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SDF tué à Alençon : un jeune homme de 21 ans mis en examen pour meurtre, trois autres poursuivis

[Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Un homme sans domicile fixe d'une soixantaine d'années est mort après avoir été violemment agressé dans le centre d'Alençon, dans l'Orne. Quatre jeunes hommes, âgés de 17 à 25 ans, ont été mis en examen, dont un pour meurtre sur personne vulnérable.

Le procureur de Caen a annoncé jeudi 20 août l'ouverture d'une information judiciaire "pour meurtre, non dénonciation de crime, non-assistance à personne en danger" contre quatre hommes âgés de 17 à 25 ans, après la mort d'un homme sans domicile fixe à Alençon (Orne).

Dans la nuit de lundi 17 à mardi 18 août, les services de police d'Alençon ont été alertés d'"une agression en cours dans le centre de la ville" et ont découvert un homme d'une soixantaine d'années, "grièvement blessé mais conscient, qui est mort, une vingtaine de minutes plus tard", a indiqué le procureur de la République, Joël Garrigue, dans un communiqué.

Grâce à des témoignages et des vidéos, la police a interpellé "plusieurs individus qui, après une première partie de soirée alcoolisée, avaient été en contact avec la victime, sans domicile fixe, avec laquelle ils avaient continué de boire de l'alcool avant de se séparer", a fait savoir le procureur.

L'auteur des coups âgé de 21 ans

À court de boisson, deux d'entre eux "ont souhaité récupérer une bouteille qu'ils avaient laissée à la victime". Ils ont retrouvé celle-ci, qui se déplaçait avec une béquille, a détaillé le procureur, "l'un d'entre eux l'a mise au sol, rouée de coups et frappée à l'aide de sa béquille, pendant que le deuxième filmait la scène".

L'avocat de ce dernier, Me Martin Vettes, a contesté auprès de l'AFP que son client a filmé la scène. "Celui que je défends a interrompu la scène de violences en éloignant le principal mis en cause de la victime", a-t-il assuré.

L'auteur des coups, âgé de 21 ans, a été mis en examen pour meurtre sur personne vulnérable et placé en détention provisoire. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité.

"Trois autres jeunes gens, âgés de 17 à 25 ans, ayant assisté à l'agression ou en ayant été informés, ont été mis en examen (pour) non-assistance à personne en danger et/ou non-dénonciation de crime" et placés sous contrôle judiciaire, a encore fait savoir Joël Garrigue.