Emprisonné pendant un an en Algérie, Boualem Sansal est revenu sur le long combat menant à sa libération, à travers un documentaire, diffusé sous la forme d'un podcast sur Europe 1. L'opportunité pour l'écrivain de préciser certaines de ses revendications.
À l'occasion de la sortie de son livre "La Légende", Boualem Sansal est revenu, dans le documentaire "Boualem Sansal : La Légende" diffusé sur Cnews et adapté en podcast sur Europe 1, sur la relation qu'il entretient avec l'Algérie, son pays de naissance, après y avoir été emprisonné de nombreux mois.
L'écrivain rappelle n'avoir jamais attaqué le pays en lui-même, ni "l'Islam". "J'attaque un régime parce que je dénonce chez lui des choses, la corruption, la violence...", soutient-il notamment.
"Tebboune m'a pris comme otage"
Après avoir demandé à ce qu'on lui montre "deux, trois trucs" justifiant les chefs d'accusation retenus à son encontre, Boualem Sansal explique qu'il a fini par se cataloguer comme un "otage" du président Tebboune, et non plus comme un simple prisonnier.
"Il m'a pris comme otage, vraiment. On ne m'a donné aucune preuve de ce pour quoi on m'a accusé, terrorisme, espionnage, atteinte à la sureté de l'État, etc. Aucune charge ne repose sur quoique ce soit", s'est-il par ailleurs expliqué ce mardi matin, dans la Grande interview.
Pour rappel, ce dernier avait été arrêté par la police algérienne à sa descente de l'avion à l'aéroport d'Alger en novembre 2024, avant d'être incarcéré pour "atteinte à l'unité nationale" puis d'être gracié par le pouvoir un an plus tard, le 12 novembre 2025. Une libération faisant suite à une demande du président allemand, tiers de confiance qui aura permis à la France de débloquer la situation, malgré des relations diplomatiques très conflictuelles avec l'Algérie.