Cercle Wagram : 6 ans ferme pour le "parrain" corse Jean-Luc Germani

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avec AFP
Alors en cavale, l'homme a été arrêté en octobre 2014, en banlieue parisienne. Il avait été condamné à une peine similaire en mars dernier. 

Jean-Luc Germani, figure du milieu corse considéré comme le principal responsable du coup de force qui avait débarqué, en janvier 2011, l'équipe dirigeante du cercle de jeux parisien Wagram, a été condamné jeudi à six ans de prison ferme et 100.000 euros d'amende.

La cour d'appel de Paris a suivi les réquisitions du parquet général qui le 26 mars avait lui-même repris les termes de la première condamnation en appel de Germani, prononcée par défaut à son encontre, le 16 octobre 2014, alors qu'il était en fuite.

Un des "parrains" du "milieu" corse. Connu du grand banditisme le plus recherché de France et figure du milieu corse, Jean-Luc Germani avait été interpellé le 27 novembre 2014, après trois ans de cavale, près de Paris.

  

Présenté comme un des "parrains" corses au coeur des rivalités qui déchirent le banditisme insulaire, il est le beau-frère de Richard Casanova, l'un des piliers du gang bastiais de la Brise de mer, cerveau présumé du casse de l'UBS à Genève en 1990, assassiné en 2008.

Le coup de force du Wagram. Jean-Luc Germani a déjà été condamné à quatre reprises, notamment à quatre ans de prison en juin 2005 pour détention d'armes et association de malfaiteurs mais sa condamnation dans l'affaire du cercle Wagram est la plus lourde. Le 19 janvier 2011, lui et son équipe avait évincé - fermement mais sans violence - l'équipe dirigeante du cercle de jeux, contrôlée par une autre figure du milieu corse, Jean-Angelo Guazzelli.

En se présentant en nombre au cercle Wagram, le clan Casanova entendait récupérer son bien, dont l'avait privé, trois ans plus tôt, un autre clan corse, la famille Guazzelli, après l'assassinat de Richard Casanova. Les quatre hommes de main de Germani qui ont participé à l'opération ont été condamnés par la justice à des peines allant de 30 mois à 4 ans ferme. Mais la reprise en main du cercle n'a duré que quelques mois. Il faisait, en effet, l'objet d'une enquête qui a abouti à une descente de police et à sa fermeture administrative en juin 2011. 

Situé près des Champs-Elysées, le Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros au profit du gang de la Brise de mer.