L'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé avoir été condamné à trois ans de prison en Algérie pour son roman "Houris", qui aborde le sujet de la guerre civile algérienne. Un thème a éviter du côté du pouvoir algérien.
La nouvelle ne devrait pas améliorer les relations entre Paris et Alger. Ce mercredi, l'écrivain franco-algérien Kamel Daoud a annoncé avoir été condamné à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman Houris, un ouvrage ayant remporté le prix Goncourt en 2024, dans lequel il raconte l'histoire d'une jeune coiffeuse algérienne ayant échappé à la décennie noire, entre 1991 et 2002.
"Un seul coupable : un écrivain"
Dans un tweet, l'auteur dit avoir été condamné "en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale". "Dix ans de guerre, près de 200.000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain", a-t-il poursuivi sur le réseau social X.
Fait unique dans l’histoire algérienne : le verdict du procès du 7 avril 2026 est tombé le 21 avril courant.
Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. pic.twitter.com/oySQCNFgGI— kamel DAOUD (@daoud_kamel) April 22, 2026
L'homme écope également d'une amende de 5 millions de dinars (environ 31.000 euros ndlr). Vivant en France, les chances pour l'écrivain de purger cette peine sont très faibles. Mais quelques mois après la libération de Boualem Sansal, l'annonce devrait une nouvelle fois impacter les relations diplomatiques entre la France et l'Algérie.