Piégés par leur victime, deux policiers mis en examen et placés en détention pour corruption

  • A
  • A
Les deux policiers suspectés de corruption ont été placés en détention. (Image d'illustration) 1:15
Les deux policiers suspectés de corruption ont été placés en détention. (Image d'illustration) © JEFF PACHOUD / AFP
Partagez sur :
Les deux agents des forces de l'ordre ont tenté, le soir de la Saint-Valentin à Toulouse, de soutirer de l'argent à un livreur de sushis pris en excès de vitesse. Ils ont été démasqués par ce dernier, qui a pu enregistrer la conversation sur son téléphone.

Deux policiers toulousains dorment en prison depuis lundi. Ils auraient soutiré de l’argent à un livreur pris en excès de vitesse. Finalement, c’est grâce au téléphone de leur victime qu’ils ont été démasqués, et plus précisément grâce à l’application magnétophone qui a permis d’enregistrer la totalité de ce deal.

L’affaire s’est déroulée vendredi, le soir de la Saint-Valentin. Les commandes de plateaux de sushis ne manquent pas pour ce livreur qui traverse la commune de Colomiers au nord de Toulouse. Sauf qu’il va trop vite, et se voit arrêté par un gardien de la paix et un brigadier. Il risque une suspension de permis. Les deux policiers lui proposent alors un marché : pas d’amende en échange de plusieurs centaines d’euros.

L’enregistrement audio comme preuve

Le livreur accepte, va retirer de l’argent et remet les liasses aux deux policiers, mais tout cela après avoir pris soin d’enregistrer toute la conversation. De retour au restaurant, il raconte tout à son patron, et les deux hommes vont alors porter plainte, en prenant soin de fournir l’enregistrement audio de la scène.

Le parquet a ouvert une information judiciaire conduite par le SRPJ de Toulouse et l’IGPN de Bordeaux, la police des polices. Les deux policiers ont été identifiées et interpellés. Ils ont reconnu les faits, ce qui a conduit à leur mise en examen pour corruption, et à leur placement en détention provisoire. Désormais, les investigations se poursuivent pour savoir si ces arrangements étaient une habitude des deux hommes.

Europe 1
Par Benjamin Peter, édité par Romain David