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Pas-de-Calais : un enfant de 8 ans brûlé au deuxième degré par une boule anti-stress, une enquête est ouverte

Un enfant de 8 ans a été brûlé au deuxième degré par une boule antistress.
Un enfant de 8 ans a été brûlé au deuxième degré par une boule antistress. [Gabriel BOUYS / AFP]

Un jeune garçon de 8 ans a été victime de brûlures au deuxième degré après qu'une boule anti-stress lui a explosé au visage. Une enquête pour "blessures involontaires" a été ouverte, a indiqué, dimanche à l'AFP, le parquet de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais.

"Le 24 juillet 2026, un enfant âgé de 8 ans a été trouvé porteur de brûlures du deuxième degré au niveau du visage et du thorax alors qu'il utilisait une balle de type jouet 'Squishy', à savoir une balle contenant une substance malléable à presser", a détaillé le parquet, confirmant une information du quotidien La Voix du Nord.

Les investigations, ouvertes précisément pour "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à trois mois", doivent encore déterminer les circonstances exactes de l'incident et s'il est imputable à une "défectuosité du produit", a précisé le parquet.

Un rappel de produit ?

Des analyses sont également menées par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a indiqué jeudi à l'AFP "qu'en cas de non-conformités et de dangerosité, les mesures nécessaires pour protéger les consommateurs seront prises", comme des "retraits" et "rappels" de produits.

La mère du garçon avait indiqué dans une publication Facebook, depuis supprimée, lui avoir offert un jouet Cool mix supergel, acheté dans une enseigne Smyths Toys à Arques (Pas-de-Calais).

"Quand il est venu me voir, Melvyn était paniqué. J'ai essayé de lui retirer le gel qu'il avait autour de la bouche mais la peau commençait à venir avec. J'ai tout de suite compris que c'était grave", a témoigné la mère de famille dans les pages de La Voix du Nord.

"Une concentration excessive de benzène"

Selon le quotidien régional, elle a porté plainte au commissariat de Saint-Omer. Elle n'a pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

Ce n'est pas la première fois que des jouets de ce type apparaissent dans le viseur des autorités.

La DGCCRF souligne que les autorités britanniques ont procédé à des rappels de produits similaires présentant une "concentration excessive en benzène", un agent classé cancérigène et irritant.