La guerre en Iran n'influence pas seulement les prix du carburant. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les taux d'intérêt remontent progressivement. Pas de quoi provoquer un mouvement de panique mais la symbolique est forte, dans un marché qui vient à peine de reprendre en dynamisme.
C'est une conséquence de la guerre en Iran qui va faire du mal au marché immobilier. Un mois après le début des frappes américaines contre Téhéran et la réplique du république islamique, les taux d'intérêt remontent progressivement. Ainsi, les courtiers signalent des petits rehaussements +0,2/+0,3%, ce n’est pas grand-chose à première vue, mais la symbolique est là.
Désormais, le marché se rapproche des 3,5% ce mois-ci, alors qu’en Mars, les banques étaient globalement sur des taux à 3,3% en moyenne sur 25 ans. Une légère hausse qui pose question alors que les Français sont de retour sur le marché du logement, avec 950.000 ventes l'an dernier et 980.000 projetées cette année, si la hausse des taux ne vient pas perturber la reprise.
Un surplus de 12 à 14.000 euros
Le problème avec la guerre en Iran, c’est que les taux obligataires, les taux auxquels la France emprunte sur les marchés, ne cessent de grimper, pour être autour de 4% aujourd’hui contre 3,3% au début de l’année, on n’a pas vu ça d’ailleurs, depuis au moins une décennie.
Les banques n’ont pas le choix, répercutent ces hausses et à la fin, ce sont les emprunteurs qui règlent la facture. Un exemple, sur un prêt immobilier de 200.000 euros, un écart de 0,3%, ça représente tout de suite 12.000-14.000 euros de plus sur 25 ans. Un conseil, malgré ces nouvelles peu réjouissantes, il est encore tant d’acheter, d’ailleurs pour le moment, pas de panique ressenti chez les agents immobiliers.