Nuit de violences urbaines à Blois après un accident de la route

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Des violences urbaines ont éclaté à Blois. 1:19
Des violences urbaines ont éclaté à Blois. © AFP
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La nuit de mardi à mercredi a été marquée par de nombreuses violences urbaines dans un quartier de Blois, dans le Loir-et-Cher, après un refus d'obtempérer suivi d'un accident de la route. Un supermarché a été vandalisé, une crèche dégradée et une station-service incendiée. 

Supermarché vandalisé, crèche dégradée et station-service incendiée : la nuit de mardi à mercredi a été marquée par de nombreuses violences urbaines dans un quartier de Blois, après un refus d'obtempérer suivi d'un accident de la route. Tout a commencé vers 18h30 par un refus d'obtempérer. Le véhicule prend la fuite, grille un feu rouge et percute deux autres voitures, selon la même source. Le conducteur s'enfuit tandis que ses deux passagers de 15 et 18 ans, blessés, sont transportés à l'hôpital.

Selon la préfecture du Loir-et-Cher, ces deux blessés en urgence absolue ont été hospitalisés à Tours et Blois. Le refus d'obtempérer est intervenu lors d'un contrôle de la brigade anticriminalité (BAC), a-t-elle précisé. De source proche du dossier, les deux blessés sont connus pour des faits de délinquance : celui de 18 ans pour vingt faits de droit commun et celui de 15 ans pour sept faits de droit commun. Les conductrices des deux véhicules percutés, blessées légèrement, ont également été transportées à l'hôpital.

Des dizaines de policiers et gendarmes sur place 

A la suite de cet accident, des violences urbaines ont éclaté dans la soirée : des barricades, des tirs de mortiers d'artifice, des véhicules incendiés. Un supermarché Aldi a été vandalisé et une crèche dégradée. Vers 23 heures, une station service Avia a été incendiée. Puis un camion de livraison a été attaqué par des émeutiers. L'un d'eux l'a lancé à vive allure vers les policiers, sautant juste avant le choc. Les policiers ont fait feu.

Des policiers des commissariats de Châteauroux, Orléans et Le Mans ont été appelés en renfort. Deux escadrons de gendarmes mobiles, 50 gendarmes départementaux, un hélicoptère et une antenne du GIGN (groupement d'intervention de la gendarmerie nationale) ont également été dépêchés sur place, selon la gendarmerie. Le calme est revenu vers 1 heure du matin. Aucun blessé n'est à déplorer parmi les forces de l'ordre, selon le parquet, qui a précisé qu'il n'y avait eu aucune interpellation durant la nuit.