à être gracié"

"Les gens commençaient à dire que je serais certainement dans la liste des graciés de cette année, dans le sens où on allait réduire ma peine d'une année, ou deux années, ou quelques mois", se remémore Boualem Sansal. 

Lorsqu'il a su que l'Allemagne était derrière, il confie avoir écrit au président algérien Tebboune pour lui dire qu'il ne voulait "pas de grâce, mais un nouveau procès". 

Il a très mal vécu cette grâce, parce qu'"il considère qu'il n'a pas à être gracié. Il n'avait rien commis. La grâce, c'est quand on commet en réalité un crime, un délit... Mais lui, c'était sa liberté d'expression", a souligné Bruno Retailleau dans La France en face ce lundi 1er juin.