Contaminées au glyphosate, 63 personnes portent plainte en Savoie

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Les plaintes ont été déposées pour "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée, atteintes à l'environnement, le cas échéant en réunion".
Les plaintes ont été déposées pour "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée, atteintes à l'environnement, le cas échéant en réunion". © JOSH EDELSON / AFP
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Des prélèvements d'urine ont montré que l'organisme de ces personnes, militants de plusieurs associations de défense de l'environnement, contenait jusqu'à 12 fois le taux de glyphosate qui rend l'eau impropre à la consommation.

Soixante-trois personnes dont l'analyse d'urine a révélé la présence de glyphosate dans le corps ont porté plainte mercredi auprès du procureur de Chambéry pour "mise en danger de la vie d'autrui", a indiqué un porte-parole. Cette action s'inscrit dans une vaste campagne contre ce désherbant présent notamment dans le Roundup de Monsanto (groupe Bayer), qui a débuté cet automne en Ariège. Les plaintes sont généralement transmises au pôle santé publique du tribunal de Paris.

Les prélèvements d'urine ont eu lieu le 11 mai, sous contrôle d'huissier. Les résultats montrent que 100% des personnes testées avaient du glyphosate dans les urines, entre 0,35 et 7 nanogrammes par millilitre, soit "en moyenne, dans l'échantillon, 12 fois le taux qui rend l'eau non potable à la consommation humaine", selon le communiqué de ces militants qui se présentent comme des "pisseurs volontaires". Les plaintes ont été déposées contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée, atteintes à l'environnement, le cas échéant en réunion".

"2.000 procès" en préparation contre le glyphosate en France

Les plaignants demandent que soit vérifiée l'implication des dirigeants "de tous les fabricants de pesticides contenant du glyphosate", ainsi que celle des dirigeants de la Commission européenne et de l'Agence nationale de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). "Nous voulons savoir pourquoi nous avons autant de glyphosate dans notre corps alors qu'il n'existe pas dans la nature, et quelles en sont les conséquences", a indiqué à un porte-parole, Marc Pascal, socio-économiste.

L'opération de mercredi était organisée par les associations les Amis de la Terre, Stop OGM 73 et On veut des Coquelicots. Selon ces associations, environ 2.000 procès seraient en préparation en France contre le glyphosate et 11.000 dans le monde. Monsanto, racheté en 2018 par l'Allemand Bayer, a déjà été condamné à plusieurs reprises, notamment aux Etats-Unis et en France après que le glyphosate eut été considéré comme responsable de cancers ou d'empoisonnements.

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