Deux tonnes de pollen de cannabis saisies dans le Loiret : "C'est quelque chose de très nouveau"

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Plus de deux tonnes de pollen de cannabis ont été saisies en début de semaine dans une ancienne gare, au nord d'Orléans. Les suspects ont été interpellés et mis en examen, a annoncé le procureur de la République Nicolas Bessone.

C'est une saisie de drogue assez rare qu'ont réussie les gendarmes du Loiret. Dans la nuit de lundi à mardi dernier, les enquêteurs de la section de recherches d’Orléans avec l’appui du GIGN ont investi une ancienne gare à Chilleurs-aux-Bois, près de Pithiviers, dans le Loiret. C'est en pleine campagne, à l'abri des regards que les trafiquants s'étaient installés. Sur place, les gendarmes ont saisi plus de 2 tonnes de pollen de cannabis. Un produit beaucoup plus pur et plus puissant que la résine de cannabis. La valeur marchande du stock saisi atteint 20 millions d'euros à la revente.

"Plaisir d’offrir" ou "joie de recevoir"

Ce bâtiment avait été transformé par les trafiquants en laboratoire de reconditionnement de la drogue. Sur place, les suspects passaient jusqu’à dix jours consécutifs à remettre en poudre des pains de 4,5 kg de pollen de cannabis. La drogue était ensuite conditionnée dans des sachets de 100 grammes, affublés d’étiquettes "plaisir d’offrir" ou "joie de recevoir", précise à Europe 1 le procureur d’Orléans Nicolas Bessone. "C'est quelque chose de très nouveau et de très particulier en matière de cannabis", explique-t-il.

Six personnes mises en examen

Six personnes, âgées de 21 à 41 ans et habitant la région, ont été interpellées et mises en examen, a annoncé lors d'une conférence de presse le procureur de la République ce vendredi. Parmi eux figure le chef présumé du réseau, un homme de 35 ans, déjà condamné en 2008 dans une affaire de trafic de drogue instruite par les magistrats de la JIRS de Paris.

L’enquête des gendarmes de la section de recherches d’Orléans avait débuté en mars dernier et s’était poursuivie sous la direction d’un juge d’instruction après l’ouverture d’une information judiciaire en août.

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Ariel Guez avec AFP

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