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11-Septembre : cette nouvelle technique permet d’identifier une victime, 25 ans après les attentats

Dans cette affaire, 47 profils ADN pourraient potentiellement être identifiés grâce à la généalogie génétique. [HENNY RAY ABRAMS / AFP]

25 ans après le 11-Septembre, une nouvelle victime a pu être identifiée grâce aux progrès de la science. Pour la première fois, les autorités de New York ont utilisé la généalogie génétique pour retrouver l’identité d’une personne tuée dans les attentats, laissant espérer de nouvelles avancées pour les victimes jusqu'alors toujours anonymes.

Une avancée majeure. Près de 25 ans après les attentats du 11 septembre 2001, les autorités de New York ont identifié une nouvelle victime du World Trade Center grâce à une méthode utilisée pour la première fois dans le cadre de ces recherches : la généalogie génétique. Sur les quelque 3.000 personnes tuées dans les attaques, elle est la 1.651e personne à être officiellement identifiée. Environ 1.100 victimes restent encore formellement non identifiées.

Il s’agit d’une première dans le cadre des efforts d’identification des victimes du World Trade Center. La technique combine l’analyse de l’ADN avec des recherches généalogiques afin de retrouver des membres de la famille d’une personne dont l’identité reste inconnue.

Une première après près de 25 ans

"Je suis ravi de pouvoir annoncer que nous avons désormais appliqué de nouvelles méthodes aux efforts d’identification liés au World Trade Center", a déclaré le Dr Jason Graham, médecin légiste en chef de New York, selon ABC News.

Cette méthode a permis, pour la première fois depuis le début des recherches, de parvenir à une identification grâce à la généalogie génétique. "C’est une avancée majeure", s’est réjoui le Dr Graham auprès d’ABC News.

Pour parvenir à cette identification, les enquêteurs ont étudié le profil ADN provenant des restes de la victime et l’ont comparé à des milliers de profils génétiques disponibles dans différentes bases de données. Une correspondance a finalement été trouvée avec un descendant de la victime.

Les recherches généalogiques ont alors permis aux enquêteurs de reconstruire le lien familial et de confirmer l’identité. La famille de la personne identifiée a toutefois demandé que son identité ne soit pas rendue publique.

L’ADN de parentèle pour résoudre les dossiers les plus difficiles

La généalogie génétique médico-légale, également appelée ADN de parentèle, est déjà utilisée depuis plusieurs années dans certaines enquêtes criminelles et dans la résolution de cold cases.

Son principe est différent d’une simple comparaison ADN. Lorsque les enquêteurs ne disposent pas d’un échantillon provenant directement d’un proche de la victime, ils peuvent rechercher des correspondances génétiques plus éloignées dans des bases de données. Ces correspondances peuvent ensuite permettre de retrouver une branche familiale et, progressivement, de déterminer l’identité de la personne recherchée.

Cette approche s’est notamment développée dans les enquêtes sur des affaires anciennes dans lesquelles les méthodes traditionnelles n’avaient pas permis d’identifier un suspect ou une victime. À New York, les autorités ont désormais décidé d’appliquer cette technologie à certains des dossiers d’identification du World Trade Center.

47 profils pourraient être concernés

La technique ne pourra cependant pas être utilisée dans tous les dossiers. "Tous les cas ne pourront pas faire l’objet d’une généalogie génétique", a expliqué la Dre Jennifer Odien, anthropologue médico-légale au Bureau du médecin légiste de New York.

Les enquêteurs disposent néanmoins de profils ADN qui ne correspondent à aucun des échantillons de référence déjà disponibles. C’est sur ces dossiers qu’ils concentrent désormais leurs efforts.

Dans cette affaire, 47 profils ADN pourraient potentiellement être identifiés grâce à la généalogie génétique. Lorsque les attentats ont frappé New York en 2001, la généalogie génétique médico-légale n’existait pas sous sa forme actuelle.

"Jusqu’ici, la technologie n’était pas vraiment au point, mais la généalogie a désormais un bel avenir", estime Gregory Paduano, détective de la police de New York, cité par ABC News. Et pour certaines familles, cette avancée pourrait peut-être permettre, enfin, de fermer un livre resté ouvert depuis le 11 septembre 2001.