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Blois : une fillette de cinq ans retrouvée morte «vraisemblablement» tuée par son père

[Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Une fillette de 5 ans a été retrouvée morte à Blois. Selon le parquet, la victime aurait été "vraisemblablement" tuée par son père. Ce dernier a été retrouvé "dans un état médical critique" après avoir "attenté à ses jours en s'infligeant plusieurs coups de couteau", a précisé le procureur de la République de Blois.

Une fillette de 5 ans a été retrouvée morte à Blois au domicile de son père qui l'a "vraisemblablement tuée", a indiqué le parquet mardi à l'AFP, confirmant une information de La Nouvelle République. Le père, né en 1984, a été retrouvé "dans un état médical critique". Il a "attenté à ses jours en s'infligeant plusieurs coups de couteau", a précisé le procureur de la République de Blois Stéphane Javet. Son pronostic vital n'est toutefois "pas engagé".

Des "rapports difficiles" entre les parents séparés

Les parents, séparés depuis 2024, entretenaient "des rapports difficiles", selon Stéphane Javet. Une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été décidée par un juge des enfants. Une telle mesure est ordonnée lorsque la santé, la sécurité ou l'éducation d'un mineur sont mises en danger. Elle permet d'accompagner la famille sans retirer l'enfant de son domicile.

Prévenue par l'école de l'absence de sa fille, la mère a appelé les forces de l'ordre qui se sont rendues au domicile du père en fin de journée. Il était censé déposer l'enfant en classe après avoir passé le week-end ensemble, a expliqué à l'AFP le procureur de Blois. Sans réponse, les policiers ont pénétré dans l'habitation par une fenêtre et y "ont trouvé la fillette décédée et le père, dans un état médical critique", avec une arme blanche à proximité.

Les circonstances du décès de l'enfant ne sont pas encore connues, une autopsie doit avoir lieu mardi à 14 heures, selon le procureur qui s'est rendu sur place jusqu'à minuit lundi soir. "Nous sommes dans une phase de recueil d'informations, nous cherchons maintenant à comprendre les raisons d'un passage à l'acte", a ajouté Stéphane Javet.