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Un élevage clandestin démantelé dans le Var, plus de 820 animaux sauvés

[Dorian D Amore / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Plus de 820 animaux ont été sauvé d'un élevage clandestin à Flassans-sur-Issole, où ils vivaient "dans des conditions indignes". Les animaux - des chiens, lapins, pigeons, chèvres, cochons...- ont été placés dans des associations de protection.

Plus de 820 animaux, dont 237 chiots et chiens de race border collie, "élevés dans des conditions indignes" ont été sauvés et placés dans des associations de protection après une vaste opération de gendarmerie dans un élevage varois, a annoncé lundi la gendarmerie.

Jeudi au petit matin, la gendarmerie du Luc-en-Provence dans le Var, avec le concours de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et de la Société protectrice des animaux (SPA) est intervenue dans l'élevage clandestin "situé dans la forêt" sur la commune de Flassans-sur-Issole, à une quinzaine de kilomètres de Brignoles.

L'opération faisait suite "à de nombreux signalements de vétérinaires, d’acquéreurs et d’associations de protection des animaux sur la vente de chiots présentant des troubles du comportement", a précisé la source dans un communiqué.

Les animaux, principalement des chiens et des lapins, étaient commercialisés en ligne via la plateforme Le Bon coin, révélant "l'existence d'une activité d'élevage canin non déclarée".

Les animaux vivaient dans des "installations insalubres"

Un premier contrôle le 2 février avait permis "de constater que les animaux (étaient) détenus dans des conditions manifestement incompatibles avec leurs besoins physiologiques et comportementaux". 

Les agents de la DDPP ont ainsi noté une "alimentation disponible très insuffisante", des "installations insalubres", "chargées d’excrément" ou encore "dépourvues de lumière naturelle et de ventilation". Les enquêteurs ont mis à jour "d'importants flux financiers, non déclarés" dégagés par ce commerce, pour un montant "de plus de 200.000 euros entre 2020 et 2026".

L'enquête ouverte par le parquet de Draguignan vise des faits d'exercice illégal du travail, abandon d'animaux et sevices graves sur animal domestique. Le couple à la tête de l'élevage a été entendu en fin de semaine en audition libre et devrait faire l'objet de poursuites.

L'opération de sauvetage a nécessité "d'importants moyens logistiques", les 823 animaux -237 chiens, 268 lapins, 267 pigeons, cinq chèvres, deux cochons, neuf pintades, 12 poules et 19 perruches- ont ainsi dû être répartis dans différentes associations de protection "un peu partout en France", a souligné la gendarmerie.