Algérie : appels à la grève générale diversement suivis

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Du côté des lycées, la plupart des établissements sont fermés à travers le pays et de nombreux lycéens défilent dans plusieurs villes.
Du côté des lycées, la plupart des établissements sont fermés à travers le pays et de nombreux lycéens défilent dans plusieurs villes. © RYAD KRAMDI / AFP
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L'appel à la grève générale contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika est très suivi dans plusieurs parties du pays, 

Transports à l'arrêt à Alger, lycées pour la plupart fermés dans tout le pays mais certains commerces et administrations ouverts : l'appel à la grève générale contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika est diversement suivi en Algérie dimanche.

Ni train ni métro. Aucun train - de banlieue ou grande ligne - ne part des gares de la capitale et aucun métro, tramway ou bus ne circule, ont indiqué à l'AFP des employés des entreprises gestionnaires respectives. Une majorité de magasins du centre commerçant d'Alger n'ont pas ouvert dimanche, qui est un jour de semaine en Algérie, a constaté un journaliste de l'AFP. Même situation dans le quartier populaire de Bab el Oued ou à Zéralda, en banlieue, ont témoigné des habitants. En revanche, de nombreux commerces sont ouverts dans plusieurs autres quartiers de la capitale, selon des habitants. Et la plupart des administrations semblent fonctionner.

Plusieurs centaines de lycéens dans les rues. Du côté des lycées, la plupart des établissements sont fermés à travers le pays et de nombreux lycéens défilent dans plusieurs villes. À Alger, plusieurs centaines d'entre eux sont rassemblés sans incident dans le centre-ville. Hors de la capitale, la situation est également contrastée, selon les témoignages recueillis par l'AFP.

Une mobilisation contrastée selon les régions. À Oran, deuxième ville du pays, tous les commerces sont ouverts dans le quartier commerçant de Saint-Pierre, de même que le très fréquenté et populaire Marché de la Bastille, selon un journaliste d'un média algérien sur place. À Constantine, troisième ville du pays, la moitié des commerces sont ouverts, l'autre moitié est restée fermée, a rapporté un journaliste local, qui précise que les lycéens sont dans la rue. À Annaba, quatrième ville du pays, en revanche, deux des principaux marchés de la ville - El Hattab et le "marché français" sont fermés, de même que tous les commerces et administrations, rapporte un journaliste de la ville. Les personnels des mairies des douze communes de la wilaya (préfecture) d'Annaba sont en grève, a-t-il ajouté.

À Béjaia, grande ville de la région de Kabylie, dans le nord, "tout est fermé": lycées, collèges, administration et entreprises, affirme à l'AFP Achour Idir, un syndicaliste du secteur de l'Éducation, qui décrit une "paralysie totale de la ville". Selon le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie), les salariés de la branche agroalimentaire du conglomérat Cevital, plus important groupe privé algérien, sont en grève et "la production de sucre et d'huile est à l'arrêt". TSA signale aussi des grèves dans "plusieurs structures" de Sonatrach, l'entreprise nationale des hydrocarbures, sans préciser s'il s'agit de sites administratifs ou de production.