Turkménistan : le multipartisme autorisé

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Une loi mettant fin au système du parti unique au Turkménistan est entrée en vigueur vendredi, près d'un an après une annonce en ce sens de Gourbangouly Berdymoukhamedov, le président de ce pays d'Asie centrale, qui reste l'un des plus reclus au monde.

La loi, adoptée mercredi par le parlement, a été publiée dans tous les journaux du pays vendredi. Elle est censée mettre fin au monopole du Parti démocratique, créé en 1991 sur les cendres du Parti communiste soviétique, conformément à une promesse du président turkmène datant de février 2010.

Pour être autorisé, un parti devra compter au moins mille membres et ses structures dirigeantes devront "exclusivement se trouver sur le territoire du Turkménistan", une disposition qui semble exclure les mouvements d'opposition existants, ceux-ci étant tous en exil.

Les partis politiques n'ont par ailleurs pas le droit d'obtenir des financements de l'étranger, ni de disposer de comptes bancaires hors du pays. Après la chute de l'URSS en 1991, le dirigeant soviétique du Turkménistan, Saparmourat Niazov s'est maintenu au pouvoir jusqu'à sa mort en 2006, fondant un régime particulièrement autoritaire basé sur un culte délirant de sa personnalité.

Aucune forme d'opposition politique n'y était autorisée et les personnes soupçonnées de s'opposer au Turkmenbachi (Chef de tous les Turkmènes, le titre de Saparmourat Niazov, ndlr) étaient arrêtées ou contraintes à l'exil.