Yémen : des centaines d'étrangers évacués

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Le président du pays, qui était à Charm el-Cheikh pour un sommet, s'est ensuite rendu à Ryad, en Arabie saoudite, et ne rentrera pas "pour l'instant" au Yémen.

Au Yémen, l'opération de la coalition arabe risque de durer. Le roi d'Arabie saoudite, présent à Charm el-Cheikh pour un sommet de la Ligue arabe, a prévenu que cette intervention se poursuivrait jusqu'au "retour à la sécurité" dans le pays. Dans le même temps, des centaines d'étrangers, diplomates, employés de l'ONU ou de sociétés étrangères, ont été évacués du pays, où les violences continuent. A Aden, au sud du Yémen, les affrontements ont ainsi fait 54 morts et 187 blessés en trois jours. 

Des centaines d'évacuations. Dans l'après-midi de samedi, plus de 200 étrangers ont quitté l'aéroport de Sanaa. Avant eux, des dizaines de diplomates, dont des Saoudiens, ont quitté le pays pour l'Arabie saoudite, après avoie été évacué d'Aden.

"C'était une nuit intense de bombardements". Dans la nuit, des explosions ont résonné autour de la capitale yéménite Sanaa. "C'était une nuit intense de bombardements" et les "vitres ont tremblé", a rapporté une étrangère travaillant pour une organisation humanitaire. "Des personnes veulent partir, mais il n'y a pas d'avions pour quitter le Yémen", a-t-elle ajouté. Selon un photographe de l'AFP, les bombardements ont continué toute la nuit et se sont arrêtés vers 06H00 locales. De puissantes explosions ont été entendues dans la journée de samedi dans un dépôt de l'armée pris d'assaut par des pilleurs. Neuf corps ont été retrouvés carbonisés. 

Un "test" pour la création d'une force arabe. Sur le plan diplomatique, les chefs d'Etat de la Ligue arabe sont réunis samedi à Charm el-Cheikh pour un sommet consacré à la création d'une forme multinationale arabe pour combattre les "groupes terroristes" et au conflit au Yémen. S'exprimant peu après le roi d'Arabie saoudite, le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, a prévenu que l'opération en cours dans son pays se poursuivrait jusqu'à la "reddition" des rebelles chiites houthis et constituait un "test" pour la création d'une force arabe. Le président s'en ensuite rendu à Ryad avec le roi saoudien Salmane et a indiqué qu'il ne rentrerait pas "pour l'instant" au Yémen.

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