Algérie : candidat à la présidentielle, Rachid Nekkaz va aller à Genève vendredi "pour voir si Bouteflika va bien"

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L'homme d'affaires et candidat déclaré à la présidentielle en Algérie Rachid Nekkaz a affirmé jeudi soir sur Europe 1 qu'il se rendrait vendredi à Genève "pour voir" si Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé dans la ville suisse, "va bien".
INTERVIEW

Rachid Nekkaz poursuit son travail de communication hors d'Algérie : invité du grand journal de Matthieu Belliard sur Europe 1, jeudi, le sulfureux homme d'affaires et candidat à la présidentielle a affirmé qu'il allait se filmer en direct, vendredi, lors de sa visite dans un hôpital algérien "pour voir" si Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé dans la ville suisse, "va bien".

Algérie : "Je vais aller à Genève pour voir si Bouteflika va bien", affirme Rachid Nekkaz, candidat à la présidentielle

Bouteflika ? "Tout le monde sait qu’il est mort". Abdelaziz Bouteflika, candidat à un cinquième mandat consécutif malgré la pression populaire, y est soigné depuis le 24 février. "Il y a 40 millions d’Algériens qui veulent savoir où est le président algérien. (…) Son dossier de candidature a été présenté alors que tout le monde sait qu’il est mort depuis déjà assez longtemps", a-t-il de nouveau provoqué, sur Europe 1.

>> De 17h à 20h, c’est le grand journal du soir avec Matthieu Belliard sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

Malgré le refus du Conseil constitutionnel algérien d'accepter son dossier de candidature, en raison de son inéligibilité liée à sa nationalité française, Rachid Nekkaz a décidé de poursuivre l'offensive envers le président algérien en présentant un cousin homonyme à sa place pour l'élection présidentielle d'avril. S'il était élu, cet homonyme laisserait ensuite la gouvernance du pays à celui qui occuperait le poste nouvellement créé de vice-président, pensé pour lui.

Il affirme incarner "l'espoir de tout un peuple". En attendant, il s'est une nouvelle fois présenté sur notre antenne en homme "le plus populaire d’Algérie" : "Quand j’arrive dans un endroit, au bout de 30 secondes, 10.000 personnes me portent sur leurs épaules. Non, je ne suis pas le candidat des réseaux sociaux. J’incarne l’espoir de tout un peuple", a-t-il défendu. 

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec