Togo : 700 kg d'ivoire saisis

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La police togolaise a saisi mardi à Lomé 700 kg d'ivoire et arrêté un trafiquant présumé, a annoncé jeudi à l'AFP le ministre de l'Environnement et des ressources forestières Dédé Ahoéfa Ekoué, une prise importante saluée par les Etats-Unis.

"La brigade antidrogue a saisi mardi dernier (le 6 août) dans une boutique à Lomé 700 kg d'ivoire appartenant à un Togolais, âgé de 58 ans. Ce dernier a été arrêté", a déclaré Mme Ekoué. "Nous n'avons pas encore toutes les informations sur le pays de provenance de cette quantité d'ivoire. Nous savons qu'il y a aujourd'hui plusieurs réseaux, mais les enquêtes sont actuellement en cours pour savoir si ce Togolais appartient à l'un des réseaux, car c'est la première grande saisie opérée par le Togo", a-t-elle indiqué.

"Nous pensons qu'il est aujourd'hui urgent d'apporter une réponse internationale vigoureuse et concertée pour mener la lutte contre ce trafic", a ajouté la ministre.
Dans un communiqué, le département d'Etat américain a "félicité les autorités togolaises pour leurs derniers efforts en vue de mettre un terme au trafic illégal d'ivoire en Afrique de l'Ouest en arrêtant un célèbre trafiquant".

La porte-parole du ministère, Jennifer Psaki, a "exhorté les autorités togolaises à conduire une enquête complète et à poursuivre ceux qui se livrent au trafic d'ivoire". Elle a rappelé que la lutte contre ce genre de trafics était une "priorité des Etats-Unis" et que le président Barack Obama avait signé un décret en la matière le 1er juillet lors de sa visite en Afrique.  Selon la police togolaise, quelque 116 cornes d'ivoire ont été saisies en 2011.

Le commerce international de l'ivoire a été interdit en 1989 par la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES). Mais le trafic a pris de l'ampleur ces dernières années en raison d'une forte demande au Moyen-Orient et en Asie où les défenses d'éléphants sont utilisées dans la fabrication d'objets décoratifs et en médecine traditionnelle. Plus de 25.000 éléphants d'Afrique ont été victimes de braconnages en 2012, selon les estimations de la CITES.