Armes chimiques en Syrie : France et Etats-Unis pour la poursuite d'une enquête

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Du gaz sarin a été utilisé en mars dernier par le régime de Damas, cinq jours avant l'attaque meurtrière de Khan Cheikhoun. Image d'illustration.
Du gaz sarin a été utilisé en mars dernier par le régime de Damas, cinq jours avant l'attaque meurtrière de Khan Cheikhoun. Image d'illustration. © Omar haj kadour / AFP
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L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a révélé jeudi que le régime de Damas avait utilisé du gaz sarin en mars dernier.

La France et les Etats-Unis se sont prononcés mercredi pour une poursuite des enquêtes internationales sur les armes chimiques en Syrie, à la lumière des dernières révélations de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (0IAC) sur l'utilisation de sarin dans ce pays.

"Nouvel élément très troublant". L'OIAC a révélé mercredi que l'agent neurotoxique sarin avait été utilisé fin mars dans une localité dans le nord-ouest de la Syrie, cinq jours avant l'attaque meurtrière de Khan Cheikhoun qui a fait plus de 80 morts. "Nous attendons les détails (...) C'est un nouvel élément qui est très troublant", a déclaré l'ambassadeur français François Delattre, président en exercice en octobre du Conseil de sécurité. "Cette dernière information souligne encore l'absolue nécessité que l'OIAC et le Mécanisme conjoint d'enquête et d'attribution des Nations unies continuent leur travail en Syrie". Les experts de ces organismes "ont besoin d'enquêter, de faire toute la lumière sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie, d'identifier les responsables" de cette utilisation, a-t-il ajouté. "Cela veut dire une pleine coopération par le régime syrien", a insisté le diplomate français.

Le renouvellement, "une priorité". "Le mandat du Mécanisme conjoint d'enquête expire le 17 novembre, mois qui verra le Conseil de sécurité présidé par l'Italie. La présidence (française) est à la disposition des Etats membres du Conseil pour faciliter une réflexion et des discussions en octobre pour anticiper cette date d'échéance", a précisé François Delattre. Dans un communiqué, son homologue américaine, Nikki Haley, a souligné que le renouvellement du mandat du JIM "devait être maintenant une priorité principale pour le Conseil de sécurité". "Il est clair que le régime syrien non seulement ment sur l'étendue de son programme d'armes chimiques mais qu'il continue de refuser de coopérer avec les organismes de surveillance telle l'OIAC", a-t-elle affirmé.