Étudiante japonaise disparue à Besançon : "Nous sommes persuadés qu'elle est décédée"

, modifié à
  • A
  • A
Narumi Kurosaki est portée disparue depuis novembre 2016.
Narumi Kurosaki est portée disparue depuis novembre 2016. © FACEBOOK / AFP
Partagez sur :
Narumi Kurosaki a disparu depuis fin 2016 à Besançon. Si son corps n'a jamais été retrouvé, le procureur a indiqué lundi que son décès était une certitude.

Pas de corps, mais un suspect et une certitude : l'étudiante japonaise Narumi Kurosaki, 21 ans au moment de sa disparition fin 2016 à Besançon, "est décédée", selon les enquêteurs qui s'apprêtent à adresser une commission rogatoire au Chili où réside le principal suspect.

Le corps jamais retrouvé. "Nous sommes persuadés aujourd'hui que, malheureusement, cette jeune femme est décédée. Nous ne voyons pas ce qu'il peut encore être fait pour retrouver le corps", a déclaré lundi le procureur de Besançon Étienne Manteaux au cours d'une conférence de presse. La jeune femme de 21 ans, qui résidait dans une chambre de la cité universitaire de Besançon, a disparu dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016. Deux ans après les faits, et malgré d'importantes recherches, son corps n'a jamais été retrouvé.

Soupçons sur son ex-petit ami chilien. Les enquêteurs soupçonnent l'ancien petit ami chilien de Narumi, Nicolas Zepeda Contreras, qui est rentré dans son pays peu après sa disparition, d'être l'auteur du crime. "Durant le mois de septembre, elle s'est séparée de lui. Il n'a pas accepté cette séparation. Nous avons retrouvé un film où le jeune chilien se fait menaçant à l'encontre de Narumi", a détaillé Étienne Manteaux. La jeune étudiante a été vue dans un restaurant avec Nicolas Zepeda Contreras à Ornans, à côté de Besançon, quelques heures avant sa disparition. Le soir même, plusieurs étudiants de la résidence universitaire ont entendu "des cris d'angoisse, de peur et un bruit sourd", a rappelé lundi le procureur de Besançon.

La thèse de l'assassinat. Aucune trace de sang n'a été retrouvée dans la chambre, toujours selon le procureur qui envisage une mort "par étouffement" et considère aujourd'hui que Nicolas Zepeda Contreras est, "plus que jamais, le suspect principal". "La thèse du meurtre prémédité est retenue", a-t-il ajouté. "Il va être démontré que, dès le 1er décembre, il va se rendre dans une grande surface pour y acheter une boîte d'allumettes, cinq litres de produits inflammables, du détergent."

Mandat d'arrêt international. Un mandat d'arrêt international a été émis à l'encontre du jeune homme, "mais il n'a pas été mis en oeuvre par le Chili", a regretté Étienne Manteaux. Une commission rogatoire internationale va être envoyée "dans les prochaines semaines" afin que le magistrat instructeur chargé de l'affaire puisse interroger le suspect sur place. Désormais, la justice française envisage deux possibilités : "soit la dénonciation officielle des faits pour qu'un procès se déroule au Chili, soit un procès par défaut devant une cour d'assises en France, en l'absence de Nicolas Zepeda", a détaillé le procureur.

Les + lus