Attaque de Londres : nouvelles perquisitions, "plusieurs" arrestations

Policiers, Londres crédit : ODD ANDERSEN / AFP - 1280
La police britannique poursuit son enquête sur les attaques de Londres de samedi © ODD ANDERSEN / AFP
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avec AFP , modifié à
Les enquêteurs britanniques ont procédé à deux nouvelles perquisitions lundi matin et ont interpellé plusieurs personnes.

La police britannique a procédé à deux nouvelles perquisitions lundi à l'aube, dans le cadre de l'enquête sur les attaques de Londres samedi soir, et a arrêté "plusieurs personnes", a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Un "certain nombre de personnes" interpellées. "Aux alentours de 4h15 (05h15 à Paris) lundi, les officiers du commandement du contre-terrorisme qui enquêtent sur les attaques terroristes de London Bridge ont perquisitionné deux nouvelles adresses, une à Newham et une autre à Barking" (est de Londres), a indiqué la police, ajoutant qu'un "certain nombre de personnes avaient été arrêtées".

Déjà douze interpellations. Dimanche, la police londonienne avait déjà procédé à douze arrestations à Barking, un quartier multiethnique du grand Londres. Il s'agit de sept femmes et cinq hommes âgés de 19 à 60 ans. Un homme de 55 ans a ensuite été relâché sans être poursuivi. Un photographe de l'AFP a distingué sur place quatre femmes, qui étaient emmenées par la police. Elles se couvraient le visage de leur foulard. 

Un camion fou et des coups de couteau. L'attentat s'est produit samedi soir dans le centre de Londres, où une camionnette a écrasé des passants sur le London Bridge, avant d'aller s'encastrer dans une clôture près de la cathédrale de Southwark dans le quartier branché de Borough Market. Les trois passagers de la camionnette, armés de couteaux, se sont alors précipités dans des bars proches, particulièrement bondés en cette soirée de finale de Ligue des Champions de football qui était diffusée dans les pubs.

Sept personnes ont été tuées et 48 étaient hospitalisées à Londres après cet attentat, d'après la Première ministre Theresa May qui a dénoncé l'"idéologie malfaisante de l'extrémisme islamiste". Il s'agit du troisième attentat en moins de trois mois.

Trois attentats en trois mois. Le 22 mars, à Londres, un homme avait aussi foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier. L'assaillant, Khalid M., un Britannique converti à l'islam, avait été tué. Deux mois plus tard, un attentat a fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu'un jeune Britannique d'origine libyenne s'est fait exploser à la sortie d'un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. L'organisation djihadiste État islamique (EI) a revendiqué cette attaque.