Moselle : un homme condamné à 30 ans de réclusion pour l'assassinat de son beau-père

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Justice
Alain Rosini a été condamné à 30 ans de réclusion à Metz pour le meurtre de son beau-père, poignardé 37 fois en juin 2017. © AFP
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Alain Rosini a été condamné à trente ans de réclusion à Metz pour le meurtre de son beau-père, poignardé 37 fois en juin 2017. A l'origine du conflit, un litige qui datait des années 1970. "J'étais déterminé à le tuer (...) Je me suis acharné jusqu'à ne plus entendre son cœur", a reconnu le coupable durant le procès. 

Un homme a été condamné dans la nuit de vendredi à samedi à 30 ans de réclusion criminelle, à Metz, pour avoir poignardé à mort son beau-père en juin 2017, en Moselle. Il haïssait l’octogénaire et avait régulièrement menacé de le tuer. L'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre d'Alain Rosini, âgé de 67 ans, rappelant "la préméditation" de son acte. Le magistrat a aussi pointé la "volonté" de l'accusé de "salir la mémoire de la victime et de faire mal à la famille".

"Je me suis acharné"

L'homme, jugé depuis mercredi par la cour d'assises de Moselle pour assassinat, n'a exprimé aucun remord. "J'étais déterminé à le tuer (...) Je me suis acharné jusqu'à ne plus entendre son cœur", a-t-il reconnu à l'audience. Le 12 juin 2017, à la mi-journée, il s'était rendu au domicile de son beau-père, François Pifflinger, un veuf de 81 ans, à Montigny-lès-Metz. Il avait menacé avec un couteau une de ses nièces qui s'y trouvait, puis était monté à l'étage, où l'octogénaire s'était réfugié. Là, il avait asséné 37 coups de couteau à son beau-père, avec qui il était en conflit depuis les années 1970.

Après les faits, alors que des membres de la famille étaient regroupés devant la maison avec les forces de l'ordre, Alain Rosini, maculé de sang, avait lâché depuis un balcon : "Il m'a toujours gâché la vie". L'accusé avait à plusieurs reprises fait part de son intention de tuer son beau-père et ce dernier avait déposé plainte pour "menaces de mort et violences", notamment en 2016. Le tueur avait interdiction de se présenter au domicile de l'octogénaire.

Un ancien conflit

Leur conflit avait débuté dans les années 1970, quand Alain Rosini, qui travaillait pour l'entreprise de couverture de toit Pifflinger, s'était installé à son compte et avait épousé une des filles de son patron, Françoise. Un litige financier dans les années 1990 avait accentué leur antagonisme. L’accusé s’était également montré violent plusieurs fois envers sa femme, et d’autres membres de la famille Pifflinger.